‹ La néerlande et la vie hollandaiseChapitre 14 sur 68 · I .i-.<i",G(Hinlc · texte numérisé non relu

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au milieu d'un ancien marais, ses maisons portent génétalement sur des pièces de bob, en sorte que la ville retournée présenterait l'étonnant spectacle d'une forêt dépouillée de brancljies et de feuilles. Le Palaû, anciennement l'Hâtel de ville, édifice lourd, mtàs grandiose, construità certdns égards dans le style égyptien, repose à lui seul sur treize mille six cent cinquante-neuf mâts. Ces mftts, qui ont une longueur de dix ou treize mètres, viennent en général delà Norwége. On les enfonce en terre au moyen d'une machine qu'on appelle en hollandais heiblok. Vous voyez quelquefois, surtout dans le voisinage du port, une douzaine d'ouvriet^ dont les mouvements, en quelque sorte rhythmiques, sont mesurés îi temps égaux par le chant et dirigés par un chef : ils soulèvent avec des cordes un énorme bloc qui, parvenu à une certaine hauteur, se détache et tombe d'aplomb sur la tête du mât. A chaque coup, l'arbre descend, jusqu'à ce que, la profondeur du terrain marécageux étant percée et le sol ferme étant atteint, il s'arrête. C'est sur cette forêt souterraine qu'on bfltît. Une telle disposition a fiiit dire à Érasme qu'il avait vu a une ville dont les habitants avaient comn)e des corbeaux perchés sur la cime des arbres. H Ces maisons montées sur des écbasses se tiennent solides et fières au milieu d'un sol mouvant, au sein des eaux immobiles ou agitées.

Si maintenant vous jetez les yeux sur le port, quel mouvement! On dirait que toute l'industrie des différentes partiésdu globe est réunie autour de ces magasins

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