‹ La Nef désemparéeChapitre 40 sur 46 · REVEIL · texte numérisé non relu

REVEIL

Si l'éclair de tes yeux jolis A chaque fois que tu t'inclines Embrase de clartés câlines La floraison de nos oublis.

Un geste, tu l'ensevelis Sous la mousse des mousselines, Désigne les proches collines Par mille écumes de leurs plis ;

Et moi vers l'île dont je rêve Je vois scintiller sur la grève La splendeur saine de tes seins,

Aurore aux matins de nos treilles, Fruits pourpres mordus des abeilles, Or bourdonnant des purs essaims.

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