DANSEUSES
A Stéphane Mallarmé,
Nul fleuve, si ce n'est par la flamme à des bras Bercéy n'ondule plus en étreintes lascives :
Je vois tout le sourire au soleil de ces rives Mûrir le vain trésor dont tu te souviendras.
Va. Le flux se propage aux parfums de pétales Dans l'air que trouble à peine une ride, ô jardin Des horizons évanescents et purs soudain Sous l'immobile nuit des étoiles natales.
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Mais un appel révèle au rêve son émoi De suivre une aile brusque aux porches du silence Flamboyer, puis s'éteindre, éclairs I d'où ne s'élance L'essaim nouveau pour Tombre de vivre, ou pour moi;
Et vers l'astre, seul beau, que du pied tu désignes. Se dévêt l'ardent vol, ô Danseuse I des cygnes.
LA NEF DéSBMPARÉB 193
Le geste pur, tu tends, ô Danseuse 1 parmi Le pli des brises qui te pressent ton pied rose, Éveille à des désirs tout le fracas morose Vers Toi des ennuis las où la vie a frémL
Arrière le bruit vain de leur or ennemi, Qu'importe à qui sait mieux, lys vraiment ou laurose, La fraîche floraison qu'un sûr orgueil arrose Aux parcs du Rêve l'éveiller s'il a dormi.
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Flots pluB neufs de clartés qui s'étirent pétales, Dressés sous le baiser dont s'embaume le del, Ouvrez l'amour aux lèvres d'amours moins brutales,
Laissez-leur savourer l'arôme essentiel
De votre éparse chevelure jusqu'aux pointes
De vos seins nus vers qui mourir les deux mains jointes I