‹ La neige, ou, Le nouvel éginard: opéra-comique en quatre actesChapitre 36 sur 64 · I.E G«A>r)-DUC · texte numérisé non relu

I.E G«A>r)-DUC

Prends ce fauteuil... Oui... Comme tu me regardes!... Prends ce fauteuil... et causons de bonne aniilié. (S'asseyant.) Sais-lii que je suis enchanté de mon idée. C'est une bonne fortune de pouvoir te parler librement el sans témoin, aussi Je suis décidé a en profiter, et nous allons avoir une longue conférence... Eh bien ! qu'as-lu donc ? I-A PBINCKSSE . assise el prcManl l'oreille du côlé de la porln , h droite.

Rien... J'avais cru entendre...

LE GRAND-DUC

Sois tranquille; qui veux-tu qui vienne ici à cette heure ? ïu le doutes bien que je veux te parler du prince de Ncubourg ; il t'aime beaucoup , tu le sais. Ne serait-il pas convenable d'abréger le temps de son épreuve et de lui déclarer franchement tes sentimens?

LA PRINCESSE, sans l'écouter , el regardant autour d'elle.

Oui... oui., certainement : je pense comme vous. (.\ part.) Ah ! combien je souffre...

LE GRAND-DUC , souriant.

Comment ! il serait vrai! Eh bien ! je ne t'aurais pas crue aussi raisonnable ni aussi disposée à m'obéir.

LA PRINCESSE, se levant de son fauteuil. Moi!... Ah ! croyez que désormais rien n'égalera ma soumission . mon obéissance.

LE GRAND-DUC

Eh mais ! je n'enaijamais douté. (Selevaniaussi.) Je craignais seulementque tune voulusses différer, demander du temps; mais puisque tu consens , demain je déclarerai publiquement ton mariage avec le prince de Neubourg.

LA PRINCESSE

O ciel !... Que dites-vous ?

LE GRAND-DUC

Tu viens toi-même de m'y autoriser, et j'ai ta parole.

LA PRINCESSE

Qui! moi!... j'ai pu promettre !... Ah! si votre fille vous est chère , je vous prie, je vous supplie. . .

MORCEAU D'ENSEMRLE.

(Léger bruit indiqué par l'orchestre.)

LA PRINCESSE , écoutant.

Ociel!

LE GRAND-DOC

Quelle frayeur t'agite?

Te voilà tremblante... interdite!...

D'oii vient le trouble où Je le vois?

LA PRINCESSE , écoutant toujours.

C'est en fait... oui... oui... cette fois.

Je ne me trompe pas , et tout mon sang se glace.

On vient... Ah! l'on vient! grâce! grâce!

Oui , mon père, quand vous saurez !...

LE GRAND-DUC

Par la terreur vos traits sonl altérés. Parlez !

LA PRINCESSE

C'est moi , c'est moi , mon père.

Qui mérile votre colère !

l.E GRAND-DUC.

Que dites-vous?

(La porio a droite s'ourre.)

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