leucocytes
Les recherches des hémolysines et de la fragilité globulaire sont négatives.
Le foie est normal. |
Pas de décoloration des selles.
Pas de bradycardie.
Pas de prurit.
Pigments bihiaires dans l’urine, pas de sels biliaires.
La rate est volumineuse.
A partir du 8€ jour, les signes rénaux prennent le pas. Par cathétérisme vésical on retire 40 centimètres cubes d’une urine trouble, brunâtre, avec dépôt hématique où on décèle de lhémoglobine et de nombreux leucocytes.
L’uroculture en milieu anaérobie le 11€ et le 138 jour montre de nombreuses colonies de perfringens et
quelqués-unes de colibacilles.
RS Y. rar he
Le pouvoir de concentration des urines est faible : 8 gr. 20 d’urée par litre.
4 gr. 095 de chlorures.
La présence d’albumine tenait en ee a au sang qu'elles contenaient.
La quantité journalière reste faible (200 ce. environ). Une légère reprise de diurèse le 10€ jour est sans lendemain. Parallèlement, l’urée sanguine monte progressivement :
3 gr. 90 le 4€ jour. F 5 gr. 10 le 6€ jour. |
6 gr. 125 le 11 jour.
9 gr. 50 le 20€ jour. :
Peu à peu; l'intelligence s’embue, une torpeur progressive s'installe, entrecoupée de geignements et de lamentations. ;
Le traitement sérothérapique fut mus en œuvre dès que fut connu le résultat de l’uroculture (LH jour) injection de 240 centimètres cubes de sérum antigangréneux, puis de 320 centimètres cubes antiperfringens qui n'eurent d'autre résultat qu'une forte éruption sérique survenue après quelques jours.
La malade mourut le 21€ jour du syndrome urémique consécutif à la septicémie hémolytique. Pas d’autopsie.
in résumé, chez cette malade Pinfection à perfringens à évolué en trois étapes :
19 Phase initiale de 3 jours d'infection septicémique avec hyperthermie.
| 30 Phone run urémie progressive d' une durée Ke 14 jours dans l’hypothermie. |
Nous allons voir que l’observation que nous avons | recueillie est superposable : à De du professeur Carnot.
Thèse Touzé.
CBSERVATION PERSONNELLE
Mne S... Hélène, âgée de 35 ans, couturière, entre le 1€T décembre à Beaujon, salle Gubler n° 17, pour un ictère datant de 48 heures.
Clinique
Les aveux ultérieurs de la malade permettent de reconstituer son histoire :
Jusqu’à son hospitalisation à Dai cette femme était bien portante. On ne retrouve aucun antécédent pathologique. à
Elle est mariée, son mari éthylique avéré avec lequel elle ne vit pas en bons termes serait atteint de tuberculose rénale. SE)
Elle a deux enfants bien portants : l’un de 6 ans 1 /2 l’autre de 16 mors.
Elle à fait 8 fausses couches provoquées. Ses dernières règles datant du 26 octobre 1933 et se sachant de nouveau enceinte, elle consulte une sage-femme le 25 novembre. Celle-ci lui introduit une sonde dans
, > A 2 . . + l'utérus. Les hémorragies apparaissent le lendemain 26 novembre.
Le 27 novemgre Elle se sent fatiguée, fébrile, prend sa température et constate qu’elle a 380.
Le 28 nNovemBre
Cet état de malaise persiste. Cependant sa température rectale n’étant le matin que de 3704 elle se lève, vaque à ses occupations toute la matinée mais ne déjeune pas car elle manque d’appétit.
À 13 heures elle est prise d’un frisson intense prolongé avec claquement des dents, sueurs froides, douleurs multiples articulaires et musculaires. En même temps apparaissent quelques vomissements aqueux, fillants, de vives douleurs lombaires et une douleur violente siégeant à la jambe droite cuisse et mollet, d'apparition brutale, continue, sans paroxysmes, lui donnant une sensation de torsion, de broiement nécessitant la prescription d’une injection de mor-
phine.
Le 29 NOVEMBRE
L’ictère apparaît accompagné de vomissements et de vives douleurs abdominales avec coliques utérines.
En même temps, les hémorragies deviennent plus abondantes et la malade se décide à entrer à BeauJon
le 4er décembre.
On est frappé d'emblée par la coloration de l’ictère :
il est jaune sale, bronzé, mêlé de brun, avec cyanose aux lèvres, aux doigts qui sont nettement refroidis.
L’ictère est généralisé, mais si le tronc, les conjonctives, les membres inférieurs sont nettement Jaunes, cette teinte disparaît aux extrémités où la cyanose prédomine. À noter une tache ecchymotique au niveau de la région trochantérienne gauche mais pas d’hémorragies sous-cutanées appréciables.
L'état général de la malade est assez bon. Elle est très présente, répond bien aux questions, se défendant tout d’abord énergiquement d’avoir pratiqué des manœuvres abortives. Elle ne se plant que de
troubles fonctionnels :
Quelques douleurs abdominales.
Toujours une vive douleur du membre inférieur droit, que rien ne semble expliquer, où l’on constate la trace des injections de morphine sans hématome appréciable.
Un état nauséeux.
La température est à 3706.
La respiration n’est pas accélérée.
L’abdomen est très ballonné, surtout dans la région péri et sous-ombilicale. -
L’abdomen est souple, sans aucune contracture,
Il est plus sensible à droite, dans la fosse iaque.
On ne sent pas l’utérus.
Le foie est gros (16 centimètres sur la ligne mamelonnaire). Il est sensible à la palpation.
La rate est normale.
La langue est saburale mais humide, la malade a
ee , = 7
PEUT) nd
quelques vomissements bilieux, un état nauséeux
Depuis 4 jours elle n’a pas eu de selles.
. Le cœur est normal : pouls 80, T. A. 13/10 au Vaquez.
Examens des poumons, du système nerveux : négatifs.
Au toucher vaginal, col mou, entr’ouvert, laissant passer facilement deux doigts.
Utérus un peu augmenté, mou, hémorragies abondantes avec élimination de débris ; les pertes n’ont aucune fétidité.
Enfin, l’examen des urines recueillies par sondage montre une hémoglobinurie : absence de pigments, sels biliaires, urobiline, albumine.
Sang : se coagule mal, apparaît plus fluide. Le sérum reste coloré brun rougeâtre, laqué.
Une numération donne :
Globules Rouges 3.560.000.
Globules Blancs 30.000.
Polynucléaires DOS:
Lymphocytes SEE Mononucléaires 4.
Grands mononucléaires 2 %.
Pas de poïkilocytose, d’anisocytose, de polychromatophilie.
Hémoglobine 60 AR
Fragilité globulaire augmentée commence e dès 0,60
se termine à 0,30.
On pratique aussitôt une hémoculture en aérobie :
"a + ” ” = 2% Dr | . .
& négative, en anaérobie : positive, montrant du per L fringens.
Ë Une micro-leucocytoculture : positive.
pe he RE | 6 :
+ Traitement : Curetage qui ramène de nombreux débris de caduque.
A noter la coloration cyanique du col utérin. * L’utérus se contracte bien et revient sur lui-même. BE: Injections intra-musculaires de :
60 centimètres de sérum anti-perfringens.
40 centimètres de sérum anti-gangréneux polvvalent de Pasteur.
Cette sérothérapie sera continuée Journellement du 2 au 8 décembre inclus, suspendue le 9 et le 10 décembre, reprise le 11 décembre.
Malade un peu moins ictérique, mais l’anémue s’accuse. Le facies est terreux plombé. Les deux membres inférieurs sont d’une coloration euivre plus que rouge, le reste des téguments couleur thé. La cyanose des lèvres, des doigts a diminué. L’abdomen est toujours très ballonné, tympanique. Le foie volumineux restera semblable à lui-même durant toute
mais humide.
La respiration de 26 mouvements par minute, existe quelques râles fins à la base droite.
Le pouls est à 112, régulier, bien frappé.
La T. A. est de 10 !/,—8.
On note l'apparition au foyer pulmonaire d’un
l’évolution de la maladie. La langue est saburale,
souffle systolique peu intense irradiant vers les vaisseaux du cou sans frémissement.
La diurèse atteint 800 centimètres cubes, les urines sont sanglantes.
‘On enlève deux mèches ‘odoformées intra-vaginale et cervicale; quelques lochies peu fétides et peu abondantes.
Issue par une sonde rectale de nombreux gaz, pas de selles.
Abdomen moins ballonné.
Anémie intense, plus accentuée que l’ictère qu: tend à disparaître de même que la coloration cyanique. Par contre la pâleur et la décoloration des muqueuses s’accentuent.
Le ballonnement abdominal a diminué, mais la malade a eu des vomissements et présente depuis la veille au soir du hoquet.
Elle se plaint de douleurs musculaires et articulaires multiples en particulier au niveau de la nuque. Après un lavement évacuateur elle émet une selle de coloration normale.
Le pouls est à 92/100, régulier, mais petit.
La, T. A:-de 10 !}, — 8.
La respiration de 20.
Au cœur, le souffle systolique de la base persiste, assez rude.
Les urines : 250 grammes, plus claires, jaunes sales, non rouges.
Elles donnent un culot de centrifugation verdâtre
abondant dont l'examen montre la présence d’une purée de germes : cocci et perfringens à l'examen direct
Absence de cyhndres.
Présence de sang.
Elles ne contiennent : | ni pigments | ni sels biliaires ni urobiline | ni albumine.
Le sérum sanguin est toujours laqué, l’anémie est de 3.525.000 avec 45 %, d’hémoglobine, leucocytose à 30.000 dont 89 polynucléaires.
Temps de saignement plus de 14 minutes.
Temps de coagulation moins de 5 minutes.
Caillot rétractile.
Pas de signe du lacet.
L’azotéme est à 5 gr. 10.
Traitement : sérum de Pasteur, toujours aux mêmes doses
1 litre de sérum glucosé (rectal). :
Le 5 DÉCEMBRE.
Grosse anémie.
Subictère discret.
L’asthénie est plus marquée. La malade a eu un vomissement dans la soirée et un autre le matin.
Encore un peu de hoquet.
L’abdomen est ballonné, incolore.
La langue est sèche.
Pouls : 86, petit, régulier.
Tr A : 424
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