‹ La nervosité de l'enfantChapitre 12 sur 26 · Symptômes réflexes · texte numérisé non relu

Symptômes réflexes

Chez les nerveux les actions réflexes sont fortement exagérées. Sans doute notre conception des actions à distance est fortement ébranlée et actuellement on tend toujours plus à la remplacer par la théories des auto-intoxications. Quoi qu'il en soit, chez les nerveux, ces actions à distance sont

beaucoup plus fréquentes et plus intenses que chez les enfants normaux.

Il convient en passant de citer, parmi ces actions réflexes, l'asthme, qui s'observe quelquefois chez les enfants, mais qui n'atteint jamais l'intensité de celui des adultes. Il est presque toujours causé par une auto-intoxication, si minime soit-elle.

Réflexes cutanés. — Il suffit souvent de peu de chose, d'une petite plaie, d'une aiguille qui pique la peau, d'une légère brûlure pour déterminer des mouvements nerveux et même quelquefois des convulsions.

Réflexes intestinaux. — La dentition peut déterminer chez eux de l'agitation , de l'insomnie et même des crises nerveuses. Il en est de même des coliques.

Fièvre. — La fièvre provoque très souvent chez les enfants nerveux des symptômes graves, tels que délire, agitation, somnolence, perte de connaissance, etc. On remarque du reste que la fièvre est plus fréquente et plus forte chez les nerveux que chez l'enfant normal.

Toxiques. — On voit chez les nerveux des quantités minimes de thé, de café, d'alcool produire de l'excitation, alors que, chez les autres, des doses beaucoup plus fortes n'y suffisent pas. Cette excitation peut même être de durée et ne céder que peu à peu.

Chez eux, enfin, on observe une véritable idiosyncrasie pour certains médicaments. Des doses

excessivement faibles peuvent causer des accidents sérieux, même quelquefois graves. Le plus souvent, cette sensibilité exagérée se trouve vis-à-vis de la morphine, de l'opium, de l'iode, de l'antipyrine, de l'ipéca, quelquefois après l'emploi du bromure, du bromoforme, du chloral, de l'acide salicylique et de la quinine.

Le médecin fera donc bien, lorsqu'il aura à faire avec des enfants nerveux, d'être prudent dans ses prescriptions, et, s'il veut employer ces médicaments, de commencer par de petites doses.

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