‹ La Névrite Optique ZostérienneChapitre 20 sur 24 · DEL · texte numérisé non relu

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frontale, éruption nasale, éruption lacrymo-temporale.

Cette notion d’unilatéralité des lésions et l'absence de fièvre, sauf chez l’enfant chez qui la température s'élève à 38°, 39°, élimineront d'emblée toute idée d’érysipèle.

On évitera toute confusion avec les dermatoses éryvthémato-pustuleuses des paupières qui, toutes deux, sont atteintes tandis que, dans l’herpès zoster, la paupière sunérieure est seule lésée, avec l’éruption zoniforme qui peut être bilatérale. avec un eczéma, ur impétigo dont la sensation de cuisson, de brûlure n’a rien de commun avec les douleurs vives et profondes caractérisant l’éruption zostérienne.

Mais lorsqu'on ne voit le malade qu’après l’éruption vésiculeuse, les douleurs continues du zona seront distinguées de celles, paroxystiques, d’une névralgie faciale. On observe, en outre, à ce stade postéruptif des troubles obiectifs de la sensibilité et une achromie ou une hémihyperchromie fronto-sincipitale, cètte dernière étant représentée par quelques plaques de teinte chamoiïs, dispersées çà et 1à à la surface de la peau ou bien par une sorte de marbrure brunâtre unique et diffuse; ce signe est nettement pathognomonique.

Nous pouvons encore avoir à différencier une éruption zostérienne vraie laissant des cicatrices indélébiles et s’accompagnant de douleurs intenses et profondes, ne récidivant pas, avec les exanthèmes z0stériformes guérissant sans laisser de traces et asso-

ciés à des sensations de vive cuisson survenant par intermittences.

Les lésions de la cornée relevant au cours de l’herpes frontalis, d'un processus irritatif du trijumeau, seront facilement distinguées de la kératite neuroparalytique non accompagnée de douleurs et d’éruption cutanée. |

Enfin, la douleur superficielle des phlycténoses cornéennes et déterminée par la mise à nu des fbrilles nerveuses intra-épithéliales, est de suite apaisée par une instillation de quelques gouttes de cocaïne.

L'ulcère infectieux, les kératites phlycténulaire et bulleuse avec plissement épithélial, ne sont jamais associés à une anesthésie de la cornée,

IT — Diagnostic de la névrite optique zostérienne

La notion d’unilatéralité des lésions permettra très fréquemment de rattacher l’inflammation du nerf optique à une origine zostérienne, les lésions névritiques étant le plus souvent bilatérales dans les maladies générales. Ceci n’a cependant rien d’absolu car nous avons vu dans deux cas (observations de Hubsch et de Sulzer) le processus névritique intéresser Îes deux papilles. Quoi qu’il en soit, le diagnostic est assez facile et un clinicien averti pourra même au tout début de l’évolution des lésions, presqu’au moment de l’apparition de l’exanthème zostérien ou zostériforme, déceler la névrite commençante, Nous ne sau-

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