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droit, occupait le territoire cutané du trijumeau d’un côté et celui du côté opposé.
M. le Professeur Rollet a décrit, dans le zona ophtalmique, une triade symptômatique constituée par la douleur, l’éruption cutanée, les troubles de l'œil et de ses annexes.
La douleur précède généralement l’éruption bien qu'elle puisse quelquefois l'accompagner et, plus rarement, la suivre. Elle constitue un phénomène constant plus ou moins marqué se manifestant par une céphalée qui peut être extrêmement intense, et qui s'accompagne en général de douleurs oculaires, susorbitaires, rétro-orbitaires ou oculo-temporales. C’est une douleur à type névralgique qui, généralement, se cantonne à l’hémicrâne du côté atteint ou bien se localise simplement au territoire de la branche de Willis, touché par l'éruption vésiculeuse. Elle est fréquemment intermittente, cessant complètement à certains moments pour réapparaître bientôt; elle persiste ainsi non seulement à la période éruptive, mais au stade de cicatrisation. On l’a souvent vue se manifester ainsi pendant des mois sous forme de poussées irrégulièrement espacées. D’intenses démangeaisons accompagnent l’éruption; la peau est douloureuse. On observe, en outre, vers la fin de la période éruptive, une certaine anesthésie pouvant être absolue et qui est assez souvent suivie d’anesthésie douloureuse. On constate enfin, assez couramment, de l’hyperesthésie douloureuse ou non.
L'éruption des vésicules d’herpès survient le plus souvent 24 à 48 heures environ après les premiers
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phénomènes douloureux; elle se cantonne à la zone de distribution du nerf ophtalmique. On constate d’abord l'existence de plaques rouges érythémateuses, rondes ou ovalaires, toujours localisées du côté où siège le zona; sur ces plaques ne tardent pas à apparaître un certain nombre de vésicules gonflées d’un liquide citrin et que l’on voit parfois se fusionner en une large phlyctène. Ces vésicules qui peuvent suppurer coexistent très fréquemment avec un œdème plus ou moins accusé de la région atteinte. La paupière supérieure hyperémiée, œdématiée, constitue parfois devant l’œil un épais bourrelet. Les cils sont agglutinés par la sécrétion d’un liquide louche ou purulent. Notons, en passant, que la paupière inférieure, innervée par le nerf maxillaire supérieur, est indemne de toute rougeur. Douze jours plus tard, en moyenne, on assiste à la rétrocession du processus inflammatoire. Les vésicules zostériennes se dessèchent pour constituer des croûtes qui, plus tard, sont généralement remplacées par des cicatrices indélébiles ou par des taches pigmentaires hyperchromiques, brunâtres, à contours diffus, soit encore par des taches blanches dont l’unilatéralité permet alors d’en reconnaître l’origine.
Parmi les troubles oculaires, nous ne saurions oublier de parler d’un signe constant et d’une grande importance, nous voulons citer l’anesthésie de la cornée et de la conjonctive. De Lapersonne et Cantonnet conseillent, avec juste raison, de toujours rechercher minutieusement cette anesthésie cornéenne dans tou-
tes les parties de la cornée, Pendant l’éruption, on
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observe, le plus souvent, au niveau de la cornée, un plissement épithélial grisâtre; l’ulcération provoquée par la solution de continuité de la couche épithéliale, détermine rapidement la formation de lulcère infectieux qui ne tarde pas à suppurer et à entraîner la panophtalmie avec fonte du globe oculaire si on ne prend pas immédiatement des soins de rigoureuse
antisepsie,