‹ La noblesse de France aux CroisadesChapitre 110 sur 244 · DE PERTHUIS · texte numérisé non relu

DE PERTHUIS

Au nom du Seigneur el Tan de son Incarnation 1217, le xi<- des kalendes de juin. Qu'on soit publiquement averti que moi, Guillaume de Perlhuis, je m'oblige envers vous, seigneur Simon, duc de Narbonne, comte de Toulouse, à ce à quoi j'étais obligé envers monseigneur Aymeri, vicomte de Narbonne, duquel j'étais l'homme lige, el à qui j'étais tenu, soil en paix, soit en guerre, de rendre tous mes châleaux-forts, ainsi que le contenaient les actes passés antérieurement à celui-ci entre lui et moi. Je jure donc par serment et de bonne foi , seigneur Simon, de vous donner conseil, appui et secours contre vos ennemis; de n'avoir avec eux ni liaison ni alliance, mais, au contraire, de garder fidèlement la frontière ; et si je ne tenais pas cet engagement, tous, et vous particulièrement, tenez-moi pour infâme; je m'engage de plus à vous suivre en guerre, et de ma propre volonté, au delà de ma frontière; et vous, me pardonnant tous les griefs que vous pouvez avoir contre moi, me prenez sous voire protection et tu-

telle, et accordez, autant qu'ils n'auront pas juré Gdélité à d'autres que yous et les vôtres, et aussi longtemps qu'ils demeureront justes et sincères envers les vôtres et vous, l'aller et le retour sains et saufs par tout votre domaine, à mes officiers ci-après désignés : Ermangaud de Barbayrau, Pierre Hugon, Pons de Roquefeuil, Ermangaud de RofBnac, Bérenger d'Arc, Valger de Carcassez, Guillaume, son frère, Guiard de Grandville, Maurans, Guillaume de Novelle, Pierre Catalan et Bernard de Solati. Et si, par hasard, l'un des hommes de guerre ci-dessus nommés machinait quelque mauvaise intention contre votre personne ou vos possessions, je m'engage à en instruire votre sénéchal quinze jours au moins avant leur première tentative, dans le cas où vous seriez alors dans des contrées éloignées, et vous-mêmes si vous étiez dans des contrées voisines ; sous peine, si j'y manquais, de réparer moi-même le mal qu'ils auraient causé soit à vos possessions, soit à vous. Mondit seigneur Aymeri s'oblige envers vous à veiller attentivement au maintien de ces diverses clauses, et à vous donner contre moi force, appui et assistance dans le cas où elles ne seraient pas exécutées. Et en présence du plus grand nombre des susdits, ceci a été fait l'an précité, au château de Montgaillard.

GÉRAUD, COMTE D'ARMAGNAC, ET TROIS AUTRES SEIGNEURS SE RENDENT CAUTION DE B. DE LMLE-JOURDAIN

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