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LA TOUR DU PIN

En général, on s'accorde à dire que la maison de La Tour du Pin est originaire du Dauphiné. Cependant Baluze, Justel, Chorier et Muratori ont pensé qu'elle était branche cadette de l'ancienne et illustre maison de La Tour, établie en Auvergne et si connue dans l'histoire sous le nom de La Tour d'Auvergne. Quoi qu'il en soit de l'origine âbs La Toirdu Pin, le premier auteur connu de cette maison est Berlionde La Tour, qui vivait en 1 107. Albert II, seigneur de La Tour du Pin, l'un de ses descendants, prit part aux guerres saintes. Avant de partir pour la croisade, il fit son testament. L'acte est rapporté par Baluze dans son Histoire de la maison d'Auvergne. 'On trouve ensuite :

Guigucs du La Tour du Pin, dauphin de Viennois, qui épousa en 1323 Isabelle de France, fille du roi Philippe le Long ; llumbert II de La Tour du Pin, dernier daupliin de Viennois de sa race, patriarche d'Alexandrie et archevêque de Reims, morte Germon! d'Auvergne en 1355; René de La Tour du Pin, seigneur de Couvemel, que les historien* du temps désignent sous le nom de Gouverne/, l'un des chefs du parti calviniste en Dauphiné, trii-bravetl tris-bon homme de main, dit Brantôme, et le brat droit de Leidiguîères, ajoute l'historien Daniel; David-Sigismond, bailli de La Tour du Pin-Muntauban , général des galères de la Religion en 1788 et graudcruii de l'ordre de Halte; Jean -Frédéric, comte de La Tour du Pin-Gouvernel de Paulin, ministre de la guerre du roi Louis XY1 ; Frédéric-Séraphin, marquis de La Tour du Pin-Gouvernel, ambassadeur de France en Hollande, au congrès de Vienne et à In cour de Turin. Pbilis de La Tour du Pin la ChSrce, fille de Pierre, marquis de la Cbarce, est célèbre dans l'histoire. Lorsque le duc de Savoie envahit le Dauphiné, on 1692, clic monta à cheval, rassembla les vassaux de son père, appela les populations aux armes, se mil à leur tête, faisant couper les ponts et garder les passages.

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Louis XIV, voulant honorer sa conduite, fil placer au trésor de Saint-Denis son épéc, ses pistolets, son portrait et son écusson. La maison de La Tour du Pin a fourni quatorze officiers généraux et deux cordons-rouges. Elle a donné à l'Église deuxévêques de Clermont, eu 1227 et 1278; un évoque de Helx; un évoque de Toulon en 1712; on éveque de Ries, sous Louis XV ; un évoque du Nanrt en 1778, devenu archevêque d'Auch, et plus lard archevéque-évêque de Trojes. Celte maison compte encore de nombreux représentants et est divisée en quatre branches : les Gouverne!; les la Cbarce et les Chambly de la Cbarce ; les Hontauban ; les Verclau se -Taillades cl lea Verclause-Verfeuil. Alliances avec la maison de France et avec celles d'Auvergne, Bourgogne, Chambly, Colig»;, Hongrie, Monlfcrrat, Morcton de Cbabrillan, Orange, Savoie, Sesmalsons, Simianc, etc. Armes: écarUUaux 1 et i d'azur, à ta tourd'ar-

gent, au chef cousu de gueules, chargé de trois casques d'or tarés de profit ; aux 2 cl 5 d'or, au dauphin d'azur. Devises : Turris fortitudo mea et Courage et loyauté.

ANVIN DE HARDENTHUN.

Famille d'origine chevaleresque. Le château de Hardenthun, dont elle prit le nom, était situé en Boulonnais. Les titres de l'abbaye de Cereamp, conservés dans les archives départementales du Pas-de-Calais, font foi qu'en 1149 Simon d'Anvin était au nombre des barons du comté de Flandre. Pons ou Poncet d'Anvin fut du nombre des chevaliers de la troisième croisade. En 1276, Enguerrand d'Anvin figure dans les chartes en qualité de chevalier et bailli de Saint-Omer. L'Histoire de la maison d'Auvergne, par Baluze, et celle de la maison de Chat Mon, par André Du Chesne, font mention de Moriaux d'Anvin, baron du Boulonnais. Philippe d'Anvin de Hardenthun, chevalier, baron du Boulonnais et seigneur de Sarriquier, prévôté de Montre uil-sur-Mer, remplit la charge de grand fauconnier de France depuis 1337 jusqu'en 1353. Laurent de Hardenthun, premier écuyer du corps du roi Jean, donna quittance en cette qualité en 1354 (Biblioth. Roy., Cabinet des Titres). Jean et Oranglois d'Anvin de Hardenthun moururent à Azincourt. Le château de Hardenthun fut* très-fortifié, et les sires de Hardenthun, qui y tenaient garnison à leur solde, rendirent, dans le moyen âge, de grands services aux rois de France. A la fin du quatorzième siècle, ou au commencement du quinzième, la famille d'Anvin de Hardeuthun s'établit à Ochancourt enVimeu, où habite encore M. le baron d'Anvin de Hardenthun, chef de nom et d'armes de sa maison. Alliances avec les maisons- d'Auxy, Boubers, Bournonville, Brandt, Gourteville d'Hodicq, Fléchin, Longueval, Mailly, Monchy, Quiérct, Sainte- Aldegonde, Renty, Wignacourt, etc. Armes : de sable, à la bande d'or accompagnée de six billettes du même, trois en chef, trois en pointe. Le nombre des billettes a varié. L'armoriai de Bignon et un titre de 1354 portent huit billettes; on en trouve quelquefois sept.

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