CRÉQUY
Plusieurs branches de cette famille illustre, d'origine artésienne, s'établirent en Picardie et dans d'autres provinces. Les commencements de la généalogie des Créquy sont fort obscurs; le père Anselme leur assigne pour point de départ Ramelin II, sire de Créquy, qui vivait à la fin du dixième, siècle. Plusieurs sires de Créquy firent éclater leur valeur dans les croisades , d'autres moururent à Azincourt. Le cardinal Antoine de Créquy, évêque d'Amiens, était de cette maison. Marie de Créquy, sœur du cardinal, fut mariée à Gilbert de Blanchefort, chevalier de l'ordre de Saint-Michel. Leur fils, Antoine de Blanchefort, devint l'héritier du cardinal à la charge de prendre les nom, cri et armes des Créquy, et de lui sont sortis les Créquy, princes de Poix, et entre autres Charles, duc de Créquy, maréchal de France, ambassadeur de Louis XIV à Rome. La maison des Créquy-Blanchefort est éteinte; mais une ordonnance royale rendue par Louis XVIII, le 11 octobre 1815, a autorisé M. Auguste-Ferdinand, comte de Beaucorps, capitaine au 1 er régiment de grenadiers à cheval de la garde royale, à porterie nom de Créquy. Ce dernier est le petit -fils de Madeleine-Françoise de Créquy, la dernière des Créquy. Les anciens sires de Créquy s'allièrent aux maisons d'Auxy, Heilly, Haveskerque, Lalaing, Rambures, Roye, Picquigny, etc. Armes : d'or, au créquier de gueules. Devise : Nul ne s'y frotte,