LAMETH
Maison illustre de Picardie. Elle eut pour tige un puîné de la maison de Neuville, qui reçut en partage la terre de Lametli, située dans les Pays-Bas. « La maison de Neuville était célèbre du temps de Godefroi de Bouillon, » dit de Varennes dans son Roy d'Armes. L'historien de La Morlièrc nous apprend que le nom de Lameth remplaça celui de Neuville lorsque des chevaliers de celte maison se furent signale*
dans la première croisade sous la bannière de Godefroi de Bouillon. Leurs descendants se fixèrent en Picardie et prirent part à toutes les guerres du moyen âge. Enguerrand de Lameth, deuxième du nom, écuyer du comte Robert d'Artois , se trouva avec ce prince à la bataille de Coudrai ; Baudouin de Lameth périt à Aziucourt ; Antoine de Lameth, premier écuyer de Charles le Téméraire, passa au service de France après la mort de ce prince, devint chambellan de Louis XI, capitaine de Lens en Artois et gouverneur de la grosse tour de Bourges. Il avait épousé Jacqueline de Hénencourt, et mourut bailli d'Amiens. Le chevalier de Lameth, sieur du Plessier, se couvrit de gloire dans l'affaire de File de Rhé, où les troupes françaises repoussèrent les Anglais, a II y fut le premier au combat et le dernier en la retraite. » (Mercure de France. Remarques de Louvet.) La maison de Lameth eut aussi d'importantes charges à la cour. Antoine de Lameth, maître d'hôtel de François I er , général des finances en Picardie, devint ambassadeur de ce prince à Rome. Philippe de Lameth- Hénencourt remplit l'office de maître d'hôtel de Marie Stuart à la cour de France. La maison de Lameth compte encore des représentants en Picardie et à Paris. Alliances avec les Bournonville, Choiseul, Combault d'Auteuil, Créquy, Duras, Eslourmcl, Maulde, Riencourt, Runes, Torcy, etc. Armes : de gueules, à la bande d'argent accompagnée de six croix recroisetées de même, au pied fiché; écartelé de Neuville qui est fret té de gueules, brisé d'un franc canton d'or à une étoile à six raiz d'azur. Devises : Sans redire» El plus tard : Nocuit differreparatis.
MENGIN.
Famille originaire de la Lorraine allemande , fixée eu France depuis plusieurs siècles. Etienne Mengin était à Acre en 1191 ; Robert de Mengin fit une donation à l'église de Metz dans l'année 1301 ; Nicolas de Mengin, conseiller d'Etat, président de la chambre des comptes de Lorraine, fut envoyé en ambassade auprès de François I er et de Charles-Quint; Nicolas de Mengin, ministre et secrétaire d'État de Charles IV, duc de Lorraine, remplit l'office de garde du trésor de ses chartes; Joseph-Hector de Mengin-Salabert, connu sous le nom de marquis de Mengin, était colonel des grenadiers royaux de l'Orléanais en 1771. Alliances avec les maisons de Campbell d'Achinbruk, Chamoy, La Uamaïde, Pechpeyrou de Comminges-Guitaut, du Pltssis, Reniéréville de Champigneulles, Wangen de Gerolsdeck, etc. Chef de nom et d'armes : M. Pierre- Charles-Joseph, marquis de Mengin-Fondragon. Armes : d'azur, à une fasce d'or et un griffon de même en chef, naissant à mi-corps de la fasce.
TRAZÉGNIES.
La terre de Trazégnies, autrefois Trasignics, donna son nom à une illustre maison dont était Gilles ou Gillion, sire de Trasignics, surnommé le Brun, connétable de France. Il accompagna saint Louis dans la Terre-Sainte. Agnès de Trasignies, son arrière-pelite-nièce, porta la terre de Trasignics dans la maison de Rœux, d'où elle advint par alliance à celle de Ha ma). Les descendants de celte dernière maison prirent le nom de Trazégnies. On trouve parmi eux Jean 1 er , baron de Trazégnies, conseiller et chambellan de Maximilien I fr ; Jean II, baron de Trazégnies, chevalier de la Toison d'Or; Charles, baron de Trazégnies, pair du Hainaul et sénéchal héréditaire de Liège. Celle maison compte encore des représentants, et s'est alliée aux Croy, Cugnac, Gavrc,
GbistelUrt, Lalaing, Ligne, etc. Armer» : bamded'oret d'azur désir pièces* a urne ombre 4e ikm de sable brochant sur le tout, à la bordure emgreUe dt gueules.