QUÉLEN
L'obiluaire de Saint-François de Quimper parle, à la date du 2 janvier 1485, d'Éoii de Quélen, chambellan du duc de Bretagne, quinzième de sa race, et issu de (hevaliers de terre sainte. Eudes, sire de Quélen, et ses trois frères, avaient en effet
pris part à la première croisade de saint Louis. Ces derniers périrent à la Massoure. Eudes revint eu Bretagne et alla plus tard à la croisade de Tunis avec ses quatre fils, dont trois moururent pendant le siège. Cette maison, admise aux honneurs de la cour, porte le nom d'une chàtellenie située dans le diocèse de Quimper. Jean -Claude-Louis de Quélcn fut nommé chef d'escadre en 1783. Paul-Jacques de Quélen, prince de Carency, duc de la Yauguyon, pair de France, et Hyacinthe-Louis de Quélen, archevêque de Paris, pair de France, mort en 1859, étaient de cette maison. Alliances avec les Gastaldi, Kergariou, Kerouarlz, Kergorlay , Quai rebarbes , Rostrenen, Vis— delou, etc. Chef de nom et d'armes : M. Amédée-Auguste de Quélen, comte de Quélen. Armes : burelé d'argent et de gueules de dix pièces. Devisé : En peb emser Quelen.
HINMSDAL.
Très-ancienne famille origiuaire du pays de Liège, établie en Artois depuis plusieurs siècles, et fort -distinguée par ses services militaires et ses alliances. Elle est connue depuis Gilles d'Hinnisdal, chevalier de la croisade de Philippe- Auguste, et a fourni un lieutenant générai au gouvernement de Namur, un gouverneur général de Saint-Domingue, des mestres de camp de cavalerie, des brigadiers, maréchaux de camp, etc. Eu possession du litre de comte du Saint-Empire par lettres patentes de l'empereur Charles VI, elle a joui des bouneurs de la cour en 1776, en vertu des preuves faites au cabinet des ordres du roi. Alliances avec les maisons de Bryas, Bournel, Carnin, Schulemburg, Soyecourt, Van der Gracht, Villeneuve, etc. Chef ' de nom et d'armes : M. Hermaut, comte d'Hinnisdal. Armes : de sable, au chef d'argent, chargé de trois ruer telles de sable.