‹ La noblesse de France aux CroisadesChapitre 21 sur 244 · TRADUCTION · texte numérisé non relu

TRADUCTION

Que celui qui ne veut vivre avec honte aille mourir avec joie pour son Dieu.

Mort salutaire et glorieuse, car sa récompense est au ciel ! Mais que dis-je? Est ce mourir que commencer à vivre par la gloire ? Si je n'aimais, que ce voyage aurait de charmes pour moi !

Dieu se trouve assiégé dans son saint héritage. Comment le secourront ceux qu'il racheta de l'enfer en mourant sur la croix que les Turcs profanent? Houle à tous ceux qui resteront, si pauvreté ou maladie ne les y force ! Ceux qui ont la santé en partage, les riches et les puissants, ne pourraient sans déshonneur se dispenser de partir.

Les prêtres et les vieillards, par leurs aumônes et leurs bienfaits; les dames en gardant fidélité aux absents, partageront la gloire de cette pieuse entreprise. S'il en était d'assez déloyales parmi elles pour devenir infidèles, elles le seraient pour des lâches, cartons les braves chevaliers sont du voyage.

LK COMTE DE SOISSONS SE CHARGE D'ACQUITTER LA DETTE DE QUATORZE CHEVALIERS D'ARTOIS OU DE PICARDIE

Moi Raoul, comte de Soissons, je fais savoir à tous qui verront ces présentes lettres que tous les emprunts contractés par très-chers seigneurs Jean de Chamblt, Robert de Longueval, Renaud de Tramecourt, Hugues d'AuxY, Jean de Raineval, Nicolas Cossard, Asselin de Louvencourt, Pons d'AxviN, Simon de Wignacourt, Humbertde La Grange, Hugues de Sart, Guillaume de Gaudechart, Haimfroy de Biencoitrt et Robert (I'Abats-court, envers les nommés Ostian Gaioni, Paulin Amandei, Jacques de Lacour et François Pausilo, marchands de Gènes, et leur société, montant à la somme totale de cinq cent trente marcs d'argent, je les prends à mon compte et les reconnais comme miens, et en cette occasion je me substitue au lieu et place desdits seigneurs pour l'indemnité que je leur dois pour des joyaux d'or et d'argent, des armes, des livres et plusieurs autres choses, que lesdits seigneurs ont acquis à Acre et qu'ils m'ont cédés ou livrés. Et pour le payement de ladite somme à rendre anxdits marchands, j'oblige moi et mes biens. En témoi-

gnage de quoi j'ai Fait sceller les présentes lettres de mon scel. Fait à Acre, Tan du Seigneur i 191 , au mois d'août.

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