CHAPITRE XII
Changement des munis
I. Discrédit de la force brutale. — Ce changement est un fait d'opinion. — Duels non abolis par Richelieu; un seul exemple de répression. — Duel Bouteville-Beuvron, — Richelieu cherche un moyen de permettre les duels. —
Accords: tribunal d'honneur. — Duels de l'époque, vraies batailles sans règle. — Les témoins. — Idée des nobles sur le service militaire. — La force devient inutile et méprisée 2CA
II. L'instruction et la littérature. — ■ Leur importance nouvelle. — L'ignorance jadis alTectée et glorieuse. — La plume maintenant estimée et puissante. — L'Académie. — Les grands seigneurs supérieurs, puis égaux, puis inférieurs aux grands hommes de lettres 282
III. Prépondérance de la richesse. — L'argent mène à tout, donc il est tout. — Les hommes d'argent, partisans, traitants et agents des finances. — Leur immense fortune; comment ils l'emploient. — Montauron. — Leur position sociale, leurs alliances. — Ils ont d'anciens nobles pour vassaux 288
I. Le roi prodigue la noblesse. — Elle est livrée au pillage. — On est noble à prix d'argent. — Êcuyer devient banal; Monseigneur devient ordinaire. — Aucun contrôle, sauf dans un but fiscal. — Empiétement général des nobles les uns sur les autres; les plus grands n'y échappent [
— Confusion qui en résulte 305
II. La noblesse de robe. — Les parlements: leurs membres; autorité, attributions, immunités. — Devoirs et obligations. — Gages des magistrats; prix des offices. — Position sociale. — Nominations et réceptions. — Les palais de justice centres de vie locale. — Relations avec le Roi et le ministère. — Les emplois civils. — Ce sont les plus utiles.
— Les gentilshommes le* dédaignent. — Privé#de l'éducation préalable, ils ne peuvent gouverner. — Haine éternelle des deux noblesses l'une pour l'autre. — Méfiance des rois envers la nouvelle aristocratie 315
III. Conclusion. — Il fallait renforcer les institutions. — grands jours de Poitiers, sans influence. — Le rasement
des forteresses. — La noblesse logique et idéale. — La noblesse anglaise et la nôtre. —Isolement de la royauté..
Appendice 352
Coulommiers. — Inip. Paul BRODARD. — 814-1900.
Armand COLIN & C", Editeurs, Paris.
La Fortune privée à travers sept
Siècles, par M. le Vicomte G. d'Avenel. i vul. in-18 Jésus, broché 4 »
Le étude d'histoire sociale et économique résume et re:i'l accessibles à tous les résultats dos grands travaux dont l'auteur poursuit la publication. EU le tout appareil
scientifique les découvertes historiques doOt doivent di mais tenir compte tous ceux qu'intéressent les questions relatives à la propriété, aux salaires, aux denrées, aux prix de toutes choses.
Entre les pissions qui se déchaînent sous nos yeux et les multiples conflits qui dorment aujourd'hui dans la poussière, presque dans le rebut des archives, If. Georges d'Avenel a rétabli le lien de continuité. Son but est double : remettre en lumière les cotés les plus obscurs et peut-être les plus intéressants de notre vie ancienne; projeter celte même lumière sur les problèmes sociaux d'aujourd'hui.
Alfred Uamuald. {Revue bleue.)
Le Mécanisme de la Vie moderne,
par M. le Vicomte G. d'Avenel.
Sous ce litre, le Mécanisme de la Vie moderne, If. d'Avenel expose au public les résultats de ce qu'il appelle « un voyage d'exploration à travers les organes compliqués de l'existence actuelle •. Les études de l'éminent écrivain, pleines de révélations curieuses et de vues nouvelles, dissimulent avec soin la substruclure solide des documents et des statistiques sous une forme littéraire qui en rend la lecture attachante.
4TC série. Les magasins de nouveautés. — L'industrie du fer. — Les magasins d'alimentation. — Les établissements de crédit. — Le travail des vins.
série. Papier. — Éclairage. — Compagnies de navigation. — Soie. — Assurances sur la vie.
3e série. La maison parisienne. — L'alcool et les liqueurs. — Le chauffage. — Les cours
Chaque série, un volume in-18 jésus, broché. 4 »
Armand COLIN & C", Editeurs, Paris.
Paysans et ouvriers depuis sept cents
ans, par M. le vicomte G. d'Avenel. 1 vol. in-18 jcsus, broché 4 »
« Les salaires des paysans et des domestiques depuis le treizième jusqu'au dix-neuvième siècle, les salaires des ouvriers de métier, les prix du blé et du pain, les prix de la viande et des boissons, les prix de l'habillement, du loyer et de l'éclairage, les rapports du travail avec l'Etat : tels sont les principaux sujets qu'étudie tour à tour, dans ce livre, M. d'Avenel, avec une précision de détails, une clarté, un agrément pittoresque et une impartialité de jugement qu'on ne saurait trop louer. C'est la vie même du peuple en France, durant sept siècles, qui se déroule devant nous dans toute sa variété. Et si les conclusions qu'en tire l'auteur sont peutêtre d'un optimisme philosophique un peu excessif, cet excès se trouve largement compensé par les nombreuses critiques qu'il fait de maints défauts de notre organisation sociale d'à présent, considérée en regard de celle d'autrefois. »
{L'Illustration.)
« M. d'Avenel nous présente dans ce nouveau volume des conclusions tout à fait neuves sur l'évolution ancienne du salaire des journaliers, domestiques, ouvriers de métier de l'un et l'autre sexe. C'est une nouvelle étape parcourue dans cette histoire de la civilisation matérielle que l'auteur a entreprise et poursuit avec une science si informée et l'art si rare de donner une valeur et un attrait littéraires à une masse énorme de renseignements et de chifTres. »
{Journal des Débtds.)
« M. le vicomte d'Avenel nous fait voir aujourd'hui que le prix du travail n'a eu aucune corrélation ni avec le coût de la vie, ni avec le progrès agricole, que la prétendue loi, dite d'airain, était une erreur grossière, que les salaires s'étaient proportionnés jusqu'à notre siècle au mouvement de la population et à l'étendue de terre disponible. D'après les calculs de l'auteur, le travailleur jouit actuellement d'un bien-être moitié plus grand que celui de ses aïeux immédiats. C'est beaucoup s'avancer. Mais du moins trouve-t-on dans ce livre de très intéressants détails. »
{Revue de Paris.) N° 406.
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