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L'origine classique de la tragédie française

Le poème dramatique dont la France se fait gloire depuis Corneille et Racine, n'est pas une évolution des Mijatères, ces populaires représentations scéni- (jues du ]\Ioyen-Age,et plus particulièrement du XV® siècle. — Ces poèmes dramatiques qui représentaient les Mystères de notre foi, cessèrent d'avoir de la vogue et furent abolis.

l.a tragédie classique est sortie des collèges, des universités, (juand l'Humanisme, la Renaissance, l'enouvelant le goût d'art selon les modèles des siècles classiques de Périclès et d'Auguste, donna une (*once})tion, nouvelle pour la France, du poème dramatique. Les Humanistes créèrent la tragédie nouvelle en se guidant sur la Poétique d'Aristote et sur les exemples de Sénèque.

lies initiateurs toutefois furent gauches : ils ne conçurent pas avec vigueur une action qui va évoluant vers une catastrophe ; plutôt et généralement ils imaginèrent la catastrophe accablant déjà le héros.

I^a conséquence de cette maladroite conception du drame, ce fut (|ue l'élément narratif et l'élément lyrique prirent presque la place qui devait appartenir à l'élément dramatique. — Le lyrisme envahit

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„,': • rMontcbrétion, vers 1000, ^--\,^^"^T^

lion pathétique, grâce à des recitB et a des l..n>cn talions lyriques. .

C'est Hardy. ^- '-'S;-,;^^^^^^^^^ r pTXl^^îqu^qu! est^'Î^ubstanee .é„K.^^

fô m^drarnaUquo, et c'est Ma.ret «1-. -- , ^2^; avec ses tragédies de SyUanne et de Sophœmb^^ ï:t entrer dans la poétique classique la loi des trois

ni£ et grâce à'ces bonnes préparations du genu.

"n ais au^poème dramatique. Corneille eut le bonheur et la gloire de donner, en 034 le pi. m

chef-d'œuvre du théâtre français: le C,d.

91^ —La nature du poème dramatique. Le joe-

LA TUAC.ÉDIK 105

Le poème dramatique est ^iii chef-d'œuvre d'inff la )nrfiurc de ViUufiion sccnique qu'il donue aux spectateurs, l^our a^.'iurer cette merveilleuse illusio}i, l'auteur observe le ])lus possible, dans la composition de son poème, lu loi des trois unités: — (a) une se^de action (un seul péril; ini seul conflit) ;

— (b) un seul lieu (un salon, un palais, une ville) ;

— (c) un seul toïips (au })lus 24 heures). — T^e mérite des trois unités est grand quoique secondaire. Il faut en louer l'auteur quand son poème le possède.

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