‹ La normalienne en philosophie et aux sources de la pédagogie [microforme]Chapitre 40 sur 91 · Etendue de l’action providentielle · texte numérisé non relu

Etendue de l’action providentielle

L’efficace Providence atteint jusqu'au moindre acte de tout individu. Preuve : — toutes les causes secondes dépendent de Dieu, leur cause première, et pour leur existence, et pour leur activité: car leur conservation n’est qu’une création continuée ; donc, la Providence de Dieu, qui va aussi loin que la Causalité de Dieu, étend son domaine jusqu'à l'extrême sphère des causes secondes. C’est pourquoi l’on dit: ‘Rien n'arrive sans la permission de Dieu”’.

121.—Obijections à la vérité de la Providence, tirées du mal que l’on rencontre dans le monde.

(A) Dans le monde, on voit le mal moral, le péché, le vice; —ilyena qui se hâtent de conclure : Il n'y a donc pas de Providence.

Réroxse: Les causes secondes, intelligentes et libres tiennent de Dieu leurs formes et leurs énergies actives, et cela est un bien; mais elles prennent elles-mêmes leurs déterminations; c’est pourquoi leurs déterninations leur sont imputables. Donc, le péché leur est imputable, et non à Dieu, quand les déterminations prises sont en opposition avec les dictées de la conscience.

(B) On voit dans le monde le mal physique; il y en a qui se hâteut de conclure : Il n’y a donc pas de Providence.

Réponse: Dieu veut que l’homme voie son divin ouvrage accompli dans l« matière; il y met donc de manifestes reflets de sa bonté, et l’homme admire l’art divin qui opère de si belles choses avec d'aussi grossiers éléments; mais Dieu permet quelquefois l’avortement du fruit sur la branche et des déchéances organiques chez des individus humains, afin que l’homme reconnaisse, à ce signe de caducité et d’impuissance, que tous les êtres qui forment le spectacle du monde, viennent du néant. vo N° 74, — voir aussi N° 54.).

122.—Direction pédagogique: Mettre l’enfent en présence de Dieu. — Enfoncons dans l'esprit de l’enfant à élever, l'idée de Dieu, voyant et ordonnant sa vie.

Hors de ce regard et de cette volonté du Père qui est dans les cieux, l'éducation morale de l'enfant sera une lamentable faillite. ‘‘Il faut, écrivait Mgr Dupanloup, attacher au Cep divin toutes les branches de l’enseignement’”’, à plus forte raison le disons-nous de l’enseignement de la morale.

Quelle utopie que la doctrine de ‘l'impératif catégorigque’”” que Kant imagina! Croyons-en saint Paul: pour édifier de grandes âmes ‘‘pas d'autre fondement n’est à poser que celui qui a été posé en Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Amen.’’

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