‹ La NormandieChapitre 111 sur 236 · D'ÉVREUX A CAEN · texte numérisé non relu

D'ÉVREUX A CAEN

La voie ferrée remonte la vallée de l'Iton, où s'élèvent plusieurs usines et l'immense asile des aliénés. A dr. se montre Bérengeville, v. de 248 h., où fut fondée, en 1339, Tabbaye de la Vallée; au xviii* s., des tombeaux avec des statues de chevaliers et de moines y ont été découverts. — On firanchit l'Iton au delà du v. à^Aulnay,

117 kil. La Bonneville, v. de 417 h., prés duquel se voient encore quelques restes de la célèbre abbaye de la Noé, fondée en 1141 par l'impératrice d'Allemagne, Mathilde. fille d'Henri I" d'Angleterre.

I^a voie ferrée traverse de non-

veau l'Iton.— A dr. on aperçoit GliaoUes (S41 h.; dans Yéglùe, curieuses statues gothiques). Le oliât«aa date du commencement du xvin* s. On peut obtenir la permission d'en visiter la galerie, qui contient un grand nombre de portraits historiques.

On traverse le bois du Fresne, puis on fjranchit le Rouloir.

126 kil. Gonohes (hôt. : de la Croix-Blanche; du Lion-d'Or), V.

de 1,945 h., située sur un coteau sous lequel passe le chemin de fer et où conduit une avenue à dr. de la station.

La ville actuelle ne date que de la fondation d'une abbaye en 1035. Les Anglais l'occupèrent longtemps, mais elle resta à la France depuis 1449. Elle tat saccagée par les Ligueurs en 1590, et le vieux chdteau fut détruit. On en voit encore quelques débris et des fragments des fortifications de la ville.

L'étlise de Sainte-Foy (mon.

hist.) a été rebâtie à la fin du XV* s. La flèche, haute^ de 55 met.

à partir du parvis de l'église, a été reconstruite, en 1851, sur le modèle de l'ancienne. Le chœur est éclairé par sept magnifiques fenêtres ogivales garnies de splendides verrières (légende de sainte Foy), presque toutes datées. — La porte de la sacristie (règne de François 1") est ornée d'une remarquable poignée en fer ciselé. Cette sacristie a été construite sous Henri II.

Les ruines de la forteresse du XI* s. sont entretenues avec un soin extrême par lés habitants.

DE PÀMS A CAEN.

Les fossés offrent une jolie promenade et un charmant jardin public. Un chemin circulaire monte jusqu'au milieu du donjon (vue magnifique).

Signalons encore : les ruines d'une abbaye de Bénédictins; V hôpital; une importante fonderie de fer; une curieuse cave ogivale (au eafé de Foy) ; et enfin la bibliothèque communale.

[Gorresp. pour : — (26 kil.) Verneuil, par (14 kil.) Breteuil (R. 64), et (36 kil.) Laigle. par (16 kil.) Neuve-Lyre et (28 kil.) Rugles (R. 65).]

De Ck)nches à Breteuil et à Verneuil, R. 64, — à Laigle, R. 65.

133 kil. nomilly, v. de 478 h., à g. {ehâteau de l& Charbonnière).

[Voit, de corresp. pour : — (5 kil.) La Houssaye, v. sur la Rille, et (7 kil.) La Verrière (dans l'église, contre-table sculptée de la Renaissance; tour du xni* B.; vestiges d'une forteresse). — A 4 kil. de la Perrière s'élève la pittoresque toar de Thevray, un des derniers donjons élevés au moyen âge.]

On franchit la Rille, dont on descend la jolie vallée, en laissant à g. la forêt de ce nom. On remarque à dr. le petit château du Homme (xvni* s.).

144 kil. Boanmont-le-Rofor (hôt. : de Paris, tenu par Clologe (recommandé) ; de BeUencontre; de V Étoile.^ Voit, pour Argentan, Rouen, Elbeuf, Pont- Audemer, le Neubourg, Gacé; bureau de poste ; bureau télé*-

[routb SO]

graphique), ch.-l. de c, V. de 2,099 h., située sur la dr.

du chemin de fer, dans la vallée de la Rille. On entre dans la ville par le faubourg de Vieilles, où l'on remarque une belle église nbandonnée, puis on franchit la Rille.

L'église Baint-Nioolas date des XIV* et XV* s. Le portail principal est précédé d'une petite terrasse au milieu de laquelle s'élève une croix de pierre trèsancienne. L'horloge a été restaurée, en 1826, par un menuisier nommé Martin, auteur de la statue placée dans une niche, à la naissance du toit de la tour ; cette statue en bois, coiffée d'un casque et appelée Régulus^ sonne les heures en frappant sur un timbre placé derrière elle. Au bas de la tour est scellée la magnifique pierre tombale^ haute de 3 met., des fondateurs du prieuré de Beaumont, décédés en 1300. Le portail S. offt'e une jolie porte sculptée. Les piliers de la nef sont du xv' s.; l'étage supérieur et les collatéraux sopt du XVI* s. La chaire et les boiseries de l'orgue sont dignes d'attention. Le choeur renferme un bel autel de marbre rouge et deux vitraux remarquables. — ^Le collatéral de dr. contient : deç chapiteaux sculptés; de belles clefs de voûte; des vitraux; une statue de Notre-Dame de la Délivrance et six autres statues peintes. Le collatéral g. effire des verrières intéressantes, surtout celles de la chapelle de XAve-Marifi (15^) et œllesqui

[route 50] BEAOMONT-IB-ROGEB

représentent des scènes de la Passion, l'Entrée triomphante de J. C. à Jérusalem et le Baptême du Sauveur. On voit aussi dans ce collatéral six vieilles statues de saints, une belle boiserie et un curieux tableau {Entrevue de Jésus et de la Samaritaine).

Au bas de la colline (vue magnifique) que couronnait le château féodal, se trouvent les ruines du prieuré. de la Satnte- Trinltè (xii' s.). La porte principale, qui s'ouvrait sur la route de Beaumontel, donnait accès à unegralerie voûtée soutenue par cinq arcades dont trois existent encore. Cette galerie aboutit à une terrasse qui domine la ville et au S. de laquelle se voient les restes imposants de régltee abbatiale, bâtie dans le style du xin* s. Au pied de la colline, derrière les ruines, s'ouvrent de nombreuses caves creusées dans le roc.

V église du faubourg de Vieilles (ivi* s.), transformée en grange, est encore intéressante quoique bien dévastée. — A côté de l'église paroissiale se voit l'hôtel <te vUle, récemment construit.

Excursion à (l,âOO met.) Beaumontel (609 h.), sur la route de terre de Beaumont à Bernay, qui descend la rive dr. de la RiUe. La tour de Végliêe (mon.

bist. Restauré) est surmontée de la statue de saint Pierre en bois doré. L'église, pittoresquement située, contient un magnifique tabernacle (maitre^autel) etdeux petits autels en bois sculptés.

Excursion é- (i* WK) Beau-

. — SERQUIGNT.

mesnil (1 départ par jour. Prix unique, 1 fie. 10 c). — La route traverse la forêt de Beaumont et laisse à g. Couttières avant d'atteindre Beaumesnll (603 h.; magnifique château de la fin du règne d'Henri IV).

[Voit, de corresp. pour : — (13 kil.) LeNeubourg par (7 kil.) Bray (R. 58); — (21 kil.) la Barre, par (12 kil.) Beaumesnll {V. cidessus), et (17 kil.) Brionne (R. 59).]

De Beaumont-le-Roger à Elbeut

La voie ferrée descend la rive g. de la Rille.

105 kil. Serqulsay (buffet à la gare), v. de 1,010 h., près du confluent de la Rille et de la Charentonne. — C'est de Serquigny que part l'embranchement qui. se l'eliant à Oissel avec la ligne de Paris au Havre, met en communication Rouen et Caen (R. 59).

L'église de Serquigny, surmontée d'un clocher duxvi» s., a un beau portail sculpté (mon.

hist. du XI' s.) et renferme une chapelle de la Renaissance avec des vitraux de la même époque.

— En face du village est un camp appelé fort Saint-Marc, probablement poste militaire romain. — Le château de M. le marquis de Croix est entouré d'un joli parc.

La voie ferrée franchit, au delà de Serquigny, la Charentonne, qui se jette dans la Rille à 4 kil. du village.

De Serquigny à Rouen ,1^. 89,

DE PARIS A CAEN

La voie ferrée, remontant la vallée de la Charentonne, laisse à g. la forêt de Beaumont, Fontaine-l'Abbé ($91 h.)> le bois du Chouquet et à dr. le château de Courcelles, Camfieur, le château et Véglise de Menneval. Sur les coteaux qui dominent la vallée»

à dr., on aperçoit les villas de la folie-Fossé et des Trois-ValSt délicieux édifice du style arabe (curieuse collection d'anliquités et d'objets d'art rapportés de l'Orient par M. Lottin de Laval).

159 kil. Bernay (buffet à la gare; — omnibus, 25 c. le jour et 30 c. la nuit ; — hôt. : du Cheval-Blanc, rue d'AIençon, et du Lion-d'Or, rue du Commerce; — Gentilhomme, libraire, rue d'Alençon ; 51 ; — Michel, loueur de voitures, rue Morsan, 30), Y.

de 7,566 h., ch.-l. d'arrond. du départ, de TEure, située à 105 met., dans une charmante vallée arrosée par la Charentonne et le Cosnier. Sur le coteau qui domine Bernay au N. s'élève un calvaire construit en 1 844 (belle vue).

Bernay a vu naftre : le trouvère Alexandre, auquel on attribue à tort l'invention du vers alexandrin; le cordelier Bonaventure Brochard ; le curé Gabriel Dumoulin ; Huchet, général de division sous la République ; et A. Leprevost, membre de l'Institut, mort en 1861.

L'éfUie Bainte-OroU, située dans la Grande-Rue, détruite en 1357, rebâtie en 1372, fut agrandie en 1497 ; l'extérieur n'offre

rien de remarquable, excepté une tour du xv* s. Le chœur est orné de statues modernes dont quelques-unes proviennent de l'abbaye du Bec, et d'un maîtreautel en marbre rouge (1684).

Le tabernacle porte un Enfant Jésus en marbre blanc d'une exécution si remarquable qu'on l'attribue au Puget. Le devant d'autel est décoré d'un bas-relief en bronz.e doré. On remarque encore la jolie balustrade du sanctuaire, en marbre rouge ; le dossier du banc d'œuvre ; deux autels en marbre provenant de l'abbaye du Bec; deux pierres tombales (sous l'orgue); les six statues qui décorent la nef; les boiseries de l'orgue ; la chaire (trois panneaux du xvn* s.); les verrières du chœur et les collatéraux, etc.

L'église Notre -Dam» de la Goutare, située hors la ville, à la g. du chemin de fer, sur un coteau appelé le Cours, au milieu d'un cimetière semblable à un jardin, est un édiAce remarquable du XV* s. (beau portail ; remarquables vantaux de la porte, en chêne sculpté). On pénètre dans l'église en descendant un escalier de pierre.

L'intérieur, long de 72 met, large de 22, est divisé en 3 nef^ sans voûte. Le chœur renferme 64 stalles en chêne sculpté. La nef et les collatéraux contiennent une série de tableaux médiocres. La chapelle de la Vierge a été restaurée en 1858 et contient de belles verrières. La ner et les transsepts ont conservé

[route SOJ bbrnat.

quelques vitraux des xv* et XVI' s. Signalons encore une belle châsse en bois sculpté, dans la chapelle des Sept-Douleurs ; un joli chemin de croix en relief, etc.

Les bâtiments de l'ancienne abbaye, fondée au xi' s. par Judith de Bretagne, femme de Richard H, duc de Normandie, saccagée au xvi* s. par les Calvinistes, reconstruite en 1628, renferment aujourd'hui : l'hûtel de ville^ le tribunal, la sousfréfecture, les prisons, etc. — L'ancien réfectoire (salle du tribtanal civil) offre de belles voûtes gothiques.

L'éffHse de l'abbaye (halle au blé et aux toiles) présente encore quelques précieux débris de la première moitié du xi' s.

Des fouilles y ont fait découvrir plusieurs squelettes dont l'un tenait d'une main une trés-riche crosse en cuivre doré et ciselé du XV' s.

La plus remarquable des vieilles maisons en bois de la ville est celle qui se trouve à l'angle des rues de l'Humanité et du Commerce. La rue de Lisieux en contient deux du temps de François !•'.— La bibliothèque renferme 2,500 vol.— Mentionnons aussi l'hôtel que vient de faire construire à fiernay M. Le Metayer-Masselin (dans le jardin, dessiné à l'italienne, un jet d'eau sortant d'une vasque monumentale qui était au xni* s.

un l'ont baptismal).

Il se tient, chaque année, à Bernay , deux foires impur lanlei :

— ORBEG.

l'une commence le lundi de la Passion et dure 8 jours; il s'y vend les plus beaux chevaux de la Normandie ; l'autre, consacrée aux laines, se tient le 8 juillet. — Vindustrie cotonnière occupe de nombreuses manufactures dans l'arrondissement de Bernay.

(Voit, de corresp. pour : — (26 kil.) Pont-Audemer (R.67); — (41 kil.) Gacé (R. 66).J

A ArgenUn, par Gacé, R. 66.

On passe dans un petit tunnel au sortir de Bernay.

173 kil. Saint-Mards-Orbec.

Saint - Germain - la- Campagne (3 kil.; omnibus, 30 c), v. de 1,214 h., possède encore une partie bien conservée de la chaussée romaine de Lisieux à Condé-sur-Iton. L'église, en partie moderne, contient de beaux vitraux dans le chœur.

Orbeo (omnibus, 50 c), V. de 3,266 h., située à 10 kil. de la station, dans la vallée de l'Orbiquet, possède encore des hôtels du xvn* et du xvin* s. et quelques vieilles maisons. — V église date du xv* s.; le clocher est en partie du xvi* (à l'intérieur, belles verrières; retable du maitre-autel). — V Hôtel-Dieu est dominé par un intéressant beffroi. Un curieux épi couronne le chœur de la chapelle qui contient des débris de verrières, des clefs de voûte sculptées, etc.

Le coteau qui doi^une (a ville à l'Ë. porte les ruines d*uu ati^

l{(g DE PiLMS

cien château. — La rwière d'Or^ bec prend sa source à 4 kil. de la ville.

Au delà de Saint-Mards, la voie ferrée passe du départ, de l'Eure dans celui du Calvados et descend dans une jolie vallée qu'elle suit jusqu'à Lisieux. — On laisse à dr. le château de Saint-Paul-de-Courtome.

191 kil. Lisieux (omnibus, 40 c. le jour et 50 c. la nuit ; — hôt. : de France (recommandé, prix modérés); — d'Espagne;

— de Normandie (-voyageurs de commerce) ; — du Hotnmerce;

— bureau de postCt rue des Mathurins ; •— bureau télégraphique, Grande-Aue ;— libraires : M»* Lajoye-Tissot, imprimeur et éditeur du Lexovien; — Renault;

— Beau-Rabot, éditeur du Norman4; — Orente;— loueur de voitures : PoitèvtN, place Impériale), V. de 13,121 h., qui occupe le fond d'uiie charmante vallée baignée par TOrbiquet et la Touques. Un beau boulevard y a été percé, des rues neuves y ont été bâties, mais beaucoup de rues conservent encore leur physionomie primitive.

Lisieux éiait autrefois la capitale d'une tribu gauloise dont parle César. Les barbares l'ayant détruite au iv ou au v s. , l'ancienne cité fut rebâtie et devint, au VI* s., une place importante.

Les Normands la pillèrent en 877. Philippe Auguste s'en empara en 1204. Les protestants ayant pris la ville en 1362, pillèrent la cathédrale. Lisieux

A GABN. [liOCTB M)]

échappa à là Saint*Barihélemi et se rendit à Henri IV qui y poursuivait les Ligueurs.

Lisieux a vu naître : Marescot, médecin d'Henri lY; Marin, inventeur du fusil à vent; l'astronome Jean Lefebvre; Marin - Bourgeois ; l'avocat Élie de Beaumont, etc.

L'ancienne ôathédrale (mon.

hist.), aujourd'hui église paroissiale, commencée en 1022, détruite en 1156, reconstruite de 1141 à 1182, restaurée en 1226 et complètement terminée en 1255, a subi d'importantes restaurations. — La façade principale est précédée d'une vaste place et d'un parvis auquel on monte par un escalier de 14 marches. On fait remonter aux XII' etxiii" s. la porte principale du grand portail et la charmante fenêtre qui la domine, les deux petites portes et les deux belles tours qui les surmontent, excepté la partie su- . périeure de la tour du Sud. re»

bâtie en 1519, et la pyramide, qui décore la partie inférieure du fronton.— L'entrée du trans* sept S. (rue du Paradis) offre une simple et belle décoration.

— La nef, composée de 8 travées, a été construite d'un seul jet. Les chapelles y ont été ajoutées aux xiv« et xv* s. — On remarque à l'intérieur : de curieuses stalles de la fin du xni* s.; un autel moderne (dans une des chapelles latérales) dans le style du xii« s., en argent repoussé, exécuté à Paris ; six grands tableaux dans les

[ROUIB tiO] LISIBtJX.

transsepts ; un saint Sébastien (chapelle de l'abside) ; des piscines ouvragées ; un beau confessionnal (style Louis XIII) dans la chapelle du Sacré-Cœur ; et un vitrail du xiii' s. (sanctuaire).

Danâ le mur N; du transsept sont placés deux magniflques tombeaux du xni* s.

La chapelle de la Vierge (derrière le sanctuaire), pavée de pierres tombales, est décorée de boiseries (style Louis XV) et d'un magnifique autel en pierre sculpté par M. Delahaye sur les dessins de M. Bouet, de Gaen.

On vient déplacer, à l'extrémité du croisillon S. du transsept»

un tambour en chêne sculpté (style Louis XVI).

L'église Saint-Pierre est longue de 110 met. et large de 27 met. 67 cent, dans œuvre; elle a 20 met. de hauteur sous voûte dans la grande nef; la tour du S. a 70 met. 40 cent. — On a découvertdans cette église, eu 1865, le squelette d'un évêque, avec une belle crosse en cuivre et un anneau épiscopal; une autre crosse en bronze (xii* ou \\\\* s.), etc.

L'éfflise Baint-Jaoques'a été construite d'un seul jet, à la fin du XV* s., mais la tour est inachevée. L'intérieur est léger et élégant (jolies verrières; peintures à fresques de la chapelle de la Vierge; vitraux modernes; trois magnifiques verrières du xvr s.; statue de la Vierge;' stalles sculptées (Renaissance); stalles inférieures (style Louis I

XIV) ; boiseries de l'orgue, exécutées dans le style du xv* s., par M. Léonard, de Lisieux; curieux tableau (chapelle Saint" Ursin) refait en 1681 sur l'original, représentant : Comment les reliques de saint Ursin furent apportées par miracle en cette ville, en Van 1055, etc.).

L'église Saint- Désir, construite sous Louis XV (joli portail), contient: une belle statue d'ange au-dessus du maitreautel; un Christ et un autel, sculptés par Paul et.

Le palais épUoopal date des xTii* et xvm» s. et contient les tribunaux et la prison. ~ L'ancienne salle dorée a conservé :

un plafond à caissons (tin du XVII" s.), décoré de peintures et d'un tableau par Jacques Stella {{& Découverte du feu) ; une belle cheminée en bois, récemment construite, et une splendide tapisserie en cuir de Russie. — L'ancienne chancre rouge, aujourd'hui salle du Conseil, renferme deux beaux tableaux :

Jupiter allaitéparlachèvreAmalthéeei \eDuc de Bourgogne, por> trait en pied. Un escalier monumental est orné d'une grille en fer forgé du xvir s.

Lisieux conserve quelques restes de fortiflcations(tour8du XVI' s.) et plusieurs maisons en bois des xV et xvi* s., surtout rue aux Fèvres, Grande-Rue et rue des Boucheries.

Le musée, dont l'entrée donne sur le jardin public, est ouvert tous les dimanches, de 1 h. à 4 h., et les jeudis, de 1 h. à 3 h.

DE PARIS

Nous nous bomeitMis à signaler les tableaux les plus importants.

1. BeuUomgne. Une femme endormie. — t. Le witme. Enlèvement de Proserpine. — 5. 1^ même. L'Aréthuse. — 6. Ctrraeke. Les pestiférés (très-beau).

— 9. Coi§iuir4. Une vue de la vallée d'Auge.— 10. £(<. Dukufe, Tobie ensevelissant les morts. — 13. Dtual le Camus {père). Portrait de M. Leroy-Beaulieu, ancien maire de Lisieux.— 15. Fia*drin (Hippolyte). Jésus bénissant les petits enfants. -> 16. Cotte.

Jean Le Hennuyer, évêque de Lisieux, sauvant les protestants du massacre de la Saint-Barthélemi. — ^. Heusse. Portrait de M. GuizoU — 23. Besse. Figure de la Liberté. — 30. Laure. Milton dictant à ses filles le Paradis perdu; — 34. Ménier, La courtisane. — 37. Moïse sauvé des eaux (a'après Poussin). — 40. T^/>r». Scène flamande.— 52. /ncoKfttt. Le crucifiement (ce beau tableau provient de l'église Saint-Jacques).

On remarque aussi au musée de Lisieux : des bas-ieiiefs en plâtre représentant les batailles d'Aboukir et des Pyramides; une frise de l'arc de triomphe de l'Étoile ; le buste de Spartacus; le modèle en plâtre du fronton de la Madeleine et des quatre grandes Renommées de l'arc de triomphe de l'Étoile; les bustes deLouisXVllI,d' Henri IV et de Louis-Philippe et une Vénus accroupie (au bas de l*eBcaliei'}.

A CASK. [jlOUTE 50]

Au haut de l'escalier qui monte au salon de peinture s'ouvre à g. la Hblipikèque publique (10,000 vol.).

La chapelle de rkaspice consene les ornements sacerdotaux dont se servit Thomas Becket pendant son séjour à Lisieux.

hejardinpublie (bassin, beaux arbres) est précédé, du. côté de l'ancien évèché, d'une terrasse (jolie vue). Signalons aussi : la fûulaine monumentale (1785), rue Bouteille; Vkôtel de ville {z^iw s.); modèle en plâtre du lion de M. Barye) ; un petit château moderne (style Louis XIII; charmant jardin), à g. de la route de Pont-l'Évéque, à la sortie de Lisieux; la nouvelle chapelle de la Miséricorde (style Louis XIllK

On a découvert, en 1846, près de la ville un cimetière galloromain. I

De Lisieux & Bonfleur, R. 98; — à Trouville.R. 69; — d Gacé, R. 66.

■nvirons de Usieox.

Les Pavements (2 kil. au S.

de la ville, sur la route d'Orbec] sont une construction bizarre du XVI* s., aujourd'hui maison de ferme.

BeaviUers (3 kil.)> v. de 555 h., bâti sur le penchant d'un coteau qui borde à l'O. la vallée de rOrbiquet, a conservé de son ancien manoir (xvi* s.) une poterne flanquée de deux tourelles et d'un aspect pittoresque.

ruflulolioii (12 kil.)> V. de ^87 h.) possèUo un cb&tflRU d« di«

[aoutk 50J environs

verses époques (tour servant de colombier et deux pavillons parallèles du XVI' s.).

Hermival (6 kil.), v. de 637 h., situé sur la route de Lisieux à Pont - Audemer , a conservé de nombreux débris de l'époque gallo - romaine ( église des xn* et xni* s.; — château du XVI' s.).

MaroUes (13 kil.). v. de 789 h., est bâti à 500 met. sur la route de Lisieux à Évreux. \^ église est en grande partie romane, excepté les lenêtres. Au N. 0. du portail 0. s'élève une tour du xvi' s. (à l'intérieur : curieuses moulures sur l'arc qui sépare le chœur de la nef (xvr s.); retable du maître-autel (style Louis XIV); deux tableaux peints sur bois; tombeau du maitreautel). — Le château date de la fm du xvi* s.

Excursion intéressante dans la vallée d'Orbec (route de Lisieux à Orbec,7 kil.). qui offre de jolis paysages, de nombreuses usines, et les châteaux de Mesnil-Guillautne {règnes d'Henri [Y et de Louis XllI) et (11 kil.) de Mailloc (xvii« s.).

Page 1