ÉCOLES FLAMANDE, HOLLANDAISE ET ALLEMANDE
60. Albert Durer (?). La Vierge et trois Saintes, sur bois. — 77. Flore ou Floris. Portrait d'une femme âgée. — 79. Cornelis (appelé Corneille de Harlem). Vénus et Adonis (bonne étude). — 81. Rubens. Melchisédech offrant le pain et le vin à Abraham (très-beau). — 82. Le même{f). Portrait de Jacques I" décoré de l'ordre d'Angleterre.
— 85. Inconnu. Samson et Dalila (ô' aprèsKubens).— 91. Sneyders.
Intérieur d'un office (très-beau).
— 94. Hondekoeter. Une poule avec ses poussins (très-beau). — 97. Jordaens. Ruste d'un mendiant.— 98. Zmiris. Raptème de Jésus-Christ (curieux). — 101.
Bol. Portrait d'un magistrat. — 104. Champaigne (Philippe de).
La Samaritaine (d'une belle couleur). — 106 bis. Crasbeke ou Grae8beek(Jost Fan). Ruveurs flamands chantant et jouant aux cartes. — 107. Koning. Portrait d'un médecin. — 108 et 109. Vos (Paul de). Chasse aux ours ; Cheval dévoré par des loups (beau).
. — 115. Uelst [Bartholomeus Van der). Portrait de femme (trèsbeau). — 118 et 119. RuisdaeU Paysages (le 118 est signé 1664).
— 119 bis. Romeyn, Paysage et
animaux (très-joli). — 120. Van Dyck (?). Communion de saint Bonaventure. — 121. Meulen{ Vau der). Préparatifs du passage du Rhin par l'armée de Louis XI Y.
123. Fictoor. Buste d'une femme (chaud de ton). — 124. Lairease { Gerhard de). Conversion de saint Augustin. — 126. Droogsloot.
Paysage. — 127. Bega ou Begyn.
Paysage.'— 135. Denner. Tête de vieillard (très-beau). — 136. Inconnu. Âtropos (d'après Denner). — 148. Michau ou Michault.
Paysage (très-joli). — 339. lfo«cheron. Paysage.
ÉCOLE FBANÇAISE.
156. Poussin. La Mort d'Adonis (en très-mauvais état). — 160.
Dufresnoy. Ivresse de Noé. — 167. Patel (Pierre), Paysage. — 169. Jouvenet. Apollon et Téthys (trop jaune). — 170. Le même.
Saint Pierre guérissant les malades (trop jaune aussi, mais supérieur au précédent). — 177.
Coypel. M"" de Parabére. — 181. Serre. Bacchus et Ariane (composition vulgaire , mais d'une bonne couleur). — 184.
Rigaud. Portrait de Marie Cadesne, femme du sculpteur Desjardins (très-bon). — 185. Le même» Portrait d'un maréchal de France. — 186. Gallocke. Roland apprenant les amours d'Angélique et de Médor (composition ridicule et d'une exécution médiocre). — 187. Tournières (né à Ifs, près deCaen). Portrait d'un magistrat (très-bon). — i^.Le même. Portrait d'homme (inférieur au précédent). — 189.
t)E PAàlS A CAÈN. [route 50J
Le même. Chapelle et Racine
(bon). — 191. Ôudry. Chasse au sanglier (bon). — 196. Boucher.
Mercure confiant le jeune Bacchus aux Nymphes du montMsa.
— 203. Yien. Tithon et l'Aurore (d'une bonne couleur). — â08.
Lesueur {Blaise^Nicolas). Saloraon devant l'Arche (très-beau).
— 218. Chavannes, Paysage. — 219. François (Gérard). Mort de Patrocle (tableau inachevé).— 236. Noury. Portrait de l'auteur.
— 311. Jeanron. Les petits patriotes.— 319. Debon. La bataille d'Hastings (aussi peu satisfais sant comme composition que comme exécution). — 330. Mélin. Valet de chiens donnant un relais (bon). — 331. Laminait.
Pâtre de Kerldit.— Rousseau (Philippe). Le marché aux volailles.
— Brémond. Liberté et Esclavage.
Parmi les sculptures nous mentionnerons : ï Enfant au serpent, de M. Paul Gayrard (1847).
et Daphnis et Chloé(i^l).
Le musée est ouvert au public les dimanches et les jeudis, de- * puis 11 h. du matin jusqu'à 4 h.
du soir. Il est aussi ouvert pendant les courses annuelles et les lundis pendant la durée de la foire. Les artistes et les étrangers sont admis tous les jours, sur la présentation d'une cai'ie délivrée par le conservateur ou simplement sur leur demande (pourboire).
Le musée de la Société drs an' tiquaires est riche en monuments de toute espèce. — Le musée de la Société fraut- isc
[route 50] CAËN. -^ MAISONS HISTORIQUES.
d'archéologie renferme un tombeau gallo-romain et des moulages intéressants.
La bibliothèque, établie dans l'ancienne église des Eudistes, compte aujourd'hui plus de 60,000 vol. et 200 manuscrits.
Les éditions du xv" s. y sont au nombre de 72; on «y remarque aussi 3 vol. provenant de la bibliotiièque de Diane de Poitiers.
Autour de la salle sont suspendus les portraits d'hommes illustres du pays, notamment ceux de Malherbe, de De Bras, de Segrais, de Samuel Bochart, de Pierre-Daniel fluet, de l'abbé de La Rue et de Jacques Crevel peint par Tournières.
La bibliothèque est ouverte au public tous lesjours, de 10 h.
à 4 h., à-partir du 1" octobre jusqu'au 31 août, et toute l'année pour les étrangers.
Instraotion publique.
L'Académie de Gaen est commune à six départements : Calvados , Eure , Manche , Orne, Sarthe, Seine-Inférieure. Caen possède de nombreux établissements d'instruction publique et douze sociétés savantes.
Les bâtiments de l'Université, qui datent de 1701, ont été augmontés depuis. Les statues en bronze de Malherbe, par Dantan aîné, et de Laplace, par Barre, décorent la façade principale.
Le Lyoée, installé depuis 1804 dans les bâtiments de l'ancienne abbaye Saint-Étienne, est un des plus beaux de France (parloir; cloîtres; réfectoire; esca-
liers remarquables ; boiseries de la chapelle, etc.). Dans les dépendances se trouve un vieux bâtiment appelé salle des gardes.
— VÈcole normale occupe un bâtiment de l'abbaye (xiv s. ; façade bien restaurée). — Il reste quelques débris de l'enceinte fortifiée de l'abbaye de Saint-Étienne (xiv" s.).
Établitsemeuts debienfaisanoe.
L'Hôtel-Dieu occupe les bâtiments de l'ancienne abbaye aux Dames (vaste parc). — L'hôpital Saint-Louis, fondé en 1656, renferme près de 700 lits. — U asile des Petites-Sœur» des pauvres, fondé en 1^6, possède une petite église, style du xiii* s.
— Le Bon-Sauveur, fondé en 1751, est aujourd'hui une maison d'aliénés des deux sexes.
Maisons histori<iues.
Maison où naquit Malherbe en 1555, rebâtie par lui en 1588, à l'angle g. des rues de l'Odon et de Notre-Dame. — Maison de P.
Daniel Huet, à g., dans la cour du Grand-Manoir (on y découvrit, en 1824, sa correspondance avec des hommes célèbres du siècle de Louis XIV). — Maison de Samuel Bochart, rue Neuve- Saint-Jean, 17. — Maison de Segrais, ruede Langannerie, 7. — Emplacement de la maison où Charlotte Gorday séjourna chez sa tante, rue Saint-Jean, 148. — La chambre à coucher de Louis XVI, rue du Havre, 5 (belle cheminée, boiserie de la glace, etc., style Louis XV). — Ancien
170 DE PARIS A CAEM.
hôtel de l'Intendance, rue des Carmes, 44, où séjournèrent les Girondins réfugiés à Gaen, après le 31 mai 1793. — Maison où naquit le général De Caen, rue Gaponière, 6. — Maison de Malfllâlre, rue Saint-Jean, ^209.
MaitOBB anolennes ou oarleases.
L'hôtel de Valois ou d'ÉooviUe (place Saint- Pierre), bâti en 1538, forme aujourd'hui Vhôtel de la Bourse. 11 comprend trois corps de logis du xvi* s., disposés autour d'une cour carrée (escalier remarquable, charmantes sculptures; statues de David et de Judith, au bas des trumeaux des fenêtres). — L'ancienne cour des Halles, ou cour de la Monnaie, renferme de curieux vestiges d'anciens édifices dont les principaux sont Vhôtel d'Etienne Duval (riche lucarne, bas-reliefs dégradés, inscription, etc.) et l'ancien hôtel des Monnaies, fort jolie construction. — L'hMel de Thon (xvi* s.), situé rue Saint-Jean, a été restauré il y a quelques années (curieuse ligure, à l'angle îi. du pignon).
Du palais des évéques de Bayeux il subsiste quelques parties du xiv" s. — L'ancien hôtel d^Aubigny, rue Saint-Jean, 100, a été défiguré par des restaurations modernes. — Vhôtel de Beuvron (xvi* s.) est situé rue Saint-Jean, 214. — Vhôtel deLoraille a été bâti en 1468. rue de Geôle. — Vhôtel de Colomby (6,
[route 80]
rue des Gordeliers) date du régne de Louis Xlll.
Signalons encore : — les restes intéressants de l'ancien collège du Mont qui remonte au XIV* s. (rue de la Préfecture) ; — la maison en bois, dite des Quatrans (rue de Geôle, 31), habitée de 1380 à 1390 par Jean Quatrans, tabellion de Gaen ; — une maison en pierre et en bois (rue Saint-Jean, 19), paraissant dater du xvi* s.; — une meûson du XV* s. (rue Saint-Jean, 37, dans la cour), décorée d'ornements très-délicats ; — une ntaison en bois du XV* s. (rue Saint-Jean, 94), avec étages en encorbellement ; — les restes d'un manoir du XVI* s., dans la cour du muséedela Société des antiquaires;
— une maison en pierre, du XV* s. (rue Écuyére, 42), dont la porte est ornée de sculptures;
— une maison en bois (rueSt- Pierre, 52), du xv* s., dont les poutres offrent de jolies sculptures ; — une maison en bois, de la même époque (même rue, 54), avec figures de saints et petits médaillons.
Places.
Les places sont : la place Royale, ornée d'une statue, en bronze, de Louis XIV, par M. Petitot fils ; — \aiplace Saint-Sauveur, auireiois place du Pilori; — la place du Marché-au-Bois ; — la place d'Armes ; — la place de la Comédie; — la place de la Préfecture ;— la place Saint-Pierre, transformée en square (18G2);
— la place Dauphine, etc.
GÂEN. — PROMENADES. — EXCURSIONS.
[route SO]
Ponts. — Port.
Le pont de Vaucelles, qui relie la ville avec le faubourg, a remplacé, en 1825, un pont datant de 1530. — Un pont en fer a été jeté sur l'Orne. — Le port se compose aujourd'hui de la partie de la rivière d'Orne, comprise entre lepontdeVaucelles et le Rond-Point, et d'un bassin (1848) qui borde la rue des Quais, du côté de la ville.
Promenades.
Les Cours, plantés à la fin du XVII* s., encadrent de trois côtés une immense et magnifique prairie qui sert de champ de courses. — De chaque côté de l'Orne sont deux promenades extra-muros nommées , l'une cours Montalivet, l'autre cours Gaffarelli (jolies vues).
Les courses de Caen ont lieu tous les ans, dans les premiers jours du mois d'août, et durent 4 jours.
Le Jardin des plantes, créé en 1736, très-agrandi depuis quelques années, forme une agréable promenade.
Caen est une ville commerciale et industrielle. Des communications directes et quotidiennes sont établies avec le Havre par un service de bateaux à vapeur (voyageurs et marchandises). Il existe aussi un service régulier entre Caen et Londres.
Excursions aux environs de Caen.
Aux portes de la ville (1 kil.), à l'extrémité du faubourg Saint-
Gilles, se voient les ruines d'un édifice singulier, bâti sous Louis XII, dans un beau site ; on l'appelle Maison des Oendarmes à cause des deux statues placées sur la plate-forme de la tour.
— A 2 kil. de Caen, sur la route de terre de Paris à Cherbourg, est la prison de Beaalieu, maison centrale de détention (800 détenus) prés de laquelle se trouve une petite église romane. Cette prison est située sur le territoire de Saint- Germain - la - Blanche - Herhe (269 h.), où l'on voit aussi les ruines de l'abbaye d'Ardenne (1121). Les deux portes de l'entrée datent du xiv* s. Un bâtiment orné de colonnes sert de grange. De l'église, des xin« ou XIV s., il ne reste que la nef (belle façade ; belle rosace).
On peut visiter aussi aux environs de Caen : Mondeville (3 kil., route charmante et trèsfréquentée en été), v. de 992 h.
(église des xiii" et xv" s.); — (5 kil.) Sainl-Contest, v. de 840 h. (jolie église romano-gothique, mon. hist. ; bel autel du xvn* s. décoré de colonnes torses; mur du chevet orné d'élégantes arcatures); — (6 kil.) Louvigny, v. de 564 h., où l'on peut se rendre, soit en barque, soit par un sentier qui longe la rive g. de l'Orne, soit par la route (frais ombrages; belles prairies; guinguettes très-fréquentées les dimanches et fêtes ; château du XVII' s., entouré d'un parc magnifique; sites charmants dans les environs); —
in
bE PABIS A CËERBOURG.
[route 5i]
(6 ki\.) Allemagne, y. de 1,050 h.
(on y \a en suivant la route d'Harcourt ou en remontant l'Orne en barque), bâti sur le haut d'un coteau crayeux au pied duquel coule la rivière et d'où l'on découvre un vaste horizon (bellescarrières de pierres de taille dites carreau d'Allemagne; découverte de nombreux fossiles dans le sein des carrières; ruines d'une église duxiii- s.); — (G kil.) Ifs, v. de 736 h., situé au S. de Caen, au milieu de la plaine, et à dr. de la route de Falaise (église de plusieurs époques; porte latérale romane, à voussures multiples; élégante tour romane jusqu'à la moitié de sa hauteur et ogivale dans le haut ; au N.
Ë. d'Ifs, au hameau de Bras, se voient quelques restes du manoir de M. de Bras, seigneur de Bourgueville) ; — et (7 kil.) F<?»taine-Ètoupefour (628 h. ; façade curieuse de l'église (xii« s.); château des régnes de Louis XJ ou de Louis XII).
[Voitures de correspondance pour : (25 kil.) Courseulles, par (16 kil.) la Délivrande, (18 kil.) Luc-sur-Mer, (18 kil. 500 met.) Langrune, (20 kil.) Saint-Aubin, (22 kil.) Bernières (R. 76); — (58 kil.) Fiers, par (26 kil.) Harcourt-Thftry, et (46 kil.) Condésur-Noireau (R. 81); — (59 kil.) Vire, par (25 kil.) Villers-Bocage, (53 kil.) Jurques, et (40 kil.) Mesnil-Auzouf (R. 82).]
De Caen à Cherbourg, R. 51 ; — â Honfleur, R, 78 ; — au Mans, R. 7»;
— à Falaise, R. 80; — à Fiers, R. 81 ;
— à Vire,R. 82; — âCabourg,R.7*;
— à Dives et Beuzeval, R. 73 ; — à Lion, Luc, Saint-Aubin, Courseulles, R. 76.