‹ La NormandieChapitre 13 sur 236 · MEULAN · texte numérisé non relu

MEULAN

ses extrémités. — Le marché de Poissy, jadis célèbre, li été transféré à la Villette. — La maison de détention contient environ 1400 détenus. — M. Meissonnier possède à Poissy une jolie maison de campagne entourée de nombreuses villas.

La voie ferrée longe la rive g. de la Seine. — A g. châteaux de Villiers, de Mignaux et d'ffacgueville; — Vilaines, v. où un arbre magnifique, nommé Salfara, planté vers 1810, ombrage , la place; — Uédan {château).

34 kil. Triel (omnibus ^0 c), V. de 2,290 hab., sur la rive dr.

de la Seine, est relié à la station par un pont suspendu de trois arches. — L'église (mon. hist) a une nef ogivale, un chœur moins ancien, et de belles chapelles latérales du style gothique fleuri. On remarque un beau vitrail de 1554.

A 1 kil. (à g.) de la station, se trouve Vemouillet (709 hab.); château. On y remarque un château etupe belle église {mon.

hist.) des xii* et xui* s., dont le beau clocher est roman.

Au delà de la station de Triel on découvre Verneuil, 631 hab.

(joli château, église des xi* et xnr s.).

41 kil. MeaUn (omnibus 25 c), V. de 2,307 hab., située en pai^ tie sur la rive dr. de la Seine, en partie sur une île nommée le Fort, et reliée à la rive g. par un ancien pont de pierre de 9 arches, qui le met en communication avec les Mureaux. Végltae Votre-Dame, du %tyle go-

4 DE PARIS

thique, sert de halle aux blé, et sa tour de beffroi. L'église Saint-Nicolas est le seul édifice religieux que Meulan ait conservé de tous ceux qu'elle possédait avant la Révolution.

En sortant de Meulan, on remarque à g. le château de M. le comte Daru, puis on traverse le bois de la Garenne.

49 kil. Èpone {omnihus 15 c), V. de 850 hab., bâti en amphithéâtre, à 1 kil. de la station, et à la même distance du v. de Mésières (862 hab.; beau château). Épone possède des débris des époques celtique, gallo-romaine et du moyen âge.— Un dolmen célèbre se voit â quelques pas du chemin qui conduit d'Épone à Meulan, par la ferme de la Garenne ; la table d'autel est faite de deux pierres ayant ensemble 12 met. 43 c. de tour, 4 met. 5 c. de longueur et 50 c.

d'épaisseur; il a6 supports dont l'élévation est de 60 c.—V église, assez curieuse, date, en partie, du XII* s. — On voit aussi à Épone une tour du x* s. et un beau château.

 Neauphle-le-Chàteau, R. S3.

56 et 57 kil. Mantes (omnibus, jour 25 c, nuit 30 c; — hôt. du Grand-Cerf^ place Rosny (recommandé), du Rocher de Cancale, rue Royale ; — loueur de voilures. Marchand, rue Porteaux-Saints; — bureau de poste, rue Royale, et bureau télégraphique, rue de la Sangle).

Le chemin de fer a deux stations pour Mantes. Quelques

k ROUEN. [route l]

trains omnibus Varrètent à celle qui est située immédiatement au delà du viaduc jeté sur le chemin de fer. Cette station, dite de la Ville, est plus rapprochée du centre de Mantes, car la rue Porte-aux-Saints, qui fait suite à l'avenue du faubourg Saint-Lazare, aboutit à la rue de la Chausseterie, à l'extrémité de laquelle s'élève l'église. L'autre station, où se trouvent la gare, le buffet, et la bifurcation des lignes de Cherbourg et du Havre, est éloignée de 1 kil.

C'est de cette station que partent les omnibus desservant la ville.

Mantes, V. de 5.345 hab., est située sur la rive g. de la Seine, vis-à-vis de Limay, bâti sur la rive dr. du fleuve, que traverse un beau pont.

L'éf lifte Notre-Dame ( mon.

hist.), bâtie d'un seul jet à la fin du xii* s., et présentant, selon M. Yiollet-le-Duc , une copie réduite de la cathédrale de Paris, a eu pour architecte Eudes de Montreuil. — Magnifique portail orné de statuettes et de sculptures alfteu ement mutilées; très-belle rose.

Deux tours jumelles, terminées par des plates-formes. Cordon d'énormes gargouilles faisant le tour de l'éditice. Nef haute de plus 35 met. sous clef de voûte. Contre le bas-côté sud du chœur, chapelle dont la voûte repose sur un pilier central.

Chapelle de la Vierge, derrière le maltre-aulel, ornée de verl-iéres faites par M. Husson { dans

[boute l] MARTES.

la chapelle de Notre - Damedes-Sept- Douleurs, assez beau groupe de la Vierge tenant dans ses bras le Christ descendu de la croix. Dans une chapelle du railieu du bas-côté droit, bel autel en pierre sculptée, récemment construit, avec un tabernacle remarquable.On remarque dans la nef :

le chemin de croix en bas-reliefs encadrés; un tableau {saint Paul devant l* Aréopage); les boiseries du chœur et des orgues ; la chaire en bois sculpté. On peut monter dans les galeries à balustrades ouvragées qui régnent autour de la nef et du chœur (s'adresser au sacristain, pourboire). Des galeries on monte aussi aux tours (belle vue). 11 y a quelques années, on a trouvé dans un petit caveau, découvert |^r des ouvriers, deux boites en plomb que l'on suppose renfermer le cœur et les entrailles de Philippe Auguste.

La tour Saint-Maolon est le seul débris d'une église détruite à la Révolution ; commencée au milieu du xiv* s., elle fut achevée dans la seconde moitié du xv* s.

Le théâtre (place de l'église) occupe des bâtiments qui servaient jadis d'hospice. — Vhôtel de ville est un ancien édifice restauré au xvii" s. ; le fronton central est orné des armes de la ville. — Le tribunal occupe les bâtiments de l'ancien Auditoire royal; la porte d'entrée, surmontée de sculptures mutilées, donne accès à un bel escalier

— LIMAY. s

en pierre datant de François I", et sous lequel sont des caveaux qui servaient autrefois de prison. On voit à l'extrémité de la place du Marché une magnifique fontaine remontant à une date inconnue.

L'hôpital général, voisin de la première station, a été bâti en 1668; un des vieux tableaux de la chapelle date de 1694; derrière cette chapelle s'étend le cimetière, contenant plusieurs monuments assez remarquables. — On montre dans la Grande-Rue une maison habitée, dit-on, par Gabrielle d'Estrées.

Mantes communique avec Limay, son faubourg, par un pont construit en 1765. Tout auprès, à dr., est une belle maison (autrefois salle des arquebusiers) flanquée de deux tours et ornée d'un balcon. Deux îles de la Seine s'appellent l'île Champion et l'Ile de Limay.

Llmay, 1,304 hab., est situé au pied d'une colline, sur la rive dr. de la Seine, et traversé par la route de terre. — Belle place en hémicycle. — Tour à flèchederB^/Mff(xii's.); à l'intérieur, cuve baptismale (xir s.) richement sculptée; anciennes pierres tombales.— Château des Célestins , ancien couvent, au sommet du coteau qui domine Limay (belle vue).

Un petit chemin, tracé un peu au-dessous du château, conduit à Y ermitage Saint-Sauveur (env.

4 kil. de Mantes), taillé en entier dans un rocher dominant la ^ine et lieu de pèlerinage.

—On descend de l'Ermitage au bord de la Seine, que Ton peut franchir sur un bac pour gagner le v. de Oassiooort (335 hab., 3 kil. de Mantes par le chemin vicinal, et 5 kil. env. par l'Ermitage Saint-Sauveur), sur la rive g. du fleuve, à l'extrémité d'une prairie qui sert d'hippodrome à la ville de Mantes, h'êglise (mon. hist.) des xi* xin* et XV' s. (s'adresser au maire qui en garde la clef), a appartenu autrefois à un prieuré; la porte d'entrée, récemment restaurée, offre des panneaux très -anciens; à l'intérieur, on remarque des débris de vitraux dans les deux fenêtres du chœur; des restes de peintures murales ; des bas- reliefs; de charmantes boiseries et les stalles du chœur; un bas-relief trèsancien et un lavabo sculpté, dans la chapelle Saint-Éloi.— On peut revenir à l'embarcadère de Mantes par un chemin qui offre de jolies vues.

A Magny, R. 93;— à Houdan, R. 54.

On laisse à g. la ligne de Cherbourg (R. 50), puis on traverse la forêt de Rosny.

63 kil. Rosny, 703 hab., situé à dr. du chemin de fer, sur la rive g. de la Seine. Sully et M** la duchesse de Berry ont rendu célèbre le château de Rosny, dx>nt le plus ancien propriétaire, Raoul de Mauvoisin, vivait en 1080. Henri IV s'y retira, après la grande journée d'ivry, où Sully fut dangereusement blessé. 11 appartient

DE PARIS A ROUEN. TrOUTB l]

aujourd'hui à H. Le Marrois.

La route de Rouen traverse le village, dont Yéglise est surmontée d'une tour carrée terminée par une plate - forme (belle vue); deux armures en relief ornent les panneaux de la porte; àTintérieur, on remarque les tombeaux de Jean François Patu et de Jeanne Goudrèt, sa femme, concierges du château, morts en 1672; un tableau copié à Rome (Ensevelissement du Christ), et deux vitraux (1864). La route de Paris à Rouen longe les murs du parc, du château; en la suivant du côté de Paris, on arrive à une grille en fer qui s'ouvre sur une cour et sur des bâtiments où la duchesse de Rerry avait établi un hospice (aujourd'hui salle d'asile). Deriière s'élève une église bâtie en même temps que l'hospice (1820), et contenant un monument funéraire en marbre blanc, qui supporte la statue de saint Charles, et où le cœur du duc de Rerry fut enfermé quelque temps.

L'entrée principale du château se trouve un peu plus haut que la grille de l'hospice, et donne sur une petite rue, à g.

de la route de Rouen. Derrière une énorme grille en fer de l'époque de Sully, commence une avenue conduisant au château, qui contient un riche ameublement moderne, de beaux tableaux, et une magnifique salle à manger ornée d'une splendide cheminée en bois sculpté; le parc, bien dessiné.

[route ij BONNièRES. —

renferme des rochers pittoresques.

La voie ferrée côtoie d'abord la rive g. de la Seine, puis" s'enfonce dans le tunnel de Rollehoise, long de 2,046 met. La montagne s'élève de 70 à 80 met. au-dessus du tunnel, et les maisons de Rolleboise (287 hab.) s'étageni sur ses flancs.

69 kiU Bonn}èreB (hôtel du Chemin de Fer; — Buffet, loueur de voitures), ch.-l. de cant. de 822 hab., situé à g., du chemin de fer; prés de la rive g. de la Seine et traversé par les routes de Paris à Caei^ et de Paris à Rouen. ,

On peut visiter au Memil-Regnard, situé au sommet d'un des coteaux qui dominent Bôpnières au S., les restes d'une vieille tour (x* s.) ayant 10 met.

de hauteur sur 1 met. d'épaisseur. — Vèglise de Bonnières n'a de remarquable que son ancienneté.

A S kil. de Bonnières se trouve le V. de la Roche-Guy on. Pour s'y rendre il faut franchir le chen^in de fer à 1 kil. de la station, et traverser la plaine de Preneuse, v. de 629 hab., puis longer la rive g, de la Seine pendant 2 kil. Uii pont suspendu conduite la Roche-Gaybn, v. de 787 habi (auberge Saint- Michel, près du pont, bonne friture).

Un château fut construit à la Roçhe-Guyon en 998, et reconstruit aux XII' et XIII' s. Le donjon, belle tour cylindrique, s'avance en épi du côté de la campagne. — On monte au donjon

LA ROCHE-GDTON. 7

du château, soit par un escalier de 72 marches, creusé dans les flancs de la montagne, soit par le parc ; la vue y est trèsétendue. — A g. du château se trouvent le parc et une vieille tour.

Le château actuel , bâti an pied d'une grande falaise, est en grande partie ^niodeme ; il appartient à la maison de la Rochefoucauld - Liancourt. La porte d'entrée principale et les deux tourelles à mâchicoulis qui la flanquent doivent être du XV' s. Un magnifique escalier en pierre précède cette porte ; des couloirs voûtés communiquent avec des salles creusées dans le roc. L'escalier qui monte aux appartements (38 marches) est orné de superbes tapisseries des Gobelins (salle des gardes contenant d'anciennes armures ; beau salon; galerie de portraits de famille ; chambre d'Henri IV, avec son lit et son bureau ; chapelle creusée dans le roc, ainsi qu'un réservoir qui peut contenir 5,896 hectolitres d'eau).

Une large terrasse supportée par 10 arcades et bordée d'un balcon en pierre, règne à la hauteur du premier étage du bâtiment du milieu.

A. l'E. du château s'élève Véglise paroissiale (xv s.), en partie restaurée (belles stalles sculptées du chœur ; tombeau en pierre de François de Silly, duc "de la Roche-Guyon, mort en 1627, avec les statues du duc et de sa petite-fllle; dans les chapelles, plaques de marbre

DE PARIS

en riionneor de la famille de Ja Rochefoucauld ; caveaux renfermant les restes de plusieurs membres de la famille de' Rohan).

Entre l'église et le château se trouve une fontaine monumentale (1717).

La maison de convalescence pour les enfants sortant des hôpitaux de Paris, et fondée, en 1850, par M. le comte de la Rochefoucauld, peut contenir 500 convalescents.

Au delà de Bonniéres, la voie ferrée côtoie la rive g. de la Seine et passe prés de Jeufosse (335 hab., joli château; dans l'église, vitraux très-anciens).

80 kil. Veraon (omnibus, 20 c; hôt. d'ÊvreuXf du Lion-iTOr); V. de 7,787 hab., entre le chemin de fer et la rive g. de la Seine. — Véglise (mon. hist.) est en restauration (chœur du xii's., nef du XIV* et chapelles du xv*.

Tombeau en marbre blanc de Marie Maignat, femme du sieur d'Arcquegny; chaire en bois sculpté; boiseries de l'orgue; tapisseries des Gobelins). — La chapelle de l'hospice, fondé par saint Louis , mérite une visite. — Des anciennes forti' ficatiom il reste une tour.

— La Bibliothèque communale compte 60,000 vol. Vernon possède outre un théâtre, un ancien collège, un parc de construction, des ateliers et magasins pour le matériel de l'armée. Les promenades ont été établies sur les anciens boulevards. Le Cours sert aux fêtes

A ROUE». [route 1]

et à la foire annuelle du 8 septembre : une de ses allées conduit à l'avenue de la MaisonnettCt promenade favorite des habitants, et aboutit à la forêt de Vernon et au parc du ohftieau de Bisy, détruit à la Révolution. Une modeste habitation a été bâtie sur les ruines de ce château, dont le parc est remarquable.

Vernon est la patrie d'Anne de Lavigne, poète du xvii' s., et amie de M"- de Scudéry; de Matthieu Mésange, architecte célèbre du xvin» s., et de M— Brohan, actrice distinguée, mère de M"" Augustine et Madeleine Brohan. f

Un pont en pierre fait communiquer Vernon avec Vernonnet (1,200 hab.), sur la rive dr. de la Seine. Véglise (moderne) renferme un très-bel autel de pierre du style du xn* s., orné d'un bas-relief représentant la Cène, d'après Léonard de Vinci ; cet autel est large de 4 met. et haut de 7 met. L'ancienne église (mon. hist.) est antérieure au xn* s.; le portail, de l'époque de Henri II, est d'un travail exquis.

De Vernon à Gournay et à Étrépagny, R. 84; — à Gisors, R. S5; ~ i Boisset, par Pacy<«ur-Eure, R. 55.

La voie ferrée franchit l'avenue du château de Bizy. On côtoie la rive g. de la Seine pendant 5 à 6 kil., puis on passe près du V. de Saint-Just. Sur l'autre rive se voit le château de la Madeleine, qui appartint

[ROOTE l] GAILLOK. —

longtemps à Casimir DelavigTie.

— A g., Saint- Pierre-d'Autils, V. dont Végltse possède une tour du XII* s. (aux environs, ruines d'un camp immense).

94 kil. OaUlon (omnibus, 30 c;

— hôt. A'Èvreux; — café de France), V. de 3,219 hab., située sur la g., à 2 kil. de la station, bâtie a« pied et sur le penchant d'une colline, couronnée par les restes de l'ancien château fort et la maison de détention, a conservé des maisons très-anciennes , et dans la Grande-Rue, une maison en bois du XV» s., trés-curieuse.

Le magnifique château construit par Georges d'Amboise, premier ministre de Louis XII ^1515)r ftit vendu en l'J93 ; démoli en très-grande partie, de ce chef-d'œuvre de l'art de la Renaissance, il ne reste aujourd'hui que le porche d'entrée flanqué de A tourelles, le beffroi de l'horloge, une tour de la chapelle et un souterrain profond. L'admirable portique qui séparait les deux cours a .

été transporté, à Paris, dans la cour du palais des Beaux-Arts.

L'orangerie a été convertie en filature, et le château en une Maison centrale de détention (1,300 détenus). Une vaste terra^e, épargnée par les nouvelles constructions, offre une belle vue.

De Gaillon i Gisors, R. l6;->i Evreux, R. 56.

Bxoanloii «Qz Andelys.

La route des Andelys croi«e

LES ANDELTS.

le chemin de fer, puis firanchit la Seine sur un pont suspendu (1846) , traverse Courcelles, V. de 277 hab. (restes d'un château fort), Bouafies, Vezillon et le Petit-Andely (9 kil. de Gaillon), situé à 1 kil. du Grand-Andely , avec lequel il forme une ville de 5,161 hab.

Le Orand-Andely (hôt. du Grand-Cerf, près de l'église (recommandé), de Paris;— Doudain, loueur de voitures, rue de la Madeleine), est situé entre deux coteaux, dans la vallée du Gambon. — Les Andelys ont vu naître : Adrien Turnèbe, savant helléniste du xvi* s. ; le peintre Nicolas Poussin; le pofite Beuzeiin (mort en 1797) et le célèbre aéronaute Blanchard.

L'éffUte du Grand - Andely (mon. hist.), bâtie à diverses époques, est actuellement en restauration; certaines parties en ont été refaites dans le style primitif. Les deux tours sont du XIII* s. (magnifique rosace sep- . tentrionale). La nef (en partie du xiu* s.) et ses dépendances fermées actuellement (1866)renferment : un magnifique groupe en pierre, l'Ensevelissement du Christ ; des verrières de la Renaissance (plusieurs datées de 1540); un bénitier du XV* s.; un bel autel sculpté dans la chapelle SaintJoseph; le tombeau de Gabriel Prévost, médecin, mon en 1694. La partie N. du transsept appartient â la Renaissance (magnifiques rosaces) : dans une chapelle (S.), se voit une peinture de Léo-

DE PARIS A RÛDEN.

nard. La chapelle de la Vierge (xvii* $.) contient un magnifique autel provenant de la chartreuse de Gaillon. Le retable est garni d'un tableau attribué à EustacheLesueur. Dans le chœur on remarque des vitraux des fenêtres du S.(xvii* s.), des stalles du XY* s., curieusement sculptées. La menuiserie du buffet d'orgues est du xvi* s.; 2 tableaux de Quentin Yarin, maître du Poussin, méritent aussi une mention. Le premier étage de la tour du clocher renferme d'anciennes statues et divers fragments. La sacristie (xm* s.) contient- une magnifique chasuble dû XVI* s.-

La chapelle Sainte -Clotilde^ près, de l'église Notre-Dame, est un édifice circulaire de la fin du xyi*s. dont la voûte en* coupole est décorée, au centre, d'un riche pendentif.

Près de l'église se voit une fontaine curieuse» ombragée par un tilleul énorme, et but de pèlerinage (2 juin) très-fré-.

quenté, à cause d'un miracle par lequel, dit la légende, une sainte changea- son eau en vin.

. Vhùtel 4u Grand^Cerf (lejmeilr j[eur de la ville) est un. très-curieux édifice du xvi* s., dont la façade est en bois sculpté. On y remarque surtout la chemitiée monumentale de la cuisine, et, dans les appartements, une porte scujlptée, des vitraux, des bas'reliefs, des tapisseries de Beauvais et des meubles anciens.

. La .itatoa en bronze de mooUis PouMin, par M. Louis

[route \\

Brian, a été érigée, en 1851, sur la place du Marché, au Grand- Andely. On va visiter, au hameau de Yiliers, le clos qui contenait autrefois la chaumière où ce grand artiste naquit en 1S84.

-*- Vkôtel de ville possède un magnifique tableau du Poussin, Coriolan fléchi par sa mère, et un beau dessin (copie de. V Adoration des bergers, du Poussin) longtemps regardé comme un original.

Au Petit-Andely on remarque plusieurs maisons anciennes , dont l'une offre un fragment de construction du xvï» s., et une autre une façade du temps de Louis Xlll. — L'église Saint- Sauveur (mon. hist.) est un magnifique édifice du xm' s., surmonté d'un clocher três-élevé

dans lequel on peut monter

La façade principale, précédée d'un porche en bois du xiv* s., est très-mutilée. Le pavage de l'égUse est parsemé de pierres tombales; signalons encore un magnifique autel provenant de l'abbaye de Mortemer ; sur l'autel, un très -beau tableau attribué à Philippe de Champaigne ; un autel en bois doré, dans une chapelle; d'anciennes verrières; une chaire eh bois sculpté; un tableau espagnol dans la chapelle de la Yie?ge; plusieurs statues intéressantes {Saint Sauveur du xi" s.); la plus grosse .des deux cloches, qui porte la date de 1600.

Au bord de la Seine, à l'extrémité du Petit-Andely, est bâti V hospice Saiat-Jacquest fondé en

[roitte i]

1784 par le duc de Penthiêvre, au pied de la Roche Saint-Jacques. La chambre qu'habita le duc de Penthiêvre, lorsqu'il visita l'hospice, en 1785, contient son portrait en pied.

Le Petit-Andely est dominé par la montagne que couronnent les ruines imposantes de la forteresse de Ghiteaii-Oftfllard, fondée par Richard Coeur de LiBn, et démantelée, en 1605, par ordre d'Henri IV. — On monte anx ruines en «suivant un petit chemin qui se détache à g. de la route de Gaillon, un peu en deçà du pont qui fait communiquer le Petit-Andely avec la rive g. de la Seine. Après avoir suivi ce chemin pendant quelques minutes, on prend à dr. un petit sentier de chèvres, et Ton atteint bientôt la plateforme où se dressent les ruines (vue magnifique).

La forteresse se composait autrefois de trois enceintes défendues du côté des terres par des fossés en partie comblés.

Des grottes, taillées dans le roc, s'ouvrent dans un des côtés du fossé qui protégeait la 1" enceinte ; il ne reste guère que quelques pans de murs de la 2* enceinte, séparée par un large fossé de la 3% où Ton voit encore de vastes débris'de murail* les et une espèce de tour dont les murs ont 4 met. d'épaisseur.

Une immense et profonde cir"* çonvallation, ereusée dans le roc, entoure cette dernière enceinte. Des fouilles ont- fait^é»

«ouvrir (1864) dei tourelles cou»

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