DE PARIS A DREUX
85 kil. — Trajet en 3 li. 85 min., 3 h.
20 min. et l h. 40 min. — l" cl., 9 fr. 20 c; 2* cl., 6 fr. 90 c; 3« cl..
5 fr.05c.«.
9 kil. Bellevue.
17 kil. Versailles.
22 kil. Saint-Cyr '.
Laissant à g. la ligne de Rennes, le chemin de fer de Dreux croise la route déterre de Paris à Chartres sous un viaduc de 8 met.
29 kil. Villepreux-les-Clayes, station qui doit son nom à deux v., situés, l'un, Villepreux (581 h., omnibus, 20 c. le jour et 50 c. la nuit, sans bagages), à dr. du chemin de fer, et l'autre,
1 Pour la partie de cette route comprise entre Paris et Saint-Cyr, Y. le volume de l'Itinéraire général de la France intitulé la Bretagne.
Clayes (515 h.), à peu de distance sur la g. L'ancien château de Villepreux, transformé en une filature de laine et de cachemires, appartient à M. L. Biétry. Glayes possède une église du x"s. et un château modeme.
55 kil. Oriffnon, ham.(287 h.) de la c. de Thiberval, sur ladr.
V institut agricole de Grignon a été fondé en 1826 par M. Bella, chef d'escadron (mort en 1856), qui entreprit, â la tête d'une société anonyme, l'exploitation du domaine de Grignon. V école, qui compte environ 60 élèves payant une pension de 750 fr., est établie dans un magnifia que château bâti du temps de Ix)uis XIV, au milieu d'un parc immense. Le domaine compte 470 hect. de terres très-variées.
40 kil. Villiers-Néauphle. — Le v. de Néauphle-le-Château (1,242 h.; 2 kil. de la station, omnibus, 20 c.) est à g. du chemin de fer.
— A 2 kil. de la station, sur la g., se trouve le beau château de Pont-Chartrain (parc magnifique), appartenant à M"* de Payva.
[Voit, de corresp. pour (11 kil.)Maule'(R. 55); — (18 kil.) Septeuil par (12 kil.) Goupilliére (R.54).]
De Néauphle à Épone, R. 53.
La voie ferrée croise la route d'Épone (R. 55) et franchit la Mauldre.
45 kil. Montfort - l'Amaury (omnibus, 50 c. le jour et 40 c.
la nuit, sans bagages ; avec bagages, !>0 c. le jour et 60 c. la
nuit), b. de 1,596 h., situé à g.
de la station (5 kil.), sur un coteau.
Les ruines du vieux donjon de Montrort-l'Amaury (on ne les voit pas du chemin de fer) dominent toute la contrée. Ce fut là que résidèrent les puissants comtes de Montfort, qui descen-.
daient de Charlemagne. Il ne reste du château que les débris de deux tours, l'une très-ancienne, l'autre beaucoup plus moderne.
Le cimetière est le préau d'un ancien couvent, bordé sur deux des côtés de galeries en arcades d'une architecture légère et gracieuse.
V église paroissiale ( Saint- Pierre) parait remonter auxii's. , mais elle a été refaite en partie sous les derniers Valois. La nef et le chœur sont gothiques ; le portail, le clocher et l'ornementation extérieure (inachevée) sont du style italien du xvi* s., ainsi que les vitraux, de 1578. On voit sur l'un d^ces vitraux Henri m ou son frère, et sur un autre Catherine de Médicis.
La porte Bardou fait face à l'église ; elle est cimtrée et doit être antérieure au xii* s.
A % kil. au S. est la chapelle de Notre-Dame -du- Chêne (statue de la Vierge très- vénérée).
49 kil. Garancières-la-Queue, V. de 780 h. — On aperçoit à dr.
\b château du Monlinet, à g., celui de Millemont, à l'entrée de la forêt des Quatre- Piliers.
56 kil. Tacoignières (241 h.; château et paix;). — La voie fer-
DE PARIS A GRAN VILLE. [rOUTE 93]
rée laisse à dr. Bichebourg (châ-
teau du XVI' s.; église du xv) et croise la route de Mantes à Uoudan près de Manlette , sur la Vesgre. Sur le revers occidental du coteau se trouve un cimetière du viî» au X' s.
63 kil. Hondan (omnibus, 25 c.
le jour et o5 c. la nuit, sans bagages ; 40 c. le jour et 50 c. la nuit, avec bagages ; — Cadet, aubergiste, rue de Paris, 94 ; — Philippe t loueur de voitures, rue de Paris, 45), V. de 2,051 h., reliée à la station par une large avenue récemment ouverte, est située sur le sommet et le penchant d'une colline peu élevée, baignée au N. par la Vesgre et au S. par TOpton.
Houdan passe pour une ville d'origine celtique ; on y a découvert, ainsi qu'aux environs, des antiquités gallo-romaines.
Les fortifications et les portes de la ville ont été détruites.
11 ne reste de l'ancien château des comtes de Montfort que le vieux donjon, bâti par Araanry III (1105-1137); il se compose d'une tour ronde (15 met. de diamètre) flanquée de quatre tourelles (4 met. de diamètre) et bâtie en meulière avec quel* ques chaînes en grès. Le sommet de la tour que recouvrait autrefois un toit conique, porte aujourd'hui une balustrade en bois. L'entrée primitive était dans la tourelle N., à environ A met. du sol ; la porte ogivale, ouverte dans la tourelle Ë. , n'est qu'une brèche pratiquée dans le mur. L'intérieur (la plus gran(|e
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partie des voûtes a été démolie) se compose d'un rez-de-chaussée et de deux étages auxquels on accède par des escaliers en pierre. Presque toutes les fenêtres ont été murées.
L'éfflise (mon. hist.) est un bel édifice gothique inachevé et trés-délabré dans quelques parties. Les panneaux de la porte sont ornés de sculptures curieuses (à l'intérieur : sculptures des chapiteaux de la nef; stalles du chœur; autels sculptés ; débris de vitraux). — Rue de Paris, n* 39, on voit une jolie maison en bois.
[Voit, de corresp. pour : (11 kil.) Orvilliers et (16 kil.) Septeuil (R. 54);— et (15 kil.) Adainville (5W h.; restes d'un ancien château au ham. du Coudray), par (6 kil.) Gambais (1,004 h.; ruines d'une ancienne forteresse ; château et parc de Neuville) et (11 kil.) Condé-sur-Veagre (421 h.; vitraux du xv* s.
dans l'abside de l'église).]
De Houdan à Mantes, B. 51.
La voie ferrée franchit la vallée de la Vesgre sur un remblai haut de 15 met., puis s'engage dans une tranchée de 2 kil., au milieu de laquelle on passe du départ, de Seine-et-Oise dans celui d'Eure-et-Loir.
70 kil. Marckezais.
On laisse à dr. Serville (183 h.; église romane et ogivale). — La voie ferrée descend dans la vallée de l'Eure, qu'elle franchit près de Cherisy (à g.), sur un
HOUDAN. — DBEUX.
viaduc de 5 arches de 4 met*
82 kil. Dreux (omnibus, 30 c.
le jour et 40 c. la nuit, sans bagages; avec bagages, 50 c. et 60 c; — hôt. ; du Parodia; de VÉcfitoire ; — Lepellelier, loueur de voitures; — libraires, Lacroix-Job, Audiger), V. de 6,940 h., est située dans la vallée de la Biaise qui s'y divise en plusieurs bras, et se jette dans l'Eure au N. E. Dominée sTu N.
par un coteau que couronnent la Chapelle royale et les ruines entourées de verdure de l'ancienne forteresse des comtes de Dreux, elle offte, vue de la station, un aspect pittoresque.
La plupart des historiens pensent que Dreux fut sous les Romains un poste militaire remarquable. — En 1188, Philippe Auguste fit le siège de Dreux et en expulsa Henri II, roi d'Angleterre. — La sanglante bataille de Dreux fut livrée, en 1562, sur la commune de Marville-Moutiera- Brûlé, entre les protestants, commandés par le prince de Condé et l'amiral de Goligny, et les catholiques, conduits par le connétable de Montmorency et le duc de Guise. — Henri IV assiégea Dreux en 1590 et en 1593; son artillerie détruisit une grande partie des fortifications de la ville et du château.
Dreux a été la patrie de J. Rotrou, {>oëte du xvu« s.; de Cl.
Métézeau, architecte célèbre, auquel on doit une partie de la galerie du Louvre ; du général de Sénarmont, etc.
L'éffliM 8a|pt-Fierr« (mon.
DE PARIS A
hist.) appartient à plusieiu's époques. Le portail et le croisillon N. du transsept, le chœur, les voûtes et les pilastres cylindriques qui séparent les chapelles des nefs latérales, datent du xii* ou xiii* s. La grande nef, les chapelles des nefs latérales et le pourtour du chaur sont du xv s.
La façade occidentale offre : un beau portail creusé en ogive et flanqué de deux tours dont Tune a 36 met. de hauteur et l'autre, inachevée, 16 met. à peine; une rosace centrale et de charmants détails de sculpture très-mutilés. Le portail N. a été également très-maltraité. L'intérieur de l'église est long de 68 met. et haut de 47 met. environ. — Les verrières, quoique mutilées, sont encore remarquables. Les vitraux des sept fenêtres de la chapelle de la Vierge sont habilement restaurés.
Une des chapelles latérales de la nef (côté S.) contient des peintures murales historiques : d'abord une longue suite de pèlerins à genoux et au-dessous les noms des habitants de Dreux qui ont fait le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle au xvii* et au xvni* s.; puis, en face de l'autel, un cavalier armé et, au-dessous, Tépitaphe de Mercœur de France, mort en 1562. — Dans la chapelle parallèle (côté N.) la muraille est couverte par une grande peinture du xv s.
{la Glorification des élus).
On remarque encore : un bénitier du xn' s.; le buffet d'orgues (1614); la chaire ; les stalles
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du chœur ; des pierres tom" baies ; etc.
Du ohàteau de Dreux il ne subsiste plus que quelques ruines, entourées de massifs de verdure et d'un aspect très-pittoresque. Les courtines et une partie des tourillons de la grande enceinte furent abattus, en 1593, par ordre d'Henri IV. -- Dans cette enceinte s'élevait jadis, sur le plateau de la colline qui domine la ville au N., une très-ancienne église. C'est sur l'emplacement de cette église qu'a été bâtie la chapelle royale destinée à la sépulture des membres de la famille d'Orléans.
Commencée en 1816 par la duchesse douairière d'Orléans, elle fut agrandie et achevée par le roi Louis^Philippe I". Malgré le mélange des styles divers dont elle' est composée, l'ensemble en est imposant et pittoresque.
On monte à la chapelle de Dreux par la rue Philidor, qui s'ouvre devant le palais de justice, et par une route de voitures. — N. B. Pour la visiter, s'adresser au concierge.
Le portail de la façade prin* cipale est flanqué de deux tourelles octogones.
L'Ange de la Résurrection attire les regards au-dessus de l'arcade du portique. A ses côtés sont deux médaillons représentant, l'un, le Père étemel, l'autre, VEcce Homo. — Sous le portique s'ouvrent trois portes.
A rintérieur,la chapelle royale se compose de l'ancienne rotonde bâtie par la duchesse
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d'Orléans, d'une nef en avant avec deux chapelles, d'un transsept, d'une abside, de deux nefs latérales et d'un grand caveau circulaire.
Au-dessus de la porte principale, se trouvée l'intérieur un orgue remarquable, inauguré en 1845. — Des deux côtés de celte espèce de vestibule, deux autels ont été élevés à sainte Amélie et à sainte Adélaïde. Les fenêtres sont ornées de beaux vitraux d'après les dessins de M. Larivière, dont le premier, à dr., représente Jésus au jardin des Oliviers; à g., le Christ déposé de la croix dans les bras de sa inére ; parallèlement, saint Arnould lavant les pieds des pèlerins ; en regard, sainte Adélaïde, reine de Hongrie, distribuant des aumônes.
Le chœur ou rotonde est richement pavé» A l'entrée se voient deux magnifiques coquilles servant de bénitier. On y remarque : 18 stalles en chêne sculpté, des tribimes (styles de la Renaissance) présentant un double amphithéâtre et de belles fenêtres surmontées de roses à quatre lobes, dont les magnifiques vitraux ont été exécutés d'après les cartons de M. Ingres. — Dans l'enfoncement des tribunes et entre les colonnes se voient des bas-reliefs par Chambord et Bonassieux. Le vitrail de la coupole, peint d'après les dessins de M. Larivière, représente le miracle de la Pentecôte.
Des .escaliers placés à côté de