D'ARGENTAN A FLERS
45 kil. — Chemin de fer.
Le chemin de fer de Granville, se séparant, au delà de la station d'Argentan, de la ligne du Mans à Caen (R. 79), franchit l'Orne, sur un viaduc de 3 arches (30 met. d'ouverture chacune).
8 kil. écooché (hôt. : du Lion d'Or; de la Corne), b. de 1 ,404 h. , situé dans une plaine fertile entre l'Orne et ses affluents, la Gance et T'Udon. V église, inachevée, est sans intérêt. La eha-
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Après avoir franchi l'Udon, à la sortie d'Écouché, la voie ferrée traverse la Maire.
19 kil. Fromentel, ham. de la c. des Yveteaux (325 hab.), dont V église, lambrissée et parquetée en bois de chêne, renferme un beau retable orné de bonnes peintures, et des reliques, but de pèlerinage.
27 kil. Briouze (hôt. de la Poste) , b. de 1 ,875 hab. L'église, très-délabrée, appartient au style roman du xi* s. — On vient d'achever à Briouze un couvent dont la chapelle offre un aspect monumental.
On laisse à g. le marais du Grand-Hazé, Bellou-en-Houlme (267 hab.) et le bois de Dieufit.
39 kil. Messei'Saint-Gervais (1,776 hab., ruines imposantes d'un château fort du x* s.).
4;i kil. Plers (hôt. : de l'Europe tenu par Martine (recommandé); de VOuest tenu par Goflot ; — libraires : Follope, éditeur du journal de Fiers, Ozouf; — loueurs de voitures, V« Tariel et Dumaine ; — bureau de poste ; — bureau télégraphique ; — succursale de la Banque de France), V. de 10,054 hab., est agréablement située sur un affluent du Noireau. A l'entrée de la ville s'étend un vaste champ de foire, en regard duquel s'élèvent le cercle (fayade monumentale) et deux magnifiques villas.
L'église Sâint-Jean-Baptiste
(style roman), commencée eu 4858 et terminée en 1864, a o2 met. de lenteur hors d'œuvre, et 46 met. 17 cent, du sol au sommet de la croix qui surmonte la flèche; le portail est décoré de sculptures; l'ornementation intérieure représente divers objets sacrés du temple d'Israël. Les vitraux, les statues et le maître-autel en pierre sont dignes d'attention.
Le ohftteau, situé, en dehors de la ville, sur une petite rivière dont l'eau alimente ses fossés, appartient à diverses époques. Ses tours, à créneaux et à mâchicoulis, sont du xv* s.
Pendant l'insurrection vendéenne, il fut un des quartiers généraux des soldats royalistes. Un incendie, allumé par les troupes du général Gardanne, dévora en 1800 l'intérieur de la partie la plus ancienne. Le parc a été coupé par le chemin de 1er.
L'industrie des tissus occupe à Fiers de nombreuses fabriques. ♦
De Fiers à Caen, R. 81 ; — à Domfront et à Mayenne, R. 107.