DE VIRE A GRANVILLE
56 kil. — Chemin de fer en construction.
Le chemin de fer laisse à g.
Saint-Martin-de-Tallevende (5i4 h.) et à dr. Clinchamps (1474 h. ), dont l'église (tour romane) renferme : une chaire remarquable; d'anciennes pierres tombales et une crypte.
12 kil. Saint-Sever, b. de 1 ,507 h., situé sur la lisière N. de la forêt de ce nom, possédait autrefois une célèbre abbaye de Bénédictins dont les bâtiments conventuels (xvii* s.) servent de mairie, de prétoire, d'écoles et de caserne de gendarmerie. Les parties les plus anciennes de {'église abbatiale sont le sanctuaire et la fenêtre (xiii* s.; vi-
DE PARIS A
traux remarquables de la même époque) qui eu est la plus rapprochée du côté S.
Dans la forêt de Saint-Sever {A kil.) se trouve VErmitage, ancien couvent de Camaldules (dans l'élise, de 1776, bonnes peintures).
La voie ferrée franchit la Sienne et passe du départ, du Calvados dans celui de la Manche. — On laisse à dr. Courson (1,256 h.; dans l'église : fonts baptismaux; tribune gothique ; arc triomphal du xvii* s.; prés de l'église, if dont le tronc a 2 met. de diamètre).
26 kil. VlUedieu-les-Poéles, petite ville de 3,789 h., bâtie dans la riante vallée de la Sienne, doit son nom à la quantité des chaudronniers qui l'habitent. Elle est divisée en trois quartiers : celui du Pont-de- Pierre, celui du Pont-Chignon et celui de Bourg-d'Envie qui occupe une position délicieuse. — La chapelle Saint-Biaise est le seul débris d'une commanderie de Templiers située dans l'ile Bilheust. — L'église (xv ou xvi« s.), bâtie en granit, est sculptée à l'extérieur et renferme un curieux tableau. — On remarque encore à Villedieu les ruines d'un château fort et un ponl de pierre très-ancien.
A SainULô et h Avranches, R. 8».
On franchit l'Airou, puis on croise une roule qui de;sert sur la g. (4 kil.) la Haye-PeBnel(90J n.{ église moderne; lour an-
GRAK TILLE. [rOUTB 9^]
cienne; restes da ehifaaa Oan-
ne, xr s. ?).
La voie ferrée traverse les v.
de Folligitff (Sfô h.; église en partie romane ; château du xvi* s.) et de Saint'JeanndeS'Chan^s (960 h.; église des xii* et xni* s., avec tour du xv«; château du Pont-Roger, du xviii* s.).
56 kil. (325 kil. de Paris) GranviUe (hôt. : Craad Hôtel du Nord, recommandé ; de la Bouled'or; du Soleil; — libraires :
Beau fils, Choinel, M"* Le Mare), V. de 17)180 h., sur la Manche, à l'embouchure du Bosq, est bâtie en partie sur im rocher abrupt et pittoresque, rongé par les flots de la mer et dénudé par les vents qui soufflent souvent avec violence. Elle se divise en Vill''-Haute et en Ville-Basse. La Ville-Haute, séjour de la bourgeoisie, est entourée de murailles qui ont été reconstruites en 1720. La Ville-Basse est le quartier des affaires. De la promenade Vau/leury on découvre la vi lie entière et un vaste horizon.
Un petit château fort et une chapelle, construits vers le milieu du X* s., sur le rocher de Granville, furent l'origine de la cité actuelle, agrandie et fortifiée par Charles VII. Les fortiflcations, démolies sous Louis XIV, furent relevées en 172ft et augmentées en 1744. Cette ville opposa une courageuse résistance, en 1793, à l'armée vendéenne, commandée par la Rochejaquelein qui dut lever le siège. Les Anglais bombardèrent GranviUe en 1805, mais les
[route 93] GBANVILLE.
liabitanls se, défendirent avec énergie.
Granville est la patrie de l'amiral Pléville le Pelley, ministre de la marine sous le Directoire, et dont le portrait orne une salle de la mairie.
L'éffUse Notre-Dame, bâtie sur le point culminant du promontoire de Lihou, a conservé quelques parties romanes, mais son ensemble appartient au style ogival flamboyant. Une partie de la tour et les bas-côtés datent du XVI' s.; la nef, le chœur, les transsepts et la sacristie sont du XVII* s. (à l'intérieur : deux colonnes monolithes soutenant le buffet d'orgues; nombreuses pierres tombales ; vitraux modernes dans l'abside).
Les autres monuments ou curiosités de Granville sont : le tribunal de commerce; —V hôtel de ville; — une maison de la Renaissance (en ruines) sur la place d'Armes;— les casernes ^ sous lesquelles s'étendent des grottes creusées par la mer ; — le nouveau môle, commencé en 18^ ; — et les deux jetées neuves.
Le Roc de Granville, surmonté d'un phare (1827), est l'objet de grands travaux exécutés par le génie militaire qui l'a fait en • tourer de boulevards (beau panorama).
Une sorte de porte, taillée dans la lalaise et nommée la Tranchée-aux- Anglais, aboutit à une petite plage unie, sans galets et recouverte d'un sable /in.
Un établissement de bains y a été fondé. Un petit Casino en bois I
— SAlNT-PAlR.
renferme une salle de lecture, un salon pour bals, concerts et fêtes, une salle de jeux, etc.
Le port de Granville est le septième de France pour son importance commerciale.Lesgran-' des pèches et la pèche aux huîtres (cette dernière a diminué depuis quelques années) lui donnent une ^ande animation.
L'industrie granvillaise comprend la construction des navires, la salaison des poissons, la fabrication d'huile de foie de morue et des produits chimiques.
Saint-Pair.
Excursion à (3 kil., par une route qui domine la mer et qui offre de belles vues) Saint-Pair (hôt. de France), b. de 1,527 h., situé au bord de la mer et de l'embouchure de la Saigue. — L'éfflise date en grande partie du XI* et du XII* s. Le porche N.
(xu* s.) offre d'élégantes colonnettes à chapiteaux romans et une belle voûte ogivale. Au milieu du chœur (sculptures admirables) se voient les tombeaux de deux saints avec leurs statues (xiv* s.). — Saint-Pair possède, en outre, deux chapelles en l'honneur de sainte Anne et de saint Gaud. Il ne reste que de faibles vestiges de l'ancien château fort. — Le petit cliâteau moderne est insignifiant. — Signalons encore les bâtiments ruinés de l'ancienne baronnie et la fontaine Sainte- Anne, qui jaillit au bord même de la mer. — Les bains de mer sont très-fréquentés.