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PORTAILS LATÉRAUX

Portail antérieur (à g.). — Contemporains et amis de saint Ouen : Dagobert I", roi de France ; — saint Éloi , évêque de Noyon ; — saint Philibert, abbé du Jumiéges ; — sainte Austreberthe, abbesse de Pavilly.

Portail de retour (à g. ; côté ii.).— Fondateurs ou bienfaiteurs du monastère : Ciotaire I*', roi de France ; — Mathilde, impératrice, femme de Geoffroy Plantagenet ; — sainte Clotilde, rgine de France ; —Charles de Valois, fils de Philippe le Hardi.

Portail antérieur (à dr.). — Patrons principaux du diocèse et du monastère : saint Nicaise ; — saint Romain ; — saint Benoît ; — saint Ouen.

Portail de retour (à dr. ; côté S.). — Abbés de Saint-Ouen, fondateurs et reconstructeurs du monastère et de l'église : Nicolas I", de Normandie ; — Jean Roussel, dit Marc d'Argent; — Hildebert, premier abbé;— Antoine Bohier.

L'admirable por /ai/ du S., dit des Marmousets^ a été complètement restauré. Le bas-reliel placé au-dessus de la porte représente la Sépulture de la Vierge, son Assomption et son Entrée au ciel. Le portail N. est caché par l'hôtel de ville, avec lequel il communique.

Au centre de l'église s'élève une magnifique tour d'une hauteur totale de 87 met. du pavé de l'église au sommet. La partie supérieure de cette tour, flanquée de quatre tourelles et percée de quatre fenêtres, est sur-

DE PARIS A RODEN.

montée d'une couronne ducale travaillée à jour, de l'effet le plus pittoresque.

La longueur de Saint-Ouen est, dans œuvre, de 135 met. 19 c; sa largeur, y compris les collatéraux, de 25 met. 33 cent.; sa hauteur de 33 met. sous clef de voûte ; elle est éclairée par 125 fenêtres et par trois rosaces.

Ces fenêtres sont ornées pour la plupart de vitraux d'une grande beauté. La verrière du collatéral du midi, placée en face de la •grille du chœur, représente Saint Romain triomphant de la Gargouille et faisant rentrer la Seine dans son lit. Toute la vitrerie de St-Ouen a été restaurée par M. Bernard, peintre sur verre à Rouen. — On remarque dans la nef : un bénitier de marbre, adossé au premier pilier de dr. (en entrant par le portailO.); une chaire gothique, style du xiv* s., érigée en 1861 ; les belles grilles du chœur, en fer forgé.

Onze chapelles rayonnent autour du chœur. La première, à g., contient les fonts baptismaux et la seconde le . ombeau d'Alexandre de Berneval, l'un des architectes de l'église, mort en 1460 ; la pierre qui le représente à côté de son fils a été encastrée dans le mur à côté d'une tombe qui passe pour celle d'un autre architecte de Saint-Ouen. Le fils de Talbot à été inhumé dans la chapelle de la Vierge, où a été rétablie, en 1842, l'inscription tumulaire de l'abbé Marc d'Argent. — Vis-à-

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vis est une autre insci-iption en mémoire de M. Mac Gartan, curé de St-Ouen, mort en 1851.

Les tableaux les plus estimés de l'église sont : la Multiplication des pains, par Daniel Halle ; la Visitation, par Deshayes; VOuverture de la Porte sainte, par Mauviel (derrière la chaire); St François d'Assise, par Lesueur (chapelle St-Benoît); la Flagellation, par Marigny (chapelle Stlean).

Un jardin public, où a été érigée une statue de RoUon, placée d'abord au square Solferino, entoure St-Ouen au S. E. et au N. E. La vieille tour romane du xr s., placée à l'angle N., contient au second étage le mécanisme de l'horloge. — Le méridien que l'on remarque contre le mur, au N. du bassin, décorait l'ancienne Bourse, qui se tenait en plein air, sur le quai.

L'éfliBe Saint-Macloa, située derrière la cathédrale, date de la 2* moitié du xv* s. Le grand portail, cintre composé de trois porches, otfre cinq entrées dont deux sont malheureusement condamnées. Le bas-relief placé au-dessus de la porte centrale représente le Jugement dernier.

Les portes, en bois, ornées de bas-reliefs, sont attribuées à Jean Goujon, ainsi que la fontaine adossée à l'église. Le beffroi vulgaire qui surmonte le grand portail a remplacé un joli clocher démoli en 1705.

Saint-Maclou mesure à l'intérieur 46 met. 12 cent, de longueur sur 24 met. 67 cent, de

[route i] 8AINT-MACL0U. —

largeur, y compris les collatéraux. L'admirable escalier qui conduit à l'orgue date de 1519.

Vorgue, installé en 1521 par maître Arthur Fillon, a subi de nombreuses restaurations. Jean Goujon fut chargé de fournir le modèle des deux colonnes en marbre noir qui soutiennent l'orgue, ainsi que les dessins des peintures et dorures exécutés par Jacques de Séez.

Saint-Haclou possède encore presque toute son ancienne vitrerie, dont une partie a été mutilée.

L'altre Saint-Maclou (il est question de le restaurer) est une espèce de cloître qui servait autrefois de cimetière ; on y pénétre par une grande porte qui s'ouvre, à dr.,dans la rue * Martainville. — Les colonnes, en bois sculpté, des bâtiments qui le circonscrivent, sont décorées de sculptures représentant une Danse macabre.

L'éfUse Baint-Patrice, bâtie en 1555, contient d'admirables vitraux du xvi* s., très-bien conservés.

GoLLATéBAL DROIT. — La Fcmmc adultère (1549) , provenant de l'église Saint-Godard; V Adoration des Mages et V Histoire de saint Jean Baptiste (quelques tableaux ajoutés en 1839); quatre grisailles (dans le haut du collatéral) : Jésus enfant, la sainte Vierge et saint Jacques (162^), saint Jean (1625).

Collatéral gauche. — VUiS' toire de Job (1570), provenant de l'église Saint-Godard ; VHis-

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