‹ La NormandieChapitre 26 sur 236 · ROUEN. — EDIFICES CIVILS · texte numérisé non relu

ROUEN. — EDIFICES CIVILS

lier est une plaque de cuivre indiquant en caractères gothiques la date de la construction de la tour et le nom des" architectes. Un escalier de 200 marches conduit au sommet de la tour où se trouve une cloche (nommée la cloche d'argent) servant de beffroi et l'horloge principale de la ville. La voùt»

de la Grosse-Horloge, qui relie à cette tour l'ancien hôtel de ville, a été construite en 1517; deux grands cadrans sont placés à ses deux côtés; elle porte à son tympan et à ses faces latérales des sculptures représentant ift berger et des moutons.

L'ancien hôtel de viUe (1680), situé à l'angle des rues Thouret et de la Grosse-Horloge, subsiste en partie, mais le bâtiment qui donne sur la rue Thouret a seul conservé son caractère.

L'hôtel de la Dooane, sur le quai du Havre, possède une façade remarquable du côté du quai ; au milieu, deux bas-reliefs en pierre, hauts de 2 met. 80 cent., représentent \e Génie du commerce et celui de la navigation , par David (d'Angers). L'entrée qui donne sur le port conduit à une vaste cour couverte d'une coupole en fonte ; on y admire un magnifique bas-relief de Coustou. — Derrière la douane est Ventrepôt réel, dont la façade (rue des Charrettes) date de

Les immenses bâtiments des docks de Saint-Sever sont situés sur la rive gauche de la Seine,

DE PABIS

presque en face de la Douane.

Le palais de la Boorae (sur le quai de ce nom, la rue Nationale et la rue des Charrettes), restauré dernièrement, date de 1755. Devant s'étend la Bourse découverte, où se tient la bourse, quand le temps est beau, de -* h. 1/2 à 5 h. 1/2. L'escalier qui conduit à la salle des Audiences (beau Christ de Dumont) est décoré d'une statue de Louis XY. La salle de réception renferme un tableau de Lemonnier et trois de Schoppin.

Le oh&tean fort (nommé aussi Bouvreuil) fut bâti par Philippe Auguste en 1205 sur Ta colline de Bouvreuil. 11 était flanqué de sept tours dont la principale, la seule qui reste, est enclavée dans la communauté des religieuses Ursulines, rue de l'Impératrice. Le vieux château, encore intact en 1525, commença à être démoli au xvi» s.

C'est dans ce château que Jeanne d'Arc fut amenée prisonnière en 1430. La tour qu'elle habita a complètement disparu; toutefois, l'illustre prisonnière a certainement subi plusieurs interrogatoires dans la tour du Donjon, qui reste seule debout.

Les Ursulines avaient voulu démolir cette tour, mais cet acte de vandalisme ne fut pas consommé, grâce à une imposante manifestation de l'opinion publique, et une souscription nationale a été ouverte pour le rachat de la tour de Jeanne d'Arc.

La porte OnilUmme - Lion ,

A ROUEN. [route 1]

construite au milieu du siècle dernier et sculptée par Claude Leprince, est la seule des anciennes portes qui subsiste.

Les balles datent de la ^ moitié du xni* s. La halle aux toiles a 88 met. 54 c. de long et 16 met.

24 c. de large. Les deux autres (cotons et draperies) ont chacune 64 met/ 96 c. de longueur.

En avant de la halle aux toiles est un édifice de la Renaissance (1542), nommé monument Saint- Romain, où avait lieu chaque année la levée de la Fierté, pour la délivrance d'un prisonnier.

V abattoir public (1834-1836), rue Sottevîlle, couvre une superficie de 7,337 met.

Le Thé&tre des Arts , situé entre les rues Grand-Pont à TE. , de la Comédie à l'O., et des Charrettes au N., fut construit en 1775. La salle, restaurée en 1859, contient près de 2,000 personnes. Sur la façade sont sculptés le médaillon de Pierre Corneille et les figures de Melpomène et de Thalie. — Le Théâtre-Français (place du Vieux- Marché) date de 1795 ; il contient 1,500 personnes. — Le théâtre des Variétés est ouvert depuis juin 1864. — VEldorado est un café chantant, sur le quai Saint-Sever.

Rouen possède de nombreux établissements d'instruction publique. — Le Lycée occupe une partie de rancien collège des Jésuites et un grand bâtiment fondé par lecardinal de Joyeuse.

Le portail de son église, bâti en 1614, est orné des statues de

[route i] ROUEN. — XHÉAÎRBS. — MUSEES.

Charlemagne et de saint Louis; à g., en entrant, est un mausolée en marbre élevé au cardinal de Joyeuse.

Rouen compte aussi un grand nombre de sociétés savantes auxquelles est spécialement affecté un vaste hôtel situé rue Saint-Lô, en face du palais de justice.

L'B6tel-Dlea (rue de le Cat) . remonte en partie à 1749 ; il renferme 17 salles pouvant recevoir ensemble plus de 600 lits.

— L'HoBploe général (entre le boulevard Martainville et la rue de la Bourgerne) a été fondée en 1672. L'église date de 1785.

— L'AsUe des allénéB de Saint- Ton (faub. Saint-Sever, rue Sl- Julien), fondé en 1708, reçut diverses destinations successives. En 1822, on en lit une maison de refuge pour les aliénés du département. Il est réservé aux aliénés du sexe féminin et contenait 902 malades en 1864.

Rouen compte 7 cimetières pour les catholiques et 1 pour les protestants. Dans le plus important, situé sur Idi côte des SapinSf à l'E. de la ville, on remarque les tombes élevées à Boïeldieu, à E. H. Langlois, à M. Fleury, etc.

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