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EXCURSIONS . -^ PHARES

découvre, par un temps clair, la pointe de Barfleur (80 kil.

au S, 0. du Havre) ; au S. , en deçà de Barfleur, Dives et l'embouchure de rOi ne ; au N. le cap Antifer et les falaises d'Étretat.

Sanvlo, Rouelles.

Pour aller à Sanvic (des omnibus partent cinq fois par jour de la place Louis XVI), il faut suivre la rue de la Comédie qui aboutit à la place Napoléon III, au N. 0. de laquelle s'ouvre la rue d'Étretat. Cette dernière rue se prolonge jusqu'au carrefour des Quatre-^hemina, d'où, prenant à dr. la rue de la Cavéede-Sanvic, on monte dans le vallon qui sépare Ingouville de

Sanvlo (3,084 h.) charmant village entouré de villas. L'église a été récemment reconstruite dans le style roman.

— Un chemin creux conduit de cette église au fort de Sainte- Adresse (très-belle vue). — On peut revenir de Sanvic au Havre par Ingouville.

Rouelles, V. de 603 h., est situé à 5 kil. du Havre et à 2 kil.

d'Harfleur. Pour s'y rendre, on gravit d'abord la côte Saint-Michel, puis on traverse le bois des ffa//af«8 (jolis paysages). Au sortir du bois, on aperçoit Rouelles, prés duquel est une petite colline nommée côle de la Justice, où s'élevaient autrefois les fourches patibulaires de Montivilliers. — l'église, en grande partie des xii* et xiii* s., est précédée d'un porche en bois du XVI» s. On y remarque : la

fenêtre qui surmonte la porte principale et à l'intérieur quelques vieilles statues. — Il ne reste qu'un colombier de l'ancien manoir féodal.

A 1 kil. de Rouelles s'élève le obftteau d'éprémeuiM, jolie construction du siècle dernier, placée dans une belle situation, sur un coteau de la vallée de Rouelles.

Le ohfttean de Mont-Oé<Mi est également situé à 1 kil. 1/2 au S. de Rouelles, sur une . éminence d'où la vue est très-belle.

On peut de Rouelles venir prendre à (3 kil.) Harfleur, le chemin de fer, ou, contournant la colline de Graville, visiter cette intéressante localité {V.

p. 41) et rentrer au Havre (9 kil.

env.) parla route déterre.

OonfrevlUe-rOroher.

Pour se rendre au château d'Orcher, on va, soit par le chemin de fer, soit par la route de terre, à Harfleur, où, prenant un chemin pratiqué sur la crête de la falaise, on gagne, en se dirigeant à l'E., OonfreviUerorcher (3 kil. d'Harfleur), v. de 727 h., pittoresquement situé dans un petit vallon, sur la rive dr. du fleuve. — V église date en partie du xi« s. (à l'intérieur, pierres tombales et plusieurs tableaux). — Des débris de murailles subsistent seuls de l'ancien château fort. Le ohftteau actuel, construit au xvii" s. sur les ruines de la forteresse et entouré d'un beau parc, est magnitlquement situé. De la

DE PARIS AU HAYBE. [rOUTE t)

terrasse qui le précède on dé-

couvre un vaste et beau panorama. — Au-dessous du château jaillit une fontaine à laquelle on attribue une vertu pétrifiante.

TancarviUe.

On peut aller du Havre à Tancarville : 1» par le chemin de fer ; 2* par la route de voitures, — Si l'on choisit la première direction, il faut s'arrêtera (7 kil.) la station de Saint-Romain-di- Colbose, d'où, les omnibus conduisent pour 40 cent, au bourg de ce nom (4 kil., R. 2). Une bonne route de voitures relie Saint-Romain à {11 kil.) Tancarville ; cette route laisse à dr.

le château de Cramesnil (1 kil.J et passe à Porte-Rlanche avaiit d'atteindre (5 kil.) la Cerlangue (église du xvs.).— A Saint-Jean- (FAbbetot, v. à 2 kil. au S. 0,, se trouve une curieuse église' du xi's. (mon, hist.) décorée de fresques, avec une crypte ornée de peintures murales. — Au delà de la Cerlangue, la route se dirige vers Val-Saint-Martin, mais les piétons peuvent prendre un chemin qui abrège.

On se rend aussi du Havre à Tancarville (voitures particulières à 2 chevaux, 20 et 25 fr., selon la saison etl'affluence des touristes) en suivajii la route de Rouen qui passe par Graville et Harfleur (R. 2). A 2 kil. d'Harfleur, après être monté sur le plateau, on laisse à g. l'ancien chftteau de Bainvilliers, aujourd'hui transformé en ferme. Ce

château est un charmant spécimen de l'architecture de la Renaissance (sculptures extérieures assez bien conservées).

3 kil. plus loin, on passe à Gaineville (découverte d'antiquités gallo-romaines). — A 5 kil. de Gaineville, on laisse à g. la route de Paris pour prendre celle qui conduit à Liliebonne. — A peu de distance de la jonction se trouve Saint-Aubin ^ V. à 3 kil. duquel on rejoint, près de la briqueterie (à 1 kil.

de Saint-Romain-de-Golbosc), la route décrite ci-dessus.

Un chemin, pratiqué à la base des falaises, reliera Harfleur à Tancarville {V. ci-dessous). Ce chemin (18 kil.) passe devant plusieurs vallons parmi lesquels on remarque ceux de Rogerville et d'Oudalle.

Tanoanrllle {hôtel du Havre, tenu par M. Toutain, qui a la garde de la clef du ch&teau et qui fait accompagner les étrangers, pourboire), v. de 401 h., su.r la rive dr. de la Seine, au débouché d'une vallée boisée, presque vis-à-vis de Quillebœuf, est dominé par les ruines imposantes de l'ancien château fort de Tancarville, bâti sur une falaise de près de 50 met.

de hauteur, affectant une forme triangulaire suivie par l'ensemble des courtines et des tours qui composaient la forteresse.

Après avoir appartenu aux Tancarville jusqu'en 1320, ce château passa dans plusieurs maisons nobles. Il appartient actuellement à M. de Lambertye,

GONFREVILLE-L ORCHER. — TANCARVILLE. 55

qui le laisse malheureusement dans un abandon déplorable.

L'entrée du château est flanquée de deux tours hautes de 16 met. et reliées par une courtine de -4 met.; celle de dr. est entièrement recouverte d'un immense lierre ; celle de g. offre â 5 met. du sol une meurtrière garnie de treillis en barreaux de fer. Ces deux tours renfermaient les prisons et le logement du capitaine. — Aux trois pointes de l'enceinte triangulaire se dressent trois tours principales entre lesquelles on remarque sept tours intermédiaires. Sur la pointe la plus aiguë de la falaise s'élève la tour de l'Aigle, haute de 21 met.; le premier étage renferme une salle voûtée qui servait de chartrier, le second un vieux coffre en chêne et deux pièces curieuses d'artillerie. — La tour du Lion ou du Diable, dont les murs ont en certains endroits 6 met.

d'épaisseur, contient un cachot souterrain dans lequel on prétendait que le diable s'était établi. — A l'angle S. 0. se dresse la tour Coquesart, exhaussée et reconstruite en grande partie au xv« 8., entourée d'un massif de noyers. — La tour carrée, haute de 20 met. , s'élève à l'angle S. ; c'est la partie la plus ancienne des ruines ; elle se compose de 4 étages. — Les bâtiments ruinés de l'ancien manoir sont adossés au rempart du S. qui relie la tour Coquesart â la tour Carrée ; on croit y reconnaître les débris de la chapelle, la chambre aux

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