‹ La NormandieChapitre 48 sur 236 · C. P»p Féoaap · texte numérisé non relu

C. P»p Féoaap

S38 kil. — Chemin de fer de Paris à Fécamp. — Route de voitures de Fécamp à étretat. — Voit, de corresp.; S départs par jour ; prix unique» 1 fr.

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la lanterne snpportée par quatre grands piliers.

De nombreuses découvertes d'objets d*art ou de construC' tions antiques ont été faites à Étretat; les principales consistent en vases, médailles, débris de villas.aqueducs romains dont un, long de 3 kil., amenait à Étretat les eaux du fond du P«tit-Val. En 1855, on trouva, en construisant une route, un groupe de vases parmi lesquels cinq urnes contenaient des ossements brûlés. En outre, des fouilles ont fait découvrir dans le jardin du presbytère un cimetière mérovingien contenant des sarcophages et des objets curieux.

Promenadea et excursions.

Les falaises d'Étretat doivent être contemplées tour à tour des bords de la mer et du haut de leur crête, seulement les touristes doivent avoir soin de gravir celles du S. 0. ou d'aval et de descendre celles du N. 0. ou d'amont. — La falaise d'aval ne peut être visitée à sa base qu'à la marée basse, et même alors c'est une promenade assez difficile ; il faut marcher avec précaution sur les rochers recouverts de mousses glissantes. En se dirigeant vers la Porte d'aval, on passe devant le Trou à rhomme, vaste grotte pavée de roches blanches recouvertes de sable et dont les murs sont tapissés de mousse.— Non loin de là se trouve la Porte d'aval, espèce de portail ouvert par les

ifinilTAT. [HOCTE 4]

vagues à l'extrémité de la falai?^ et au-dessous dequel est le Trou au chien. — A côté de la Porte d'aval se dresse l'AiciiUIe d'Étretat, obélisque calcaire haut de 70 met.

La Porte d'aval franchie, on aperçoit, au delà d'un vaste cirque naturel nommé le Petit- Portt la Manneporte, immense arcade après laquelle la falaise se continue à pic jusqu'au cap Antifer. — Si l'on ne veut pas revenir par le même chemin, on trouve entre les deux portes une va/iM«^escarpée. La montée est roide et difficile, aussi une corde solidement attachée est-elle constamment entretenue le long du sentier pour les douaniers et les pêcheurs. Arrivé au sommet de la falaise, qui a sur ce point prés de 85 met., on gagne à g., en quelques minutes, la chambre des DemoiseUea, grotte qui doit son nom à une ancienne légende. Elle est taillée dans la partie supérieure d'une aiguille isolée et on y parvient en passant sur une arête placée entre deux précipices. Le plateau de la chambre des Demoiselles offre une vue magnifique.

La falaise d'amont doit être visitée en commençant par le point culminant. On monte d'abord sur la côte du Mont à (10 min.) la chapelie Notre-Dame (belle vue), bâtie, en 1856, à 86 met. d'alt. A peu de distance du sémaphore voisin, on descend par un sentier (la valleuse (f Amont) en partie taillé dans le roc, à la base delà falaise appe-

[route 4] ÉTBETAT.— LES FALAISES. — LE CAP ANTIFER. 61 lée le banc à cuves. Sur la dr., on découvre la roche de Vau-Dieu, en face de laquelle est le Trou à

Romain. Plus loin se dresse l'ai- ' gnille de Belval ou de Bénon- - ville, monolithe colossal déta^ ché de.la< falaise dont il est à plus d'un kilomètre. Prés de ■ cette aiguille s'étend le banc de Saint-Anne, célèbre par le naufrage qu'y aurait fait, en 1766, un marquis de Gréquy. — La mer ne permet jamais de passer à pied sec par la porte d'amont.

Sur la g. s'ouvre un tunnel dont la traversée est sans aucun dan-' ger et au sortir duquel on débouche, de l'autre côté de la porte d'Amont, dans une crique dominée par des falaises qui supportent la chapelle de Notre- Dame de la Garde. Cette crique, nommée le Chaudron à cause de la violence avec laquelle la mer y bouillonnait par le gros temps, a été comblée en octobre 1866 par un éboulement de la falaise.

On revient à Étretat en suivant les galets.

Si, au delà du sémaphore, on continuait à suivre la crête delà falaise, on atteindrait en 30 min.

le V. de Bénouville, près duquel on peut descendre au bord de la mer (déjeuner sous les pommiers du père Isaac, qui a de bon curaçao).

La valleate de BénouYflle est un sentier en spirale qui fait le . tour d'un énorme puits naturel et se termine par un escalier par lequel on descend en toute sécurité au bord de la mer.

— Prés de cette valleuse pitto-

resque se voit la Fontaine aux mousses.

En remontant le Grand- Val d'Etretat, près des dernières maisons, on trouve le petit bois de la Passée. A 4 kil. le Grand- Yal se bifurque prés du Vauchel.

Si l'on remonte le bras principal à l'E. on entre bientôt dans le Bois des Lofes, où l'on peut faire d'agréables promenades.

Son extrémité supérieure est à 6 kil. du Vauchel.

Pour aller d'Etretat au cap Antifer (2 ou 3 h. à pied, retour compris), il faut d'abord monter sur la falaise, prés de la chambre des Demoiselles, puis suivre la crête des falaises. Après avoir laissé à dr. la valleuse d'aval, on atteint en 20 min. un petit ravin. 10 min. plus loin, on traverse un second ravin au fond duquel a été établi un corps de garde de douaniers, d'où l'on descend facilement et sans corde au bord de la mer. Enfin (15 min.) on remonte un troisième ravin, d'où l'on peut descendre à la mer, à l'aide d'une corde, par une valleuse courte, mais difficile, avant d'atteindre (15 min.) le oap d'Anttfer, haut de 110 met. et surmonté d'un sémaphore. La vue y est très-étendue. En suivant la crête pendant 45 min., ou atteindrait le village de Bruneval.

Du cap d'Antifer on peut regagner à travers champs, en passant par le ham. de Jumel, le v.

du Tilleul (3 kil., K. R. 3), où l'on rejoint la route du Havre à Étretat (R. 3).

DE PARIS Â FÉGAMP.

[route 6]

Près du capd'Antifer se trouve le Roc-aux-Guillefnots ; le Guillemot est un oiseau de mer qui place son nid dans les parois verticales des falaises, à des hauteurs inaccessibles, et qui est recherché par les chasseurs, les marins et les naturalistes.

D'étretat au Havre, R. 5 ; — à Pfrcamp, R. 5.

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