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FÉCAMP

OmiiBDs (de la gare aux hôtels) : 25 c. — Deux omnibus desservent pendant l'été les trains du chemin de fer ; l'un conduit à l'hôtel du Grand-€erf et l'autre à rétablissement des bains de mer. Un omnibus dessert la ville, à tous les trains, en hiver.

BÔTELS. — Dans la ville : du Chariot d'Or, place du Vieux- Harché ; — de la Gare, sur la levée . du chemin de fer, quai Bougny ; — du Grand-Cerf, rue des Forts ; — de Londres, rue du Bavre; — de France, rue du Grenier-à-Sel ; — prés de la mer : de la Plage; — des Bains ; -^d^ Angleterre,

Libraires. — Banse père, rue du Vieux-Marché ; — Banse fils, rue aux Juifs j — «"•• Gumier,

[route gJ FÉÇAMP. — SITUATION — HISTOIRE.

rue du Vieux-Marché ; — Picard, place deTAbbaye.

Poste aux lettres. — Rue aux Juifs ; les bureaux sont ouverts de 7 h. du matin à 7 h. 30 du soir.

Poste aux chevaux. — Rue du Havre.

Télégraphie électrique. — Le bureau, installé dans l'hôtel de ville, est ouvert, de 7 h. du matin à 9 h. du soir, dans l'été, et de 8 h. du matin à 9 h. du soir, en hiver.

Journaux. — Le Journal de Fécamp parait le mercredi et le samedi.

Voitures pour : — Ètretat, départs de la rue du Havre, à 5 h.

50 min. du matin et à 1 h. du soir; — Saint-Valery-en-Caux, passant par Valmont, Ourville et Gany, départ à 4 h. du soir;

— Dieppe, passant par Cany et Saint- Valéry, départ de Fécamp à 3 h. du soir, arrivée à Dieppe à 9 h. 30 min.; — les Petites- Dalles^ passant par Sassetot, départ de Fécamp à 3 h. du soir, arrivée aux Petites-Dalles à 5 h.;

— Bolbec, départ (samedi) à 4 h.

30 min. du soir, arrivée à Bolbec à 7 h. 30 min.; — le Havre, passant par Godarville, Montivilliers et Harfleur, départ (dimanche) à 3 h. du soir ; -^ Rouen, passant par Fauville, Yvetot et Barentin, départ, le lundi, à 2 h. du soir.

Loueurs de chevaux et de voitures : — Masson, hôtel du Ghariot^'Or ; — Fleury, hôtel de la Gare ; -— Leroux, rue du Havre ; — Mabille, quai Bérigny.

Situation. — Aspect général.

Histoire.

Fécamp, V. de 12,832 h., ch.-l.

de cant. de l'arrond. du Havre, est située sur la Manche et la rivière de Ganzeville qui, grossie par la rivière de Valmont, y fait mouvoir des filatures, des moulins à huile, à blé, à tan, des scieries mécaniques, etc. Ces deux cours d'eau se jettent dans la Retenue, vaste marais circonscrit par des alluvions. — Fécamp est une longue ville inanimée qui s'étend sur un espace de 3 ou 4 kilomètres, dans une étroite vallée. Son étendue est son plus grand inconvénient; de la ville il faut 20 ou 30 min.

pour aller à la mer. Du reste, le climat y est sain.

Quelques écrivains font remonter l'origine de Fécamp à l'époque de la création d'un monastère de femmes fondé en 658 par saint Waninge , dans une vallée sauvage où les flots avaient poussé le tronc de figuier contenant la relique du précieux sang (V. plus loin). Détruit par les Normands en 841, le monastère et la ville furent relevés par Guillaume Longue épée. Le fils de Guillaume, Richard I", agrandit le monastère et rébâtit l'église (990).— Les Anglais mirent plusieurs fois Fécamp à feu et à sang pendant le xiv* s. La France la reconquit en 1450 ; les calvinistes la pillèrent en 1560, mais l'abbaye fut préservée. Gette abbaye fut supprimée en 1791.

É^oet relifieox et oiviU.

De l'abbaye dS Fécamp il ne

subsiste plus qu'une petite partie du dortoir, et l'éfflise, qui offre un curieux spécimen de tous les styles d'architecture, du XI" s. au xviii» s. Le grand portail témoigne du mauvais goût du siècle dernier ; la tour carrée (xii" s.) qui surmonte les transsepts a prés de 65 met. de hauteur. On remarque encore à l'extérieur les clochetons de la chapelle de la Vierge ; sa balustrade ; les gargouilles figurant des loups et des renards , le porche du portail latéral (xii* s.), restauré en 1842.

On descend par un escalier de 12 marches dans la nef principale de l'église, fort belle, mais malheureusement peinte en blanc. Les chapiteaux des piliers qui supportent les dix arcardes sont ornés de boutons de fleurs à peine épanouis. — Le jubé qui séparait le chœur de la nef a été détruit en 1802. — Le chœur est éclairé par une immense lanterne (xii* s.) assise sur 4 piliers.

— Le transsept méridional, où est située la chapelle de la Dormition de la Vierge, renferme un groupe (personnages de grandeur • naturelle'' en costume du * xvr s. ) représentant la mort de la mère du Christ, sculpté par le moine Robert. A côté de ce groupe est un haut tabernacle recouvrant la pierre où s'est conservée, dit-on, l'empreinte du pied de l'ange ( V.

plus loin). — La chapelle des

DE PABIS A PéOLMP. FrOUTE 67

fonts baptismaux contient deux

statues de pierre, voilées, dest nées à rappeler les mutilations que se firent les religieuses pour échapper aux outrages des soldats normands (elles se coupèrent le nez et les lèvres) après la prise de Fécamp en 841.

IjBcfUBur, pavé en marbre, est entouré de belles stalles en chêne. L'un des deux autels du sanctuaire, celui dédié à saint Sauveur, en marbre roug-e et blanc, est surmonté d'un retable en marbre représentant cinq sujets. 11 a été mutilé à la Révolu- i tion. — Un élégant taberilacle en marbre blanc, adossé à un des piliers du rond-point du chœur et exécuté au xvi» s. par tin artiste italien, renferme la relique du précieux sang contenu dans I deux tubes en plomb conservés dans une espèce de ciboire.

D'après la légende du précieux «auf, Joseph d'Arimathie, disciple de Jésus, avait recueilli dans un gant le sang qui s'était figé autour des plaies du Sauveur; il le garda toute sa vie; mais, sur le point de mourir, il confia son trésor à son neveu Isaac. Une révélation lui ayant appris que les Romains détruisaient tout sur leur passage, Isaac fit un trou dans un figuier, y plaça une boite de plomb qui contenait la relique, abattit l'arbre, puis en jeta la souche à la nier. La mer poussa la souche jusque dans la vallée de Fécamp, où elle fut trouvée par les enfants d'un certain Bozo, qui, après l'avoir plantée dans son

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jardin, voulut la liansporter dans sa maison pour la brûler ; mais le char qui la portait se brisa à l'endroit ou s'élève aujourd'hui l'abbaye. Un pèlerin, ,qui était venu la veille demander l'hospitalité à Bozo, et qui lui prêtait son aide pour la translation de la souche, s'écria à la vue du chariot brisé : « Cette souche contient le précieux sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, c'est ici qu'il doit être conservé à la postérité; » puis il disparut. Le duc Richard fit rebâtir l'abbaye deFécarap en l'honneur delà précieuse relique, et le jour de la dédicace de l'église apparut tout à coup un ange de six pieds de Iiauteur, tenant dans sps mains le sang du Christ, qui était resté enseveli sous les »'uines de la première abbaye dans laquelle il avait été déposé, et, l'ayant porté sur l'autel, il s'écria : « Voici le prix de la rédemption du monde qui vient de Jérusalem. » A ces mots il disparut laissant son pied imprimé sur une pierre (K. ci-dessus).

Le précieux sang attire un grand nombre de pèlerins à Fé- ^amp. 0,1 l'expose à certaines n»oques et, chaque année, ont '•eu, en son honneur, deux pro- •essions.

Les chapelles qui lèguent au- |our du chœur sont closes de balustrades en pierre, du style "'^' la Kenaissance, restaurées ïjai M. Grégoire, architecte du ''epartement, et admirablement ^LUlplccb, — La premiéle cha-

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