‹ La NormandieChapitre 53 sur 236 · BAINS DE MER · texte numérisé non relu

BAINS DE MER

--L'administration se réserve le droit d'augmenter le prix d entrée et de suspendre les abonnements, trois fois par mois^au plus, pour les fêtes extraordinaires données pendant la saison des bains. — Les représentations théâtrales elles grands bals offerts par l'administration ou donnés par souscription ne sont pas compris dans les abonnements.

Les abonnements , payables d'avance, doivent être pris au bureau de la direction du Casino.

Les abonnés doivent présenter à l'entrée leur carte d'abonnément.

RÈGLEMENT DES BAÎNS DK ME H.

L'établissement est ouvert tous les jours, de 6 h. du matin à 7 h. du soir.

On ne peut prendre des bains à la lame que lorsque le pavillon, avec le mot Casing est hissé au haut du grand nSt situé à l'entrée des bains.

Quand l'état de la mer dpnne des craintes pour les baigneurs, ce pavillon est amené, et ceux qui sont dans l'eau doivent en sortir de suite, ou bien ils ne sont plus sous la surveillance des guides baigneurs.

L'établissement possède, en outre, des bains chauds, des douches, une salle de respira* tion à l'eau de mer pulvérisée, un gymnase, un tir au pistolet et à la carabine.

L'étabUstement des bâint Morillon, situé un peu au N. du

bs

f;;rand élablisseiuenl et non loin de la Porte du Perrey, appartient à un maitre baigneur très-expérimenté et reste ouvert aussi longtemps que le grand établissement.

Les bains Vauchel (bains chauds, d'eau douce ou salée), ouverts toute Vannée, sont situés dans la rue du Petit-Moulin.

Promenades et excaniont.

La chapelle de Notre-Dame-du- Salut, but de pèlerinage trèsfréquenté, fut construite au XII* s., au N. 0. de la ville et au sommet d'une falaise qui a plus de 100 met. d'alt. On y monte par un sentier escarpé, difficile, que les pèlerins gravissent quelquefois sur leurs genoux. — A ro. de la chapelle se voit un beau phare à feu fixe et de premier ordre (1836). Il a 130 met.

au-dessus du niveau de la mer (sommet de la lanterne) et correspond avec les phares d'Ailly et de la H^e. — Dn sémaphore est bâti à peu de distance.

Cette falaise , très-curieuse , est d'un accès difficile. On ne peut la visiter qu'aux heures où la mer permet de franchir presque à pied sec le passage situé à la base de la partie saillante du heurt de Fécamp.

Les vagues y ont creusé des grottes et des excavations ornées de sculptures fantastiques telles que le Trou-au-Chien, la Porte-au-Roi et la Porte-à-la- Heine. Il ne faut pas se laisser surprendre entre ces portes par, U inelt-ée. Si Voti a\àit le temps,

DE PAKIS A FëCAMP. [ROUTE (o^

on pourrait aller remonter sur

la falaise par la valleuse de Senneville, moins curieuse que les valleuses d'Étretat (1 h. env. de la jetée du N.).

Entre Yport et Fécamp (2 kil.

de Fécamp, 3 kil. d'Yport) jaillissent les belles eooroes de Orainval. On peut y. aller, d'Yport ou de Fécamp, en suivant le bord de la mer.

On peut, en remontant le vallon de Grainval, aller rejoindre sur le plateau, à 3 kil. de Fécamp, la route d'Étretat à Fécamp (R. 5).

La vallée de Oanieville, dominée à g. par un promontoire nommé Canada, sur lequel il y eut autrefois, dit-on, un camp romain, offre une promenade agréable jusqu'au v. de Ganzeville (466 h.), sur la rivière du même nom. — Le château de Ganzeville a été reconstruit au XVII* s. — La rivière de Ganzeville, qui prenait autrefois sa source à Daubeuf, jaillit aujourd'hui à 4 kil. en deçà, au-dessous des fondations de l'église de (5 kil. de Ganzeville) Bec-de- Mortagne (1,133 h.), défigurée par des restaurations modennes.

En suivant le vallon qui débouche sur la vallée du Bec-de- Mortagne, on peut aller visiter les carrières de Pétreval, où l'on a trouvé des mollusques fossiles.

— Pour Valmont et Cany, Sassetol et les Petites-Dalles, V. R. 8.

Port.

Le port de Fétauip, colnniejité eh 1710, sut* léb indicatioiib de

[rODTE 7] FÉCAMP. — PROMENADES. — PORT.

fin

Vauban, qui fixa la passe au N., est le premier port de France pour les armements destinés à la pêche de la morue, du hareng et. du maquereau. Il est très-sûr et accessible en tout temps aux navires de fort tonnage. Le creusement du chenal (1859) en a porté la profondeur à 4 met.

dans les basses eaux, ce qui lui donne dans les eaux vives 19 met. 50 cent . d'eau. C'est le port le plus profond de la Manche ; l'entrée en a été rendue facile et sûre ; sa largeur est, de 50 met. — La jetée du N., réédifiée en pierres de taille, de 1820 à 1842, porte un pharillon dont le feu est à éclat. La jetée du S. actuelle, commencée en 1793, a été achevée en 1825.— Une écluse etunquai,à l'entrée du bassin à flot, viennent d'être achevés; le développement des quais de 1 avant-port et du bassin donnera, après la suppression de l'ancienne écluse, 880 met., et un pont tournant a été établi en 1865. — Trois batteries, de constiniction moderne, commandent l'entrée du port. — Fécamp est une ville commerciale et industrielle où l'on compte beaucoup d'usines diverses, telles que filatures de coton, tisseries mécaniques, scieries mécaniques, brasseries, fonderie de cuivre, etc.

[Voit, de corresp. pour (17 kil.) Élretat (R. 4) ; — (6 kil.) Yport (U.7).l

A Étrelat, R. 5;^ÂValmont, R. 8; — h $aint-Viilfi7-en-Caux, R. 8.

Page 1