ENVIRONS
Les falaises. — Ctaradé-Oôie. —
Poorville. — Varanf eville. — Pbare d'AiUy.— Manoir d'Ango. — Ejnbouobure de la SaAne.
12 kil. environ. — Roule de voitures par Appeville et Hautot. — Chemin de grande communication en conslruction par Caude-Côte et Pourville. — IV. B.
On peut aller par une route et revenir par l'autre.
Pour monter sur les falaises (très-belle vue)/ par le plus court chemin (10 à 15 min.), il faut traverser le château. On peut de là aller rejoindre, à Gaude-Gôte, la roule de voitures qui passe par le faubourg de ta Barre (vieux Dieppe). M. Féret y a découvert, en 1826, un cimetière gallo-romain , en deçà duquel on laisse à g. le Ckemin-4e$'Font aines.
A 51 met. d'altitude, dur la lalaise appelée CUiude«C6te(belle vue), s'élevait jadis une chapelle .
détruite en 1841. — De Gaude- Côte on descend à Pourville, où l'on traverse la Scie sur un pont en fonte. Le ham. de Pourville (4 kil. de Dieppe) n'est composé que de cabanes de pécheurs; mais la large entaille produite par les eaux de la Scie, dans les falaises, offVe un aspect assez curieux (église en ruines; sur la place, jolie croix de pierre du xvi* s.). — Un petit établissement de bains a été fondé à Pourville en 1858. -- De ce village on gagne Varenge,
DE PAMIS
ville eu gravissant une côle (belle vue).
▼arenffevUIe (1,040 h.; 6 kil.
de Dieppe par ce chemin inachevé en 1866), un des plus charmants villages du pays de Caux, est situé à 83 met., au milieu d'une plaine bien cultivée (magnifiques points de vue); il possède des sources minérales. A l'entrée du v., à g., en venant de Dieppe, s'élèvent les restes d'un -somptueux manoir qu'habitait le célèbre Anfo.
Ce manoir, qui était une simple maison de campagne (aujourd'hui corps de ferme) offre encore de beaux restes du style du XVI* s. ; il a conservé : des granges, des bergeries, un colombier et des murs d'enceinte qui attestent sa splendeur passée. Les détails qui en restent donnent encore une idée de l'aspect original et plein de goût que devait présenter l'ensemble. Une fresque, datée de 1544, a été découverte en 1857, dans une galerie du rez-de-chaussée ; elle représente Moïse élevant le nerpent d'airain^ — L'église, en partie des xin" et xvi* s., est admirablement située sur le bord d'une falaise taillée à pic ; elle a élé décorée, en 1863, parle curé et ses paroissiens.
Le phare d'Ailly est à 2 kil.
de l'église de Varengeville ; on s'y rend en suivant le bord de la l'alaise. Les voitures doivent suivre pendant 8 kil. environ la route du Havre, beaucoup moins pittoresque et qui l'ait un grand détdtii-. Uphate(b«Ue
A DlKfM!:* [ROOTE IS
vue), construit en 1775 sur le cap des Roches, s'élève sur k^ bords avancés d'une falaise qu.
s'éboule chaque année (sur la plate-forme de la tour, réverbères à éclipse portant à plus de 10 lieues en mer).
Le phare d'Ailly est séparé de Sainte-Marguerite ^1,500 mét.i V. de 427 h., par une lande de bruyères sauvages et stérile*.
Là s'élevait autrefois un déplus riches établissements romains de la Gaule septentrionale. Des fouilles, faites de iW à 1847, y ont amené la découverte d'une villa romaine renfermant une magnifique roi»salque (mon. hist), d'un cimetière gallo-romain et des sépultures germaniques. L*ensemblr des bâtiments forme un carré long de 60 met. env. sur une largeur de 40 met; le plan ressemble beaucoup à celui des villas antiques de l'Italie. - V église du v., bâtie au xr s. el agrandie au xvi", offre un vif intérêt. . L'abside a été restaurée (à l'intérieur, raaitre-aulel en pierre (xi" ou xii* s.) restauré en 1851). — Signalons encore le charmant colombier du château de la Tour.
De Sainte-Marguerite on peut aller rejoindre à (4 kil.) Ouvillcla-Rivière (R. 12) la route de Saint-Valery-en-Caux à Dieppe.
Pour aller, par l'ancienne route de voitures, à Varengeville et à Sainte-Marguerite, il faut suivre, jusqu'en face de Hautot (6 kil. environ), la route de Dieppe à Saint-Valéry (R. IS;.
[kOUTE 13] OPFRAÎ^VILLB.
qui passe d'abord, avant de franchir la Scie, prés du village (VÀppevilleiiOOmèt. sur ladr.).
V église d'Appeville renlermait des dalles funéraires qui ont été encastrées dans les murs du chœur de l'église de Hautot, et un magnilique baptistère en pierre (xv" ou xvi* s.) placé dans l'église des Routes, commune du c. de Doudeville. — A Appeville commence un curieux tunnel de 1,800 met. qui depuis trois siècles conduit les eaux de la vallée de la Scie dans tous les quartiers de Dieppe. Ce gigantesque travail, comraéncéen 1534 et terminé en 1557, est l'œuvre d'un nommé Toutain.
Quand on est parvenu en lace de Hautot, on prend à dr. un chemin carrossable.
6 kil. JTautot'SUr-Meri^.n).
PoTir visiter Offranville (2 kil.
îiOO met. de la route), 1,747 h., il faudrait prendre à g., un peu avant le chemin de Uautot,une route de voitures qui se dirige vers le S. (dans Véglise (1517-1616), inscriptions, armoiries et débris de beaux vitraux ; dans le cimetière, if de prés de 7 met. de circonférence). Le i'hûteau d 'Offranville est situé à l'entrée du bourg.
Au delà de Hautot, le chemin de Varcngeville se détache sur la dr. de celui de Sainte-Marguerite. Varengevilleestà 11 kil.
de Dieppe par la route que nous venons de suivre, et Sainte-Marguerite à 13 kil. — iV. B. Quand le chemin de grande communication sèt'ù teriiliné, il n'y
— LE l'OLLET.
aura plus que 6 kil. enlre Dieppe et Varcngeville.
Le PoUet. — La cité de Limes.
On s'y rend (30 min. à pied) par le faubourg du PoUet (hôtel de France) et par la falaise que dominait la Bastille de Talbot.
Dieppe et le Pollet, quoique séparés à peine par un étroit chenal d'eau, représentent deux civilisations bien distinctes.
Au Pollet, on peut encore se croire dans la France du mo.yen âge, surtout dans la place ^o»rdin, la rue aux Pourceaux et la rue Quittjuengrogne. Le Pollet maintient ses mœurs et ses coutumes dans leur intégrité des temps passés; presque tous les PoUetais vivent des produits de leur pêche et sont des marins excellents. — On gravit, à la sortie du Pollet, la falaise sur laquelle vint se poser Talbot, lorsqu'au xv« s. il fit le siège de Dieppe. Cette côte porte encore le nom de Bastille, à cause d'un fort que le général anglais y avait fait élever. — Au delà de la Bastille Talbot, il fautsuivrele sentier qui suit les falaises jusqu'à un ravin; d'où l'on aperçoit leham. du Puits, habité surtout par des jardiniers maraîchers ; les chaumières renferment des caves taillées dans le roc et appelées gaves, ou les habitants passent leurs soirées l'hiver. Depuis 1856, le hara. du Puits possède un petit établissement de bains de mer (casino, tentes, restaurant, jardins, hôtel garni en t\)rhl6 dé èhàlët), sUcciirsëte
i^Ë PAHIS A DlEPPË*
des bains de Dieppe. En avançant toujours à g., en vue de la mer, on découvre bientôt la oité de Limes, que l'on nomme aussi camp de César. Les fouilles faites par les soins de M. Féretonl démontré que l'emplacement de la cité de Limes était un de ces oppiia où les nations gallo-bel- » ges cherchaient un refuge lorsqu'elles étaient poursuivies par l'ennemi.
Arques.
On peut aller de Dieppe à Arques par la route de voitures (6 kil.) ou par la Dieppette, la rivière d'Arqués (jolis paysages).
Si Ion préfère la voie d'eau, on trouve au cours Bourbon de nombreuses embarcations.
Les canots descendent le cours de la rivière en 45 min., mais ils mettent 1 h. 15 min. pour la remonter. — On trouve, sur le quai et les places de Dieppe, des voitures de louage (prix à débattre : 8 fr. pour Arques, 10 fr. avec promenade dans la forêt). — Une voiture publique partdeuxfois par jour de Dieppe pour Saint-Nicolasrd'Aliermont (passant par Arques), à 6 h. du matin et à 3 h. du soir. Elle revient à 9 h. 12 du matin et à 8 h. 12 du soir.
Les promenades dans la forêt peuvent se varier à l'inflni. Une visite à Saint-Nieolas-d'Aliermont (R. 19, B) intéressera les touristes qui pourront revenir par Hartin-l'Église et le PoUet.
Neut indiquerons aux promi»* «eurs qu peuvent marcher le
[aoutE 14]
beau plan de la forêt d'Arque> (Paris, 1865, chez M. Lo^erot).
La route de voitures laisse i dr. le faubourg de la Barre pooi se développer enti^e la rivière à g. et des coleaux un. peu nus à dr. On croise le chenain de fer prés du hameau de Saint- Pierre.
Les travaux de la voie ferrée mirent à jour près de ceham. \m trentaine de squelettes de l'époque franque. Laissant à g. la Butte-des-Salines, Idi route passe au ham. de Bouteilles, dont l'église a disparu ; des fouilles ont fait découvrir (1842-1857) sur son emplacement plus de 4(> cercueils de pierre des xi' et XII* s., dont 15 contenaient des croix de plomb déposées à la bibliothèque de Dieppe et au masée de Rouen. On a aussi trouvé à Bouteilles plus de deux cents vases en terre cuite ; on signale enfin près de ce ham. une vieille gentilhommière , Haqueménouville, de la fin du xvi« s. — Au delà de Bouteilles, on aperçoit, au bord de la route, une croix de pierre (xn« s.) appelée Croixde-la- Moinerie. La route traverse le ham. de Machonville. A g. s'étendent les prairies appelées les salés.
6 kil. Arques (hôt. : du Ckàteau-d^ Arques, de la Descente, de la Famille), b. de 957 h., situé dans une charmante vallée, sur la rivière d'Arqués, près du confinent de l'Ëaulne et de la Béthune, autrefois ville considérable. L'éclise (mon. hist.)n'estpas antérieure au xv* ou au xvi* s.
Le grand portail date de 17S'J
[route 13] ARQUES.
et le clocher de 1605-1633.
Aux angles N. E. et N. 0. se voient deux dauphins portant couronne et collier de l'ordre de St-Michel. Le portail latéral a été récemment restauré.
La nef, brûlée par Charles le Téméraire, a dû être rebâtie à la fin du XVI* s.; le beau jubé, très-mutilé, qui la sépare du chœur, est accessible par un escalier placé dans une tourelle (1540). Le chœur (très-beau) fut construit de 1515 à 1574 (à l'intérieur, débris de beaux yitraux dans le chœur et la chapelle St- Nicolas; contre-table sculptée du sanctuaire; deux niches de la Renaissance de chaque côté de l'autel ; jolie piscine et belle porte de la Renaissance (1344) dans la chapelle de la Vierge ; boiserie de 1613 ; porte de la Renaissance et buste d'Henri IV dans la chapelle Saint-Nicolas).
Un ancien couvent de bernardines, fondé sous Louis Xlll, a été transformé en une charmante habitation. — Deux maisons curieuses, l'une en pierre, date du xvir s., l'autre, en briques, a vu naître, en 1777, le célèbre naturaliste Ducrotay de Blainville. — Pour aller aux l'uines , on prend un chemin pavé qui traverse la place de la mairie, puis un sentier à g.
Le château d'Arqués fut bâti vers le milieu du \i" s., sous Guillaume leConquérant.U passa plusie.irs fois des mains des Anglais dans celles des Français, qui le gardèrent à partir de «449. Louis XIV le visita en 1648 ;
mais en 1755, cette célèbre forteresse n'était plus qu'une vaste carrière de pierres. M— de Reiset acheta les ruines en 1836, et son fils les conserve avec un soin religieux. — L'enceinte intérieure du château d'Arqués, agrandie au moyen âge, est divisée en deux cours séparées.
En avant-corps sont les bâtiments construits par François !•', flanqués d'énormes tours en brique et en pierre. La première enceinte communique avec la seconde (celle du xi* s.) par une porte composée d'un massif percé de trois arcades jadis garnies de herses. L'arcade qui fait face au donjon est surmontée d'un bas -relief inaugura en 1845, avec une inscription en l'honneur de Henri IV. — Le vieux doqjon (de la plate-forme vue magnifique) date en grande partie du xi* s. On voit encore le puits creusé à une énorme profondeur, qui fournissait de l'eau aux défenseurs du château.
— Un peu en deçà du donjon s'élève, à g., une vieille tour (vue étendue) qui renferme un petit appartement (portrait de François !•' et buste en plâtre d'Henri IV). — Il faut faire extérieurement le tour de la forteresse en suivant la crête des fossés, larges de 25 à 30 met., pour avoir une idée à peu prés complète de ce qu'elle était autrefois.
Pour gagner, à la sortie du bourg, la forêt d'Arqués ou Martin-Église, on franchit la Varenne et la Réthune, et l'on tra
NORMANDM.
DE PARU k DIBPPE.
irane te vallée en suivant une oimnêie qui eofiduit à (10 min.) Archelles (76 h.; Mégàni manoir du XVI* s.), où Ton a découvert beaucoup de fragments an tiques.
Arche. les est dominé à !*£.
par une colline placée enti'e les vallées de la Béthune et àe TEaulne et qui fut le théâtre de la célèbre bataille d'Arqués gagnée, en 1589, par Henri IV sur les Ligueurs commandés par Mayenne.
La forêt d'Arqués (nombreuses routes et agréables promenades), d'une superficie deU85 hectares, occupe le plateau qui domine les vallées de TEaulne et de la Béthune.
Pour Saint-Nicolas -d'Aliermont (6 kil. d'Arqués), V. la R. 19, B.
Archelles est à 30 min. de Mariin-Êf/lise, v. de 504 h., dans la vallée de l'Eaulne. V église (traces du xn* s.) renferme la dalle tumulaire (1466) de Regnault-Orel, curé de Limmes.
Martin-Église est à 5 kil. de Dieppe. La route qui descend la rive dr. de la rivière d'Arqués traverse (3 kil.) le ham. d'Etran, où l'on a découvert, en 1859- 1860, des sépultures desxi*, xii« et XIII' s., des vases, des monnaies, etc. Pour se rendre de ce ham. à Dieppe, on peut suivre un chemin qui côtoie le cours Bourbon ou la route qui côtoie la Retenue et longe les cavées Bonne - Nouvelle (découverte d'antiquités romaines).
[Voit, de corresp. pour : — (64 kil.) Ab)>ev>H« (R- 21); -
[route 14|
(31 kil.) Eu (R. 15); — (35 kil»
le Tréporl (R. 15). 1
De Dieppe à Saint-Valery-en-Cani.
R. 14 ;— à Paris, *ar Giiors, R. i4:
— au Tréport et k Eu, R. 15; — à NeufcbÂtel, R. 19 ; — à Saim-Saèas.