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Ohnibcs pour le Tréport, 30 c.
— HÔTELS : — du Cygne, sur la place; — du Commerce. — Poste AUX LETTRES, HIC des Bouchcries.
— TiLÉGRAPHE ELECTRIQUE, pUcC
Notre-Dame, dans les dépendances de l'hôtel de ville.
Ba, Y. de 4,410 h., ch.-l. de ^^anton de l'arr. de Dieppe, est située à 10 mét.env. d'altit. dans^ la riante vallée de la Bresle.
La ville d'Eu parait avoir été,
pendant la période gallo-romaine, un centre de population assez important. En 912, Rollon fortifia le bourg d'Eu et y construisit une forteresse considérable. Louis XI fit entièrement incendier la ville en 1475, sauf les églises, pour empêcher le roi d'Angleterre de s'en emparer. Henri IV la prit enl589.--Eu est la patrie des frères Anguier, célèbres sculpteurs duxvii*s.
Le château d'Bu (mon. hist.) occupe l'emplacement d'une forteresse très-ancienne, élevée, ou du moins relevée, par Charlemagne ou ses successeurs.
Rollon y perdit la vie en 925.
Guillaume le Bâtard s'en empara en 1049. D'après une tradition locale, Jeanne d'Arc aurait été renfermée dans la prison de ce château, en allant du Crotoy à Rouen. L'incendiede 1475 dévora les constructions primitives. Le comte Jean de Bourgogne y fit alors élever, sur l'emplacement actuel de la chapelle, une maison sans fortiûcations.
Le château actuel lut commencé en 1581 par Henri de Guise le Balafré. Lorsque M"* de Montpensier en prit possession en 1661, il n'y avait encore de construit que l'aile droite et la moitié du corps de logis du fond. On doit à cette princesse la création du parc dessiné par Le Nôtre et la construction du kiosque situé à l'extrémité de ce parc (très-belle vue).
Après avoir servi d'hôpital en 1795, le château d'Eu devint la résidence du titulaire de la se-
DÉ PARIS AU TIuÉpOltT.
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nat4ireiie de Kouen. On abattit aloti le corps de logis en retour et le petit château construit près de la maison actuelle du jdrdinier. G* est à partir de la prise de possession de ce domaine par Louis-Philippe duc d'Orléans (18îl) que furent entrepris les travaux par lesquels e château fut remanié entièrement; dévastes dépendances y flH'ent ajoutées et le parc fut presque doublé.
Le château d'Eu, une des résidences favorites de Louis-Philippe, se compose aujourd'hui, outre les dépendances, d'un vaste bâtiment en briques, à pilastres de pierre, présentant une façade de 9A met. 49 cent, de longueur. Depuis l'expropriation de la famille d'Orléans (décret du 22 janvier 1852) les appartements ont perdu leur ameublement, et la magnifique collection de portraits historiques a disparu. La chapelle seule a été respectée (vitraux exécutés à Sèvres d'après les dessins d* Chenavar d et d e Paul Delar oche ) .
Le parc, un des plus beaux de France, sans contredit, par sa situation et ses ombrages (46 lierf.
de superficie), est malheureusement aujourd'hui dan^ un triste état d'abandon ; il renferme plusieurs bassins alimentés par la Bresle. A l'entrée, près de la chapelle, on remarque des hêtres magnifiques, au milieu «desquels Louis-Philippe,8'appuyant sur une tradition qui parait erronée, a fait placer une table de marbre avec cetteinscription :
c'est ici QUB les OniSKS TEHAIBKT CONSEIL AU XVI* Slici.E.
M'** de Montpensier dit positivement dans ses Mémoires que, lorsqu'elle fit l'acquisition du domaine d'Eu, le château n'avait pas de jardin. Les abords du château ont été, sous Louis- Philippe, transformés en une esplanade (belle vue). Le parc et le château sont ouverts tous les jours aux étrangers. !
L'éfUse Saint-Laurmit (mon.
hist.) est un édifice ogival qui a remplacé, en 1186, une ancienne église collégiale oû-avail été célébré, en 1050, le mariage de Guillaume leConqnérant etdp laprincesseMathikIe.il ne reste de l'église primitive que les deux tours qui flanquent le chevet au N. et au S. et les piliers ronds du fond du choeur. Le chœur actuel daté de 1580.^Le portail principal est composé de trois portes (celle du miyeu offre une splendide voussure); une belle fenêtre le surmonte.
La porte latérale du S. date de t*lA1. Le transsept du N. offre une grande rose du xir s., encadrant une ogive refaite au xvi* s.
Les fenêtres datent des xv et xvi* s. L'édifice a 80 met. de long, dans œuvre, 17 met. de large dans la nef et 21 met. d'élévation sous la clef de voûte. Louis- Philippe, à qui est due aussi la belle verrière du portail, a fait reconstruire la voûte. Deux colonnes en marbre noir s'élèvent à l'entrée du sanctuaire ; l'une supporte une urne en brome
[ROetÉ 18] ËO. — EGLISE
contenait le cœur d« Catherine de Clèves; L'autre e»t érigée à la mémoire du prince de Dombes (1755).— Dans Idichapelle de la Vierge, on remarque une Vierge en bois ai tri buée à l'un des frères An guier. — ha chapelle du Saittt'Sépulcte (xvr s.) renferme un groupe représentant V Ensevelissement du Christ. — Sous le chœur de l'église s'ouyre une crypte saccagée pendant la Révolution et restaurée par le roi Louis-Philippe. On y voit les tombeaux (statues en pierre ou en marbre) de plusieurs: membres de la famille d'Artois et la châsse contenant les reliques de saint Laurent — L'église Saint- Laurent est en restauriaition depuis plusieurs années.
La Qbapelle du coUéye (mon.
hist,) fut construite en jstyle rhénan, par Catherine de Cléves, de i&U à 1626. Elle renferme le cénotaphe de Henri de Guise le Balafré et les sépultures de Catherine de Cléves, sa femme, et de leur fille, la princesse de Conti. Ces tombeaux magnifiques, attribués à tort à Germain Pilon, ont été exécutés à Gènes par un artiste inconnu.
L'hôpital Sainte-Anne, fondé par M'" de Montpensier, est transformé en caserne.
Le canal d'Eu au Tréport creusé sous Louis -Philippe, est long de 3,575 met. et se confond avec la rivière de la Bresle. Son tirant d'eau normal est de 4 met. 20c. — heimoiilMs Packam renferment une scierie mécanique, une huilerie et une
SAINT-LAORENT.
fabrique de biscuits de mer.
Au point culminant du plateau qui domine Eu au N., à 1,800 met. de la ville, s'élève la chapelle Saint-Laurent, hut de pèlerinages nombreux (belle vue).
On peut faire d'intéressantes excursions dans la forêt d'Eu (7,500 à 8,000 hectares de superficie), qui s'étend vers le S. E., au sommet des coteaux qui bordent de ce côté i&iniLée de la Bresle. Eatreconpéede clairières immenses, elle a 30 à 40 kil.
dans sa plus grande longueur, et s'étend jusqu'aux environs de Neufchâtel ; mais sa plus grande largeur ne dépasse pas 8 ou 10 kil. Le point de vue le plus recommandé aux touristes est celui du (10 kil. env.) Montd'Orléans.
Sortant d'Eu par le faubourg •de Mttthomesnil, on suit d'abord la route de Neufchàtel ; puis, à 1 kil., on prend sur la g. un chemin qui mène à la forêt par la ferme des Hayettes et (4 kil.
d'Eu) Saint-Pierre-en-Val (61 H h.). Dans la forêt, à (6 kil.) w Madeleine, au point de rencontre du chemin d'Eu à Blangy par Beaumont-sur-Eu, commence la route Clémentine, qu'il faut suivre (forêt pittoresque et sauvage) jusqu'au plateau appelé Mont-d'Orléans (vue très-éten due). On aperçoit au loin Gamâches, h. de 1,986 h. (ruines d'un chAteau fort, belle église des xii* et xiii* s. (mon. hist.) et marronnier gigantesque planté, dit-on, en 1598).
Du Mont-d'Orléans, on des-