PRINCE DE
précédées P'UNE INTRODUCTION PAR ALBERT LACROIX
4 beaux et forts vol. in-18. 14 fr.
I,e§ pauvres du prince Charles de Ligne, dont le nom est si connu, dont la réputation littéraire est si bien établie dans tous les pays d'Europe et qui partout a laissé des traces si profondes de son aimable esprit, de sa finesse d'observation, de sa conversation vive et enjouée, les œuvres du prince de Ligne n'existent que dans très-peu de bibliothèques.
Le public se trouvait privé, par cette rareté, du plaisir de lire ce charmant écrivain, qui le dispute aux plus spirituels des bu-» mouristes que la langue française ait produits.
La variété si grantja des éf rftf (Ju jrjace tes fait convenir à toutes les classes de la société.
Mélanges historiques, mélanges littéraires i mélanges philosophiques, mélanges militaiw, romans, contes, mémoire* divers $u* JaPafognf, Sur les Juifs, sur les Crétins, — le fameux mémoire pour le comte de Bonneval, — mémoire pour les Grecs, — portraits, caractères et fantaisies, — pensées aussi £nes qup vives et spirituelles, — réflexions sur les femmes, — correspondance aussi piquante qu'enjouée, — lettres aux principaux souverains de l'Europe : Catherine, Joseph II, etc., etc., ~ dialogues, — . études critiques, — poésies,
— comédies, — voyages, — tous les sujets se croisent dans ses œuvres; tous les tons y alternent, le sérieux et le frivole; }ous les genres y sont représentés, le léger et le grave, dans le plus charmant désordre, comme le prince l'aimait tant.
Les célèbres Lettres de Crimée, qui décrivent cette contrée aujourd'hui illustrée, — les Lettres sur la dernière guerre des Turcs, Y Histoire de la guerre de Trente ans, les Mémoires sur Frédéric II de Prusse, la Vie de Catherine le Grand, comme il la surnomma si ingénieusement et comme l'histoire l'appelle encore-, — les Considérations sur la Révolution française, alternent avec le Coup cfœtf sur les principaux jardins ffEurope, le Coup d'oeil sur Belœiî, le Régne du grand Selrahcengil, le Mémoire sur Paris, idéal que le prince rêvait dès lors pour cette belle capitale.
Enfin viennent les Mémoires de ce grand seigneur, homme de lettres, aussi réputé pour son caractère chevaleresque et pour son noble cœur que pour son talent littéraire et le rôle éclatant qu'il joua sur la scène de la politique européenne, comme soldat et comme diplomate.
On voudra lire encore le plaidoyer si piquant intitulé : Mémoire pour mon cœur accusé, et ses Entretiens avec Voltaire et Rousseau, qui dépeignent ces deux grands hommes, et les Lettres àEuIalie sur les théâtres de société; l'on trouvera à glaner plus d'une perle dans ses pensées diverses qu'il intitule : Mes écarts ou Ma tète en liberté.
MÉMOIRES
DU