‹ La Nouvelle-France de Cartier à Champlain, 1540-1603Chapitre 56 sur 73 · LES COMMISSIONS DU MARQUIS DE LA ROCHE · texte numérisé non relu

LES COMMISSIONS DU MARQUIS DE LA ROCHE

Nous avons dit que le marquis de la Roche ne crut pas devoir mettre à profit les lettres-patentes que le roi Henri III lui avait accordées en 1577, non plus que celles de l'année suivante, confirmatives des premières. Ces commissions qu'il sollicita sans doute avec l'idée de s'en prévaloir à l'occasion, restèrent lettre morte. Plusieurs, raisons nous portent à soutenir cette opinion, dont l'une, très forte, ce nous semble, se tire du texte même de la troisième commission, celle de 1598, due à la munificence du grand roi Henri IV. Xous avons cité ce passage qui indique péremptoirement que le favori du roi, alors qu'il était gouverneur de Morlaix, de 1568 à 1586, resta tout le temps à son poste, où, s'il s'en absentait, y avait l'œil, aimant mieux défendre le gouvernement dont il était pourvu contre les agressions d'adversaires remuants, que de l'abandonner à leur merci. Si, pendant cette longue période de dix-huit ans il fut passé au Canada, l'histoire nous aurait fait connaître son successeur à Morlaix, même s'il n'eut été qu'intérimaire.

De 1586 à 1598 nous pouvons suivre presque pas à pas le marquis dans sa carrière mouvementée. Sur ces

douze années, il en passa près de neuf en prison, de 1589 à 1596, et pendant l'autre qui précéda son expédition en Amérique, il était en Normandie, à la tête du vicomtat de Saint-Lô et de Carentan.

A l'aide de l'histoire des événements contemporains de la Ligue nous sommes forcé de conclure avec Champlain, Lescarbot, et Charlevoix à leur suite, que l'aventure malheureuse de l'île de Sable eut lieu en 1598. Le témoignage des deux premiers surtout a une grande valeur, car il ne faut pas perdre de vue que Champlain et Lescarbot vivaient du temps du marquis l. Champlain avait servi dans les armées royales sous les maréchaux d'Aumont et de Cossé-Brissac. S'il ne prit pas connaissance du voyage au Canada, l'année même qu'il se fit, il dut cependant en apprendre quelque chose plus tard, avec les renseignements les plus véridiques.

L'autorité de ces deux hommes s'impose de prime abord, et il faudrait avoir de graves raisons pour la mettre de coté. Cependant plusieurs historiens, biographes, historiographes, trompés sans doute par un incident de la vie du marquis de la Roche, nous voulons parler de son emprisonnement que le Père Charlevoix place après son retour de l'île de Sable, ont essayé de prouver, ou ont avancé sans preuve, que l'expédition n'a pu avoir lieu en 1598, vu que Mercœur avait fait sa soumission complète au printemps de cette même année. Donc, s'écrient ceux qui discutent la question après

1 Champlain, né vers 1570, pouvait avoir environ 28 ans. Lescarbot «tait à peu près du même âge.

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l'avoir soulevée, le marquis de la Roche dut passer en Amérique avant 1598. C'est le raisonnement de l'abbé Ferland dans son Cours d'histoire du Canada : " Charlevoix, dit-il, s'appuyant sur Lescarbot et sur Champlain, rapporte que le marquis de la Roche, au retour de son voyage, fut porté sur les côtes de la Bretagne, et qu'ayant été arrêté, il fut retenu en prison pendant un an par le duc de Mercœur. Or, les lettres patentes de Henri IV au marquis de la Roche, sont du mois de janvier 1598. Si ce seigneur avait fait son expédition en Amérique, dans la dite année, il n'aurait pu rentrer en France que tard en automne. Cependant dès le mois de février 1598, le duc de Mercœur avait cessé d'être gouverneur de la Bretagne: il avait fait sa soumission au roi, qui nomma César de Vendôme pour le remplacer. La Roche n'a donc pas été fait prisonnier par le duc de Mercœur en 1598 ; et, s'il a été réellement jeté dans les fers après avoir été en Amérique, ce voyage dut avoir lieu peu de temps après 1578 l. "

L'abbé Ferland commet ici plusieurs erreurs. Charlevoix ne s'appuyait pas sur Champlain, quand il écrivait que le marquis de la Roche fut incarcéré après son retour de l'Acadie, car Champlain ne fait aucunement mention de cet emprisonnement. C'est sur Lescarbot que doit retomber toute la responsabilité de l'erreur où est tombé l'historien canadien. Celui-ci est amené à conclure qu'il est plus rationnel d'assigner à la tragédie de l'île de Sable l'année 1578 ou l'une des années suivantes. Plusieurs raisons militent contre cette théorie.

1 Ferland, Cours d'histoir-. ou Canada, t. I. p. 61.

Si on admet toujours la version de Lescarbot, adoptée par Charlevoix, que le marquis fut mis en prison aussitôt après son arrivée en France par le duc de Mercœur, alors qu'il était tout puissant dans son gouvernement de Bretagne, cette date de 1578 est inadmissible, car Mercœur ne fut nommé à ce poste qu'en 1582, et n'en prit officiellement possession que l'année subséquente. Donc, si le marquis de la Roche vint au Canada vers 1578, il ne put pas être jeté dans les fers, ni immédiatement après sa rentrée en France, ni peu de temps après, car on sait de source à peu près certaine, que ce malheur ne lui arriva qu'en 1588, l'année même que le gouverneur de Bretagne se déclarait le chef de la Ligue dans sa région.

Charlevoix est une autorité souvent médiocre en ce qui regarde certains faits de cette époque déjà reculée pour lui. Ainsi ne dit-il pas que le marquis fut retenu " pendant un an " * dans le château de Nantes, quand il est certain quïl y demeura au moins cinq ans.

Afin de compléter nos renseignements sur ce sujet controversé, nous citerons les auteurs qui en ont écrit, en commençant par Champlain.

" Le sieur Marquis de la Roche de Bretagne, poussé d'une saincte envie d'arborer l'estendart de Jésus-Christ, et y planter les armes de son Roy, en l'an 1598 prit commission du Roy Henry le Grand (d'heureuse mémoire) qui a voit de l'amour pour ce dessein, fit équiper quelques vaisseaux, avec nombre d'hommes, et un grand

1 Charlevoix, liv. III.

attirail de choses nécessaires à un tel voyage : mais comme le dit Sieur Marquis de la Roche n'avait aucune cognoissance des lieux que par un pilote de navire appelé Chédotel, du pays de Normandie, il mit les gens du dit Sieur Marquis sur l'isle de Sable. . . .et revenans en France au bout de sept ans . . l"

Lescarbot rapporte les faits un peu différemment :

" En l'an 1598, dit-il, le Roy ayant audit sieur Marquis (de la Roche, gentilhomme breton) confirmé le don de lieutenance générale es terres (neuves) à luy fait par le Roy Henry III, et octroyé sa commission, il s'embarqua avec environ soixante hommes .... Etant en France le voilà prisonnier du duc de Mercceur .... Cependant ses gens demeurent cinq ans dégradés en la dite île ... . 2 "

Le Père Charlevoix, après avoir lu Champlain et Lescarbot, et prit connaissance de la troisième commission, écrit à son tour :

" Enfin en 1598 la France après cinquante ans de troubles domestiques, ayant recouvré sa première tranquillité ... .le Marquis de la Roche obtint de Sa Majesté la même commission et les mêmes pouvoirs qu'avait eus M. de Roberval sous François I et que Henri III lui avait déjà accordés à lui-même, mais dont il ne s'était ■pas trouvé en situation de faire usage 3."

Tout est bien jusque là. L'érudit historiographe de la Nouvelle-France dit carrément que le marquis de la

1 Champlain, Ed. 1632, p. 38.

2 Lescarbot, Vol. II, p. 393.

3 Charlevoix. liv. III.

Boche n'avait pu faire usage de la commission et des pouvoirs que Henri III lui avait déjà accordés. Puis il ajoute: "Il fut plus an prisonnier du duc de

Merci eur qui était encore le maître en Bretagne.... Enfin au bout de sept ans le Roy ayant ouï parler de leur aventure, obligea le pilote Chedotel à les aller chercher. ..."

Nous avons prouvé que Mercœur n'était plus maître en Bretagne dès le commencement de l'année 1598, et si le marquis de la Roche fit son expédition au printemps, supposant même qu'il revînt en juillet, Mercœur était déjà parti pour l'Autriche où il mourut.

Bergeron, qui écrivait en 1629, a sa version particulière : " Le marquis, dit-il, étant allé, suivant sa première commission, dès le temps de Henri III, en l'île de Sable. . . .il fut rejeté par la violence du vent en moins de douze jours, jusqu'en Bretagne, où il fut retenu prisonnier cinq ans par le duc de Mercure (sic). . . . Mais, le marquis, ayant obtenu sa seconde commission, ne put continuer ces voyages .... l"

Bergeron se contredit lui-même, car, après avoir déclaré, sur sa propre autorité, que le marquis de la Roche alla, suivant sa première commission, dès le temps de Henri III, en l'île de Sable, il assure que les gens du marquis profitèrent grandement du bétail, vaches et pourceaux, qui y avaient été abandonnés 80 ans auparavant par le baron de Léry, qui, dit-il, avait entrepris ce voyage en 1518 2.

1 Bergeron, Traieté de la Navigation, etc., p. 124-125.

2 Ibidem, p. 102.

Pufendorff écrivait en 1759 : "Le Marquis de la Roche, breton d'origine, obtint en 1598, une commission de Henri IV, pour conquérir dans l'Amérique septentrionale quelque pays habitable . . .1"

Isaac Weld dit : " En 1598, le marquis de la Roche découvrit l'île de Sable et les côtes voisines de l'Acadie " 2.

L'auteur des Lettres curieuses sur l'Amérique septentrionale ne parle d'aucune expédition en 1578 et en 1598. mais il dit : " Le marquis de la Roche en 1593 fut nommé gouverneur général du Canada " 3. Cet écrivain s'est mépris, car il ne peut pas être question de 1593 en cette affaire. C'est probablement une faute d'impression ; Sir Richard est généralement trop bien renseigné pour avoir voulu délibérément substituer 93 à 98. La première date est inadmissible à tous égards.

Carry et Lea croient que " Henri IV nomma le marquis de la Roche gouverneur général du Canada en 1598, et que celui-ci aborda à l'île de Sable qu'il s'imaginait sottement pouvoir convenir à l'établissement d'une colonie i."

Guillaume Tell Poussin a dit : " En France on reprit le projet de colonisation sous Henry IV en 1598 5."

1 Introduction à l'Histoire de l'Univers, t. VIII.

2 Voyage au Canada, t. III, p. 236.

3 Canada as it was, as it is, and may bc, par le lieutenant-colonel sir Richard Bonnycastle, t. I, p. 10.

4 The Geocjraphy, history and statistics of America and West Indies, par H. C. Carrey et Lea.

5 De la puissance américaine, 2e édition, t. I, p. 56.

M. Poirson, dans son Histoire du règne de Henry IV, fixe à l'année 1598 les premières tentatives pour fonder des établissements français dans l'Amérique septentrionale 1."

Après avoir cité la troisième commission, MM. Michelant et Ramé disent que Henri IV ne faisait que suivre les traditions de son prédécesseur et renouveler une commission donnée par Henri III 2."

Henry Harrisse croit que ce fut avant son départ pour la Nouvelle-France, pendant qu'il était gouverneur de Saint-Lô- (où il avait été nommé en 1597) et non à son retour, que le marquis de la Roche fut fait prisonnier par le duc de Mercœur, et probablement remis en liberté peu de temps après, lorsque Mercœur se repliait sur Nantes, avant de se soumettre définitivement à Henri IV, le 20 mars 1598. De la Roche, ajoute le savant bibliographe, revint de son expédition au Canada dans le cours de l'année 1598 3.

M. C. de Laroche-Héron écrivait en 1854: "L'ennemi (Mercœur) de la Roche était hors d'état de lui nuire en 1598. Cependant cet emprisonnement par les ordres du duc de Mercœur a eu lieu ; et il a même duré neuf années au lieu d'un an, et le marquis de la Roche n'a été relâché qu'en 159G. Donc l'expédition à l'île de Sable a eu lieu en vertu des lettres patentes de 1577 et 1578, délivrées par Henri III, et non en vertu de celles confirma-

1 Documents inédits sur le Canada, p. 5, en note.

2 Ibidem.

3 NoU.s sur la Nouvelle-France, bibliographie, p. 14.

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tives j de 1598 ; et la date de ce voyage a dû être entre 1578 et 1584 2."

M. Pol de Courcy, archéologue breton très distingué, a prétendu que le marquis de la Roche utilisa sa commission de 1578 et qu'il fit son voyage cette année là, et que la commission de 1598 n'eut d'autre résultat que de faire revenir de l'île de Sable les misérables qui y avaient été déposés vingt ans plus tôt 3."

Cette dernière opinion touchant la durée de l'exil des compagnons du marquis de la Roche, est unique sous la plume des écrivains, et nous semble contraire à toutes les idées reçues. Il est étrange que M. de Courcy, si bien renseigné sur la vie du noble marquis, se soit laissé entraîné à commettre une erreur de cette importance.

M. H. Emile Chevalier, auteur de plusieurs romans tirés de Thistoire du Canada, après avoir fait une étude approfondie de la question qui nous occupe, s'écrie : ' Pour moi je suis convaincu que l'expédition de la Roche eut lieu en 1598. Quant à l'emprisonnement du marquis par le duc de Mercœur, c'est affaire peu importante pour l'histoire du Canada 4."

Nous arrivons maintenant aux écrivains canadiens, chez qui nous rencontrons une diversité d'opinions aussi grande que chez les autres.

1 Les lettres de 159S n'étaient pas confirmatives, dans le sens strict du mot. Elles avaient une tout autre portée que celles de 1577 et de

2 Journal de Qicr'bec, juillet 1854,

3 Ibidem.

4 Le Pays, Montréal, juillet 1854,

Ferland, se basant sur Bergeron, adopte la date de

Bibaud ne partage pas cette manière de voir : " Le marquis de la Roche, dit-il, obtint de Henri III, et ensuite de Henri IV, le titre de vice-roi, avec les mêmes pouvoirs qu'avait eus le sieur de Roberval. Il voulut aller lui-même reconnaître le pa}^s dont il devait être, pour ainsi dire, le monarque. Il arma un vaisseau, sur lequel il s'embarqua au printemps de l'année 1598 V

Garneau croit que cette expédition eut lieu en 1598. " Dès l'année du rétablissement de la paix, c'est-à-dire, en 1598, le marquis de la Roche lit confirmer par le roi une commission de lieutenant général de l'Acadie, du Canada, et des pays circonvoisins, que lui avait déjà accordée Henri III, et dont les troubles du royaume l'avaient empêcher de jouir 2."

Garneau ne pouvait rapporter les faits avec plus d'exactitude. Mais, il se trompe quand il ajoute aussitôt que le marquis fut incarcéré à son retour en Bretagne. Notre grand historien n'avait pas suivi d'assez près les événements de la Ligue.

M. le docteur Taché, sans se prononcer absolument, croit que l'opinion de Champlain et de Lescarbot fixant à 1598 la date de l'expédition "a toute apparence de raison 3."

1 Histoire du Canada, t. I, p. 39.

2 Histoire du Canada, t. I, \>. 39.

3 Les Sablons, Nouvelles Soirées, p. 479.

M. Benjamin Suite place la catastrophe de l'île de Sable en 1578 V

M. Paul de Caze semble avoir beaucoup étudié cette question, et il nous paraît avoir mis à ce travail une attention sérieuse. Voici ce qu'il en conclut : " En admettant que le marquis de la Roche ait entrepris son voyage au Canada en 1589, c'est-à-dire l'année même où furent révoquées les lettres patentes des neveux de Jacques-Cartier 2, il est fort possible alors qu'il ait été fait prisonnier, à son retour, par le duc de Mercosur qui, au printemps de cette même année, et à la suite de l'assassinat du duc de Guise, était devenu chef du parti de la Ligue, en Bretagne.

" Sa captivité aurait duré de 1589 à 1596, époque à laquelle l'abbé Ferland en fixe le terme, et il aurait été relâché pendant la trêve qui suivit l'abjuration de Henri IV.

" Puis, peu de temps après sa sortie de prison, à l'assemblée des notables qui s'ouvrit à Rouen le 4 novembre 1596, et à laquelle sa naisance devait l'appeler, il aurait raconté au Roi le triste résultat de sa tentative de colonisation au Canada 3."

La supposition qui sert d'échafaudage à cette théorie, habilement imaginée du reste, mériterait discussion, si déjà nous n'avions pas épuisé le sujet.

Les événements qui se rattachent à la captivité du marquis, tels que rapportés par M. de Caze, ne diffèrent

1 Histoire des Canadiens-français, t. I, p. 27.

2 Ce fut le 16 juillet 158S que la révocation de ces lettres eut lieu.

3 Mémoires de lu Soc i>tc: Royale du Canada, 1884.

pas essentiellement de ce que nous en en avons écrit nous-mème, mais, comme Lien d'autres, l'auteur de l'étude sur les commissions du malheureux de la Roche, s'est trop laissé guider par Lescarbot et Charlevoix, en s'imaginant qu'il fallait placer la captivité du marquis après son retour de l'île de Sable. L'année 1589 est mal choisie pour cette expédition, car le marquis était déjà prisonnier de Mercœur depuis plusieurs mois.

Les erreurs de nos écrivains à ce sujet portent sur divers points que nous pouvons attribuer à quatre causes différentes :

1° Ignorance pour quelques-uns de trois commissions distinctes. L'abbé Ferland a ignoré celle de 1577. L'abbé Faillon n'a connu que la troisième ; de là une suite d'hypothèses portant toutes à faux.

2° Croyance presque générale, basée sur Lescarbot et Charlevoix, que le marquis de la Roche fut incarcéré après sa rentrée en France. C'est ce qui a trompé le plus grand nombre. Constatant, d'après les faits, que le marquis n'avait pu tomber victime des persécutions du duc de Mercœur, devenu impuissant au commencement de l'année 1598, on s'est imaginé qu'il fallait placer le voyage au Canada, avant cette année là. Alors les uns ont choisi 1578, comme l'abbé Ferland, Laroche- Héron, Pol de Courcy, Suite et les autres. M. de Caze est le seul qui ait opiné pour 1589.

3° Divergence d'opinions sur la durée de l'emprisonnement de la Roche.

4° Connaissance imparfaite des mouvements de la lutte entre les ligueurs et les royaux, au nombre des-

quels figurèrent en Bretagne, dernier boulevard des catholiques, le duc de Mercœur et le marquis de la Roche.

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