LE THÉISME CHEZ KANT 3ST
ne diminue pas la valeur de ses thèses de la liberté, de la divinité et de l'immortalité, qui sont essentiel lement celles que Kant devait bientôt formuler sous le titre de postulats de la raison pratique (XXXVl) ; les mêmes quant à la méthode, car leur auteur invoque la croyance, non l'évidence, et déclare formellement ne pouvoir pas plus déènir 1'. « essence de Tâme » que là h nature de Dieu » ; et les mêmes au fond, parce que leur objet est la conciliation du devoir avec le bonheur, par l'immortalité, en supposant Dieu, qui la doit à l'homme de bien. Kant lui-même n'a pas cru à la possibilité d'une théodicée qui résolût, pour le monde et pour l'espèce humaine, le problème dont les postulats donnent la solution de raison pratique. Sa métaphysique a tendu à en détruire tous les fondements de théorie (XXXVII).