‹ La nouvelle monadologieChapitre 3 sur 177 · MONDE DANS LA HAUTE ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

MONDE DANS LA HAUTE ANTIQUITÉ

distingué, d'un côté, la logique et la pure, sciences abstraites, de l'autre, les jues, dans l'acception la plus générale, tout sujet accessible à l'observation, à Il à des hypothèses vérifïablcs dans la périence possible, on reste, en dehors ficatîon, en présence de la partie de la ijui est de l'intérêt le plus grand pour net pour la destinée humaine; c'est la ; elle embrasse l'étude du Cosmos en sa celle de la conscience du moi et de ses out ce qui dépasse la pure observation classifications empiriques de la psycho- 1 et le petit monde sont ainsi sa matière, ae peut être que la spéculation considérée lord de la raison et de la croyance d'où théories rationnelles qui s'étendent de la — Problèmes raétapbys. 1

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définition des premiers principes de vi?rité et de réalité à l'explication de l'ordre actuel des choses.

La plus mélaphysique, pour ainsi parler, des idées relatives à l'univers dans son ensemble est celle qui regarde sa raison d'être quant au temps. Elle s'est présentée certainement comme la plus difficile aux penseurs des antiques civilisations, et jamais elle n'a cessé d'être une cause de trouble pour l'entendement humain. La trace en est visible dans beaucoup d'anciennes cosmogonies ; on voit deux puissantes idées s'y combattre dans l'esprit de leurs auteurs : d'une part, la constante expérience et l'habitude de la succession des phénomènes dont nul ne se produit sans avoir des antécédents, el, de l'autre, le sentiment du vouloir et de la cause qui gouverne les changements et par là les précède sans être précédé. La première idée conclut à l'éternité du monde, la seconde donne lieu à la recherche de quelque chose où le monde prend son origine. De là l'imagination d'une certaine masse confuse qui aurait toujours existé, el la conception de telle ou telle puissance active qui par l'abstraction de son concept semble échapper à la nécessité d'avoir eu un commencement. Quelquefois, le Temps lui-même, investi d'une vertu productive du développement des choses, est appelé à répondre par son idée seule à la difficulté du manque d'origine, sans posséder pour cela aucun pouvoir déterminé qu'on puisse nommer. Cette fiction à part, l'embarras est ordinairement levé par l'idée éminemment antique à laquelle on donne aujourd'hui le nom d'évolution universelle. L'évolution, en un sens légitime et correct de ce mot, soit appliqué à certaines séries de phénomènes naturels, soit employé hypothétiquement pour coordonner des séries qu'on suppose, est toute loi suivant laquelle les phénomènes procèdent d'un élal initial à un état Unal, l'un et l'autre

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