‹ La nouvelle monadologieChapitre 42 sur 177 · LE PANTHÉISME STOÏCIEN ET LE DÉTERMINISME · texte numérisé non relu

LE PANTHÉISME STOÏCIEN ET LE DÉTERMINISME

Cet asservissement des doctrines à l'idée de matière a dû être bien lourd, pour ne pas trouver une exception dans celle de toutes où la liberté de l'âme, la sujétion des passions, et jusqu'à l'impeccabilîté du sage étaient regardées comme des puissances réelles du principe hégémonique. Quelle idée peut-on se faire d'un tel principe, qui ne soit pas étrangère à celle d'un sujet de qualités qui n'ont pas le don de se connaître ellesmêmes? Cette vertu du vouloir et du commandement, sur laquelle les stoïciens mettaient si éminemment l'accent ; cette autre faculté qui recevait d'eux le nom de raison {Xôyoi), qui s'emploie à former, à manier, à combiner des idées variables ; les notions du genre et de l'espèce, celles de l'espace et du temps, qu'ils distinguaient eux-mêmes des choses corporelles ; enfin, la connaissance des rapports supérieurs du cosmos et la prévision des futurs, que pouvaient-ils entendre au fond, ces philosophes, en envisageant dans tout cela les

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