‹ La nuitChapitre 103 sur 119 · HYMNE · texte numérisé non relu

HYMNE

Mon passé, je le vois dans tes yeux souriants, Dans ta bouche de rose où Tamour rit d'éclore,

Dans ta joue aux fraîcheurs d'aurore Et dans tes blonds cheveux où voltigent encore

Mille essaims de baisers friands.

Mon passé t'asseyait souvent sur ses genoux, Riait à ton cher rire et demandait tes lèvres.

Nos chants, nos rêves et nos fièvres' Bondissaient à l'envi comme de jeunes chèvres,

Dans nos sentiers joyeux et fous.

Mon présent est encore ivre de ta beauté,

De ta chaude tendresse et des pensers sublimes

Qui bercent au bord des abîmes Nos deux cœurs palpitants sur les plus hautes cimes

De l'art et de la volupté.

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