‹ La nuitChapitre 47 sur 119 · CHEZ PUTIPHAR · texte numérisé non relu

CHEZ PUTIPHAR

Ces baisers dangereux dont tu voulais repaître Tes appétits malsains malgré ma volonté, Tu convoitais leur charme étrange et redouté, Dans mon secret suprême espérant me connaître.

Mais ma pensée est close et nul doigt ne pénètre

Les replis douloureux de sa perversité.

J'ai dédaigneusement trompé ta volupté

Et tu ne m'as jamais si peu compris, peut-être !

Avec mon hypocrite et sagace froideur

Si j'accablai tes sens d'une brusque impudeur,

Tu n'as point vu passer en ce moment infâme

Derrière le cristal de mon œil palpitant L'effroyable projet qui plongeait dans mon âme Comme un poulpe rusé qui t'observe et t'attend.

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