PRINTEMPS
Quand loin de la chair molle et des amours brutales Les pardons du sommeil tombent sur mes yeux las. Je rêve un odorant bosquet de blancs lilas, Abritant vos baisers, tendresses virginales !
J*aime comme une fleur, j*aime comme un oiseau. J'aime si doucement que Tamour s en étonne; Et les jeunes printemps viennent dans mon automne Refléter leur beauté comme le ciel dans Teau.
Des brises, des chansons, des parfums, des lumières !... Mon âme vous salue, ô splendeurs printanières. Suprême illusion de la félicité !
Ni passé ni futur : le présent nous convie !
Le mensonge divin chante la volupté Et leurre en souriant TEspérance ravie.