‹ La Pacification de La Cote d'Ivoire 1908-1915; méthodes et résultatsChapitre 2 sur 33 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Paris, le 19 février 1910.

Mon cher Gouverneur,

Je vous remercie de m'avoir offert de présenter votre œuvre au public: je déplore toutefois que la lourde tâche à laquelle je dois tous nies instants me condamne à être bref: j'aurais aimé, en effet, à suivre en détail avec vous les étapes successives du Développement de la Côte d'Ivoire qui, par votre œuvre de pacification, a pris un si large essor.

La Côte d'Ivoire, dont le nom jadis n'évoquait que l'image d'un littoral sauvage, a, depuis un quart de siècle, pris une place importante dans l'histoire coloniale. Au cours de cette période, elle a servi de point de départ ou d'arrivée aux. missions les plus célèbres et les plus fécondes en résultats utiles : Binger. d'abord seul en 1889. lors de sa traversée fameuse de l'Atlantique au Golfe de Guinée, à travers le Soudan, puis en 1893, accompagné du Docteur Crozat et de Marcel Moxnier, le capitaine Marchand (le futur chef de la mission Congo-Nil), le Lieutenant-Colonel Monteil. l'Administrateur Poreguix. l'Administrateur Glozel, les lieutenants Woelffel et Manoin. enfin MM. Hostakns et d'OLLONE pour ne citer que les survivants, — car la grande foret qui sépare la Côte d'Ivoire du Soudan a été

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ii Mi- terrible mangeuse dénommes — . ont exploré politiquement et scientifiquement la contrée.

Après eux, après la capture de Samory dont l'influence néfaste s'étendait jusqu'aux contins septentrionaux du pays, est venue l'ère des études économiques du Capitaine Gros. de M. Chevalier, etc., qui ont apporté des renseignements précieux sm- les ressources exploitables de la Colonie.

Mais, faute d'une conquête initiale suivie d'une occupation sérieuse et intégrale, notre installation à la Côte d'Ivoire demeurait précaire : le progrés de la Colonie, l'exploitation de ses richesses restaient entravés par l'improductivité des régions fermées à notre activité : un malaise général se Taisait sentir jusque dans les parties occupées et notre Administration n'y pouvait produire son plein effet .

Vous avez signalé cette situation, réclamé les effectifs indispensables, et une série d'opérations militaires où nos admirables troupes coloniales ont dépensé sans compter leurs forces de corps et d'âme, désarmèrent enfin les tribus rebelles.

« La solidité de l'œuvre accomplie, m'écrivez-vous, vient d'elre démontrée par la tranquillité dont la Colonie n'a cessé de bénéficier, depuis le début des hostilités, malgré la bilisation d'une grande partie du personnel administratif et le départ de presque toutes les troupes d'occupation ; et aussi par l'effort fourni pour le recrutement des troupes noires : en seize mois, treize mille hommes ont élé incorporés, dont près de huit mille du Premier Novembre 1915 ;i lin Janvier 1916. »

Voici donc la Côte d'Ivoire arrivée à la période d'organisation et votre livre en donne l'histoire la pins complète : je suis heureux et lier d \ retrouver des méthodes <|iii me sont chères, appliquées en Afrique Occidentale par d'anciens collaborateurs et anus comme vous-même, Ji lïen et

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