‹ La paix du ménage: comédie en deux actes en proseChapitre 13 sur 94 · ACTE I. — SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I. — SCÈNE I

femme. Enfin, je sentis bientôt que je lui devenais indilTérente, qu'il m'embrassait... avec négligence, qu'il me regardait... sans attention, qu'il ne se gênait plus devant moi.. ..

pour moi, dans ses manières, dans ses gestes, dans ses discours. Il se jetait au fond des fauteuils avec brusquerie, lisait le journal aussitôt rentré, haussait les épaules et criait :

« Je m'en ûche un peu », quand il n'était pas content. Un jour enfin, il bâilla en étirant ses bras. Ce jourlà je compris qu'il ne m'aimait plus ; j'eus un gros chagrin, mais je souf-

fris tant que je ne sus pas êlre coquette comme il le fallait et le reprendre. J'appris bientôt qu'il avait une maîtresse, une femme du monde, d'ailleurs. Alors nous avons vécu comme deux voisins, après une explication orageuse.

JACQUES DE RANDOL.

Comment? Une explication?

MADAME D£ SALLUS.

Oui.

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