ACTE II. — SCÈNE I
JACQUES DE RANDOL.
Moi, jamais ! Mon plus ardent désir est de vivre près de vous. Obtenez votre divorce, et alors, si vous le voulez bien, je vous épouserai.
MADAME DE SALLUS.
Oui, dans deux ans. Vous avez Tamour patient.
JACQUES DE RANDOtt.
Mais, si je vous enlève, il vous reprendra demain, chez moi, vous fera condamner à la prison, vous I et
rendra impossible que vous deveniez jamais ma femme.
Ne peut- on fuir ailleurs que chez vous ? et se cacher de telle sorte qu'il ne nous retrouve point?
JACQUES DE RANDOL.
Oui, — on peut se cacher; mais alors il faut vivre caché jusqu'à sa mort, sous un faux nom, à l'étranger, ou au fond d'un village. C'est le bagne de Tamour, cela I Dans trois