‹ La paix du ménage: comédie en deux actes en proseChapitre 93 sur 94 · ACTE II. SCÈNE IV. 2i · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈNE IV. 2i

M. DE SALLUS, de loin.

Pardon, ma chère amie, on ne les épouse pas; et c'est la seule vraie folie qu*on puisse faire pour une femme.

MADAME DE 8ALLUS.

La belle avance! On subit tous leurs caprices.

JACQUES DE RANDOL.

N*ayant rien à perdre, elles n'ont rien h ménager.

MADAME Dfi SALLUS.

Ah! les hommes sont de tristes êtres! On épouse une jeune fille parce qu'elle est sage, — et on labandonnele lendemain, — et on s'affole d'une ^lle qui n'est pas jeune,

uniquement parce qu'elle n'est pas

sage et que tous les hommes, les hommes connus et riches, ont passé par ses bras. Plus elle en a eu, plus elle est cotée, plus elle vaut cher, plus on la respecte, de ce respect particulier de Paris qui ne distingue pas autre chose que. le degré de re-

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