Saint Jérôme, Epist. 64, ad Fabiolam, § 8 (Ëdit. Migne
se réfugiaient pour toujours , dans cette ville , témoin déjà de tant d'infortunes '.
Les doctrines d'Origène, causes de la rupture entre Jérôme et Rufin, ne tardèrent pas à troubler aussi TÉgypte : les soli* taires de Scélhé et de Nitrie, que l'Évèque d'Alexandrie, Théophile , chassait de leurs déserts , sous prétexte d'origénisrae -, passèrent à Jérusalem ' et vinrent s'établir dans les environs de Scythopolis *. Là les palmiers, en grand nombre, leur offraient les tiges flexibles dont ils tressaient des corbeilles pour gagner leur pauvre et austère existence ^. La haine de Théophile les poursuivit dans cette retraite ^^ , et les solitaires furent obligés d'aller jusqu'à Constantinople, demander justice à l'Empereur et à saint Chrysostôrae ^. L'Évéque de Constantinople sollicita pour eux , mais ses instances irritèrent le patriarche d'Alexandrie qui l'accusa auprès d'Arcade, de concert avec l'Impératrice Eudoxie *. Saint Chrysostôme fut exilé ®, ses persécutions eurent un écho en Palestine et y trouvèrent des sympathies : l'Évêqne de Jérusalem prit hautement sa défense et se prononça contre ses accusateurs avec tant de fermeté que saint Chrysostôme l'en remercia publiquement *^. Le célèbre saint Nil écrivit à l'Empereur une lettre impérieuse pour lui demander le rappel de Chrysos-