Saint Nil, Narratio iv, p
9. Saint Nil, Narratio iv, p. 631. — Ammonii monachi reltUio de satictis patribus barbarorum incursione in Monte Sina et Rattkaperemptis, p. 12.
majesté de Dieu résidait sur ces souiniets *. Quelques années après, les Sarrasins reconrimencèrent encore leur pillage, ils coururent toute la Palestine et faillirent surprendre Jérôme dans son monastère *.
Le massacre du Sinaï coïncide avec la chute définitive du paganisme à Gaza. Le fameux temple de Marnas qui, depuis Constantin, bravait, du milieu de ses colonnades et de ses portiques ^, les ordres des Empereurs, venait d'être détruit par l'Évoque Porphyre, et une belle Église chrétienne s'achevait sur son emplacement. Porphyre, gardien de la Sainte- Croix dans l'Église du Saint-Sépulcre * , sacré Évêque de Gaza par le métropolitain de Césarée*, avait résolu d'extirper le paganisme dans cette ville où l'on comptait à peine trois cents Chrétiens ®. Avec l'appui de saint Chrysostôme, il avait obtenu un décret d'Arcadius qui ordonnait de fermer tous les temples de Gaza et d'en briser les statues ^, mais celui de Marnas échappa encore : il fut sauvé par la Cupidité de l'officier chargé de l'exécution du décret^. Alors Porphyre alla lui-même à Constantinople avec l'Évêque de Césarée , et grâce à rimpéralrice Eudoxie, reçut enfin le pouvoir exprès de détruire le temple rebelle ^ A son retour, il le fit brûler *° et éleva, sur son emplacement, une vaste Église