Loi 29, Id. — Théodoret, Dialogue i
8. Id, — Asseman, Biblioth, Orientale, 1. 1, p. 379. {Roma^ 17Stt).
sans crédit dans l'Empire cl presque sans influence parmi leurs coreligionnaires.
Les partisans de Pelage , fiers de leurs succès à Diospolis et de l'appui secret de l'Évêque de Jérusalem , voulurent se venger de Jérôme. Une nuit, les portes des monastères d'Eustochie et de saint Jérôme sont forcées, une troupe de paysans et de bandits envahissent les cours des monastères, incendient les bâtiments, frappent ceux qu'ils peuvent atteindre, assassinent un diacre et poursuivent Eustochie et sa nièce Paula la Jeune, qui fuient vers le couvent de Jérôme, et gagnent, avec lui, la grosse tour du monastère. Après quelques heures de siège, les assaillants se retirent *. Cette indigne agression n'eut pas de châtiment, Jérôme demanda juslice à l'Évêque de Jérusalem qui ne répondit pas et l'on se disait, tout bas, que l'Évêque lui-même était le complice secret des Pélagiens^. Tant d'indifférence fit craindre à Jérôme de nouvelles attaques, et, pour les prévenir, il s'adressa au Pape Innocent, et lui demanda son intervention '. Le Pape consola Jérôme et Eustochie ^, et écrivit à l'Évêque de Jérusalem une lettre sévère où il lui reprochait vivement son injuste et coupable inaction ^. Mais quand la lettre arriva, l'Évêque était mort et la missive du Pape fut rémise à son successeur®. C'était Prayle, aussi doux, nous dit Théodoret, de caractère que de nom ^ Comme son prédécesseur , il fut
1 . Saint Augustin, De Gestis Pelagiit c. 35, §66. — Lettre du Pape Innocent à Jean de Jérusalem (M igné, Patrol. lat., t. 20, Epiêt, 137, col. 1163).