‹ La Palestine sous les empereurs grecs, 326-636Chapitre 150 sur 350 · Nicéphore, xv, 12. — Théophane A. C. 46i · texte numérisé non relu

Nicéphore, xv, 12. — Théophane A. C. 46i

iO. Nicéphore, xv, i2. — Evagre, ii, 7. —Théophane, A. G. 464. — Zonare, xm,25.

elle, à Constantinople V; et enfin, après seize ans, révoltée des cruautés de son mari sur les catholiques ^ , elle parvint à s'enfuir, grâce au dévouement d'un serviteur ' , et alla, comme son aïeule, demander asile à Jérusalem *. Elle y fut accueillie par l'évêque Martyrius, et embrassa, dans la Basilique de saint Etienne, le tombeau de la Grande Eudocie^; mais, épuisée par ses longs malheurs et les fatigues du voyage, elle mourut au bout de peu de jours ^, recommandant à TÉvêque le serviteur fidèle qui l'avait aidée et suivie dans sa fuite ^ — L'Évêquelui éleva un tombeau auprès de celui de l'ancienne Eudocie®, et, jusqu'à l'arrivée des Perses, les deux princesses dormirent l'une en face de l'autre® dans leurs mausolées, emblèmes, toutes deux, des vicissitudes humaines et •de l'amertume des grandeurs.

Peu après, saint Euthyme mourut **^, et ses funérailles firent accourir, en longues files, les couvents et les solitaires de la Palestine**. L'Évêque Anaslase lui éleva, au milieu de sa •laure, un superbe monument '^: le diacre Fidus, chargé de le construire, en divisa l'intérieur en trois chapelles, celle du milieu pour Euthyme, et, de chaque côté, les abbés et les moines de sa laure *' , qui vinrent successivement se ranger

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