Saulcy, p. 143. — Guérin, p
9. Viedesaint Euthyme^.% 117. — Vie de saint Gynaquej col. 027. — Guérin, p. 18,57.
coursés des Arabes et les incursions des Perses ne cessent d'agiter la Palestine, jusqu'à l'invasion définitive qui arrache à l'empire Grec celte belle et fameuse province.
Peu d'années après la fin du schisme apaisé par Marcien de Bethléem, les Samaritains se révoltent dans leur capitale Néapolis, l'ancienne Sichem, bâlie entre deux collines*, dont la plus haute est le mont Garizim ^, où les Samaritains avaient autrefois élevé un temple , rival de celui de Jérusalem '. Ce temple n'existait plus : Jean Hyrcan , l'un des Machabées , lavait détruit lors de la prise de Sichem *, et il ne restait plus au sommet du Garizim qu'un amas de ruines, une synagogue ^ et les débris de l'escalier gigantesque^ qui menait autrefois, du fond de la vallée, à la cime de la montagne. Le jour de la Pentecôte, 484^, les Chrétiens étaient réunis dans la grande Basilique, en forme de croix, aux quatre branches égales®, élevée par les successeurs de Constantin ^ au-dessus du puits de la Samaritaine *^, les Samaritains se précipitent à l'improviste dans l'Église, se fraient un sanglant passage jusqu'à l'autel où l'évêque Térébinthe célébrait la messe, le frappent, mutilent ses
1. Phocas, Descriptio Terrœ Sanctœ, § 13. ~ Réland, Paîœst., lib. i, c. 53, p. 344.
2. Réland, Pakest.^lih. î, c. 13, p. 502, 503. — Procope de Gaza, Comment, in Deuteronomium^ col. 907 (Migne, t. 87, pars 1). — Procope, De JEàifUMs, v,7.