‹ La Palestine sous les empereurs grecs, 326-636Chapitre 166 sur 350 · Joannes Malala, xv, col · texte numérisé non relu

Joannes Malala, xv, col

18» Procope, V, 7.

zantine s'éleva sur le promontoire le plus escarpé de la montagne *.

Quelques années après, sous Anastase, successeur de Zenon, les Samaritains se révoltent une seconde fois : une femme leur montre un sentier presque inaccessible qui menait, par une voie inconnue aux Grecs, jusqu'à la cime du Garizim^; elle guida elle-même les Samaritains, et, pendant la nuit, une petite troupe gravit silencieusement la montagne et vint tomber sur les soldats endormis ^. Les Grecs furent tués, et les assaillants vainqueurs appelèrent à grands cris les Samaritains de la ville; mais ceux-ci, contenus par la garnison, n'osèrent se soulever. Un détachement de soldats gravita son tour le Garizim ; un dernier combat s'engage au sommet de la montagne, les Samaritains sont faits prisonniers, et, quelques jours après, mis à mort ^,

Un peu plus tard, les Arabes, qui n'avaient cessé de faire çà et là quelques courses isolées, essaient d'envahir la Palestine et la Mésopotamie ^. Ils avaient alors pour chef Naaman, I roi de Hira et généralissime de toutes les tribus alliées des "fT^erses ® ; ce chef envahit lui-même la Mésopotamie ^ et lance successivement, en Syrie et en Palestine, deux bandes sous la conduite de Garaale et d'Aréthas ®. Tout le désert est silloné par leurs courses ; un monastère de religieiJB^ arabes,

1. Procope, v,.7. — Malala, xv, col. âS7. — M. de Saulcy en a retrouvé les ruines (Voyage en ToTe Saintey l. ii, p. 247).

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