Vie de mint Sabas
10. Evagre, m, 33. — Libérât le Diacre, Bveviarium causa Eutych., c 18.
discipline *: révoque de Jérusalem, Salluste, le dépose et nomme l'abbé Marcien de Bethléem dont il connaissait le caractère ferme et sévère *. Mais après quelques mois, Marcien mourut, et Salluste lui-même, à son lit de mort, voulut mettre à sa place des hommes dont la renommée fut assez éclatante pour rallier autour d'eux la foule des moines et servir de barrière aux innovations religieuses '. Il choisit saint Théodose et saint Sabas^ , et les nomme conjointement Supérieurs des couvents et des solitaires de la Palestine ^ Les deux abbés se partagèrent la charge : saint Théodose prit la direction des monastères, et saint Sabas celle des laures et des anachorètes^.
Le premier usage qu'ils firent de leur nouveau pouvoir fut de réunir les moines et les abbés de Palestine pour adresser à l'empereur Anastase une supplique collective et lui demander l'abolition d'un des plus lourds impôts inventés par la fiscalité impériale : le Chrysargyre. Etabli par Alexandre Sévère ''j cet impôt, organisé et étendu par Constantin % frappait tous ceux qui se livraient au négoce et à l'industrie \ Tous les cinq ans, à la suite d'un édit de l'Empereur, des collecteurs spéciaux, choisis parmi les contribuables, étaient chargés de répartir entre les imposés la somme totale du Chrysargyre fixée d'avance et en bloc par l'édit. Ils prenaient